Mars 2012

4 mars 2012 – 526

MARDI.

Epinal – Châtel-Nomexy (et retour). L’Education d’une fée de Didier van Cauwelaert au Livre de poche (2002).

Football. SA Spinalien – Vendée Poiré-sur-Vie Football : 1 – 1.

MERCREDI.

Vie professionnelle. Nicolas Sarkozy promet « une hausse du traitement de 500 euros pour tous les professeurs acceptant de faire passer leur présence dans l’établissement de 18 à 26 heures » (Libération du jour). J’ai fait mes comptes, et fissa : je passe 31 heures par semaine dans mon établissement (ne m’appelez pas Stakhanov, j’en passe certaines à roupiller). Si on me propose 500 billets de plus pour 5 heures en moins, j’achète. On peut voter deux fois ?

VENDREDI.

Football. SA Spinalien – Red Star Football Club 93 : 0 – 2.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Illustration d’un article de La Liberté de l’Est (27 février 2005) intitulé « Veillée au coin du feu » et commençant par ces mots : « La veillée de jeux [à Rozières-sur-Mouzon] a rassemblé un bon groupe de joyeux drilles… ».

Joyeux drilles 526

SAMEDI.

Lecture. Le Chinois (Kinesen, Henning Mankell, Leopard Förlag, Stockholm, 2008 pour l’édition originale, Le Seuil, coll. Policiers, 2011 pour la version française, traduit du suédois par Rémi Cassaigne; 576 p., 22 €€).

En 2008, Henning Mankell n’a pas encore dit adieu à son commissaire Wallander – il lui reste L’Homme inquiet à publier – mais il commence à s’en détacher. Et ce détachement apparaît comme une véritable libération, l’abandon d’un corset trop étroit : il dit adieu au cadre étriqué et brumeux de la Scanie, aux bureaux froids du commissariat d’Ystad, aux intrigues resserrées. Le Chinois, c’est le départ pour la grande aventure : près de 600 pages, 19 cadavres avant qu’on ait atteint la vingtième, une histoire qui mène le lecteur aux quatre coins du monde (Suède, Danemark, Chine, Etats-Unis, Zimbabwe, Angleterre), une histoire criminelle qui puise ses racines dans une vengeance datant de 140 ans, des loups, des lions, des éléphants, des sabres de samouraï et ainsi de suite, Mankell jubile et son lecteur avec. Il n’y a guère que ses considérations géopolitiques et ses tentatives de cerner « l’âme chinoise » qui soient un peu pesantes dans ce pavé. On y trouve notamment un long retour en arrière vers la construction d’une ligne de chemin de fer au Nevada qui n’est pas sans rappeler l’épisode mormon du premier Sherlock Holmes, Une étude en rouge.

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 16 janvier 2011. 75 km. (14757 km).

Fauconcourt 526

131 habitants

   Pas de monument civil visible (les victimes du village figurent sur celui de Champ-le-Duc, déjà visité), mais au cimetière, une haute croix avec l’’inscription « Heureux ceux qui meurent dans le Seigneur ». Au dos, une date gravée (1908) semble indiquer qu’’elle n’a pas été érigée en mémoire des Poilus. Pourtant, 22 tombes de soldats de la Première Guerre sont alignées le long du mur du fond, comme à Clézentaine, distant de quatre kilomètres.

Fonconcourt monument 526

             L’Invent’Hair perd ses poils.

PopHair Bruyères 526

Bruyères (Vosges), photo de l’auteur, 17 août 2008

Poil et plume. « [les coiffeurs] peaufinent leurs enseignes, avec esprit, pour que cheveux longs et courts passent le pas de leur porte. Sur son Tumblr intitulé « Los amis les LOL coiffeurs » Morgane Tual invite à faire « partager la folle imagination des coiffeurs » de nos quartiers (Lolcoiffeurs.tumblr.com). Inutile pour contribuer de se prendre en photo après être passé(e) par leurs ciseaux. Seules leurs enseignes sont exposées dans cette galerie. Beaucoup sont de mèche, jouant le même « hair » : il est des « Planète Hair », « Bel’hair », « Hair du temps », « Courant d’Hair », des « ABC d’Hair » et des « A Pauline Hair », des « Mission Hair », « Envie de pl’Hair », « Fête en l’Hair », « Imagin’Hair », « Capil’Hair » sans compter les « Atmosph’hair » et « Hairport » à la pelle et ses « Alt Hair égaux ». Et « Quand les cheveux s’en mêlent », exit l’Hair pour des « Epi’Tête », « Diminutifs », « Indic à tifs », « Créa-tifs », « Act’tif », un dépaysant « Néferti’tifs » et même un inquiétant « A la tête du client ». Et que penser de ce « sallon de coiffure pour dame » qui propose « Maîche, Exetention et Proching » ? Sans comment’hair. » (Marlène Duretz, rubrique « C’est tout Net », Le Monde, 1er mars 2012)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

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11 mars 2012 – 527

JEUDI.

Epinal – Châtel-Nomexy (et retour). Faux-semblants de Jeff Abbott (Le Cherche Midi, 2007).

VENDREDI.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Projet d’illustration pour une carte de Saint-Valentin, photo de l’auteur, Laval-sur-Vologne (Vosges), 26 février 2012.

saint-valentin, laval-sur-vologne, 527 (2)

SAMEDI.

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 30 janvier 2011. 84 km. (14841 km).

faymont, 527

commune du Val-d’Ajol

    Pas de monument visible.

L’Invent’Hair perd ses poils.

le cheveu dans la soupe, paris, 527 (2)

Paris, boulevard de Picpus, photo de l’auteur, 18 août 2008

             Poil et plume. « Regarde mes cheveux ont poussé

les ressorts du cerveau sont des lézard jaunis qui se liquéfient parfois… »

La présence de cette entame d’un poème de Tristan Tzara (« La grande complainte de mon obscurité », 1917) n’a rien de fortuit à cette place aujourd’hui. Ce texte fait partie d’un corpus que je me suis efforcé de constituer et d’étudier au cours de mon activité professionnelle cette semaine. Pour les textes fondateurs, l’épisode de Samson dans la Bible (« Si j’étais rasé, ma force m’abandonnerait », Juges, 16,17) pour les récits de voyages, l’enchaînement de Gulliver (dont on avait oublié qu’il avait les cheveux « longs et épais ») dans Swift, et Tzara pour la poésie du XXe siècle avec les plus grands : je n’ai parlé que de poils cette semaine, tout le monde y a eu droit. Non, ce n’est pas l’Invent’Hair qui envahit mon métier, je prends toujours soin de ne pas mêler torchons et serviettes chaudes : il s’agit de tourner en dérision le triste spectacle que j’offre ces temps-ci à mes élèves et je préfère que les moqueries qui leur viennent aux lèvres soient précédées des miennes sur mon propre compte. La pelade en effet m’envahit, me mosaïque le scalp, le foyer initial s’est multiplié par quatre, quatre taches, quatre trous béants ou en voie de béance qui nuisent quelque peu à mon sex appeal. J’ai hâte de pouvoir prendre à mon propre compte l’incipit du poème de Tzara.

duchamp, 527

Tonsure de Marcel Duchamp par Man Ray, Paris, 1919

Bon dimanche,

Philippe DIDION

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18 mars 2012 – 528

DIMANCHE.

Lecture. Le Bruit et la Fureur (The Sound and the Fury, William Faulkner, Cape & Smith, 1929; Gallimard, 1938 pour la première traduction française, rééd. in « Oeuvres romanesques » I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade n° 269, 1977; traduction de l’américain revue par M.-E. Coindreau en collaboration avec M. Gresset, édition présentée et annotée par Michel Gresset; 1620 p., 57,50 €€).

Jamais un livre n’aura si bien porté son titre : c’est en effet à un mur de bruit et de fureur que le lecteur se heurte dès ses premières lignes. Et n’oublions pas le reste de la citation de Macbeth, « told by an idiot ». Car c’est un simple d’esprit, Benjy, qui prend la parole dans la première partie du roman, dont le contenu suit les pensées erratiques. On a souvent entendu parler du Faulkner révolutionnaire du roman, du Faulkner novateur, du Faulkner créateur, mais plus rarement du Faulkner véritablement difficile à lire. C’est plus que déroutant, c’est désarmant, incroyablement dur. On entre dans une histoire, in medias res, où l’on n’identifie personne, où l’on n’arrive pas à faire coïncider noms et pronoms, où les faits sont donnés à deviner plus que révélés : qui est Quentin ? Qu’est-il arrivé à Benjy ? Qui est homme, qui est femme ? Qui est Noir, qui est Blanc ? Qui est adulte, qui est enfant ? Qui est mort, qui est vivant ? Sans parler des liens de famille, parents et grands-parents, oncles, neveux, enfants, impossibles à démêler. Et les dialogues qui se croisent, les coq-à-l’âne, les monologues intérieurs qui s’interrompent brusquement, les souvenirs qui se mêlent au présent, les italiques qui se mêlent au romain, les alinéas qui seraient si pratiques et si souvent omis. Un maelstrom. Fabrice à Waterloo. Et la question qui se pose : est-ce qu’on lit pour se faire bousculer ainsi ? Est-ce qu’on n’est pas mieux quand un auteur consciencieux et attentionné nous prend par la main ? Il ne suffit pas de dire qu’un auteur difficile se mérite, que l’étude permettra de donner la lueur. Parce que le temps fuit : c’est une chose de découvrir Joyce à vingt ans avec la vie devant soi pour en percer quelques mystères, trente ans après, on est toujours dessus et le boulot n’est pas fini. C’en est une autre de débarquer dans Le Bruit et la Fureur à cinquante balais passés sans savoir si on aura le temps d’en goûter pleinement les richesses. Ce désarroi, causé et voulu par Faulkner, s’atténue heureusement au fil de la lecture. Peu à peu, les éléments se mettent en place quand Benjy passe la parole à deux de ses frères puis à un narrateur extérieur dans les trois autres parties du roman. La tragédie, car c’en est une au sens antique, avec inceste, amour, héritage, viol, castration, jalousie, enlèvement, mariage, suicide, se laisse peu à peu deviner. Après, il y a les notes, les préfaces de Faulkner, ses lettres, les propos de Coindreau qui apaisent, qui disent que c’est normal, que tout était prévu, que la frayeur qui nous a envahi ne venait pas uniquement de notre propre incapacité, qu’elle a été voulue, pesée par l’auteur qui l’a lui-même ressentie après l’écriture du monologue de Benjy : « c’était incompréhensible; même moi, je n’aurais pas pu dire ce qui se passait. Alors, j’ai dû écrire un autre chapitre. » Alors on sait qu’on est face à quelque chose d’énorme, qui nous dépasse mais qu’on ira plus loin, même à l’âge qu’on a, pour essayer de vaincre l’obscurité. On mesure la chance que l’on a, celle de venir après des générations de lecteurs qui ont connu la même expérience déroutante et qui l’ont fait fructifier. On songe à l’audace des premiers éditeurs, à la lucidité fulgurante de Maurice-Edgar Coindreau. On songe aux premières fois du même acabit : les sourcils froncés de Gide à la lecture du manuscrit de la Recherche, la bobine de Max Brod lisant par dessus l’épaule de Kafka les premières lignes du Procès, la mâchoire tombante des premiers auditeurs éclaboussés par Le bateau ivre, on songe à Gallimard ouvrant l’enveloppe contenant le Voyage et à ses successeurs se demandant que faire de ces Vies minuscules tapées à la machine, aux lecteurs de The Little Review découvrant le premier fragment de Ulysses en mars 1918. Faulkner a été un auteur de « première fois », c’est immense. Et on peut laisser tomber la fin de la phrase de Macbeth, « signifying nothing ».

Lecture/Ecriture. Mots croisés 9 (Michel Laclos, Zulma, coll. Grain d’orage, 2003; 80 grilles, 192 p., 18,95 €€).

MERCREDI.

Epinal – Châtel-Nomexy (et retour). Journal d’un vampire, tome 6, de L.J. Smith (Black Moon, 2012).

TV. Je regarde La Princesse de Montpensier (Bertrand Tavernier, France, 2010), puis vais me coucher avec la princesse de mon pucier.

JEUDI.

Lecture. Mémoire morte (Memory, Donald Westlake, 2010 pour l’édition originale, Payot & Rivages, coll. Thriller, 2012 pour la traduction française, traduit de l’américain par Gérard de Chergé; 384 p., 22 €€).

                         C’est un beau livre que nous envoie d’outre-tombe Donald Westlake dont les tiroirs contiennent, semble-t-il, encore pas mal d’inédits. Un livre qui dépasse, sans en avoir l’air, sa spécialité d’auteur de polars. Le point de départ, certes, a servi d’embrayage à nombre de récits policiers : un acteur, tabassé par un mari jaloux, se réveille à l’hôpital privé de mémoire et tente de reconstituer son passé. L’amnésie est un thème commun à bien des romans de ce genre mais Westlake va bien plus loin que, pour prendre un exemple récent, S.J. Watson dans Avant d’aller dormir. D’abord, l’amnésie qu’il met en scène n’est pas, comme souvent, une perte totale de mémoire. Plus qu’un voile noir, c’est une passoire qui laisse parfois apparaître des bribes du passé, qu’il soit lointain ou immédiat. Paul Edwin Cole, le personnage central, n’est donc pas impuissant dans sa tentative de reconstruction, il bénéficie de points de repère futiles ou essentiels auxquels il pourrait aisément se raccrocher s’ils n’étaient menacés de disparition soudaine. Il court après sa vie passée, tente d’en reprendre le fil, retrouve des amis prêts à l’aider, réinvestit son quartier et son appartement mais la succession d’échecs qu’il rencontre le conduit à une dépression dépeinte de façon magistrale. La couleur polar, vaguement esquissée autour d’un souvenir qui vaut au personnage d’être interrogé par la police, s’estompe peu à peu pour laisser place à l’errance d’un homme perdu, de plus en plus seul, qui rappelle, et ce n’est pas peu dire, Un homme qui dort de Georges Perec.

VENDREDI.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Plaque énigmatique, cimetière Saint-Michel, Epinal (Vosges), photo de l’auteur, 22 juin 2008.

cimetière épinal, plaque, 528 (2)

SAMEDI.

Football. SA Spinalien – FC Martigues 2 – 0.

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 13 février 2011. 56 km. (14897 km).

fays, 528

252 habitants

    J’’ai bien failli repartir sans voir la plaque commémorative fixée sur la façade de la Mairie. J’’avais déjà vu cette formule au Boulay mais avec une différence de couleurs qui n’’existe pas ici, ce qui rend la plaque presque invisible.

fays monument, 528 (2)

Aux enfants de Fays

Morts pour la France

1914-1918

BALLAND Laurent                   CLAUDEL Georges

BOMBARDE Edmond                   FETET Robert

BRECHIN Emile                   ROY Just

BROUILLER Camille                   SERGENT Emile

BERQUAND Auguste                  SEVREIN Marcel

CLAUDEL Paul                   SONRIER Edmond

    Il va sans dire que les noms Bombarde et Sergent sont tout à fait à leur place dans ce contexte.

L’Invent’Hair perd ses poils.

évolutif, saint-chély-d'apcher, 528 évolutif, rennes, 528

Saint-Chély-d’Apcher (Lozère), photo de Nicolas Leboucq, 19 août 2008 / Rennes (Ille-et-Vilaine), photo de Bernard Bretonnière, 4 décembre 2011

Poil et plume. « Après l’usine, je voulais devenir coiffeuse. Mais c’était impossible. Les salons de coiffure intéressent trop les services secrets. Ce sont des lieux d’influence, on y connaît tout de la vie des gens. J’ai donc été dissuadée de la coiffure. On m’a dit que j’avais fait des études. Que ce métier ne me conviendrait pas… » (Herta Müller, « Ecrire aux ciseaux », Le Monde des livres, 9 mars 2012)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

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25 mars 2012 – 529

DIMANCHE.

Lecture. Appendice Compson (Compson Appendix, William Faulkner, Viking Press, 1946; Le Club du meilleur livre, 1956 pour la première traduction française, rééd. in “Oeuvres romanesques” I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade n° 269, 1977; traduction de l’américain revue par M.-E. Coindreau en collaboration avec M. Gresset, édition présentée et annotée par Michel Gresset; 1620 p., 57,50 €€).

En 1946 naît le projet d’un Portable Faulkner, une anthologie destinée au public américain. Pour accompagner l’extrait du Bruit et la Fureur qui doit y figurer, Faulkner écrit cet Appendice dans lequel il trace la généalogie de la famille Compson, accompagnée du portrait de ses membres figurant dans le roman. Tout en éclairant certains aspects de celui-ci, ce qui était tout de même le but de la chose, Faulkner ne peut s’empêcher d’aller plus loin dans le passé – sept générations de Compson sont mentionnées – et dans le futur : on revoit ainsi Caddy en compagnie d’un officier allemand dans la France de 1943. On retrouve par instants le style du roman, Faulkner écrit comme Faulkner, pas comme un pédagogue, et on sent alors son désir de considérer celui-ci comme toujours inachevé, prêt à recevoir de nouveaux éléments. A noter que ce texte, peu connu, se conclut par ce qui est peut-être la phrase la plus célèbre de Faulkner – et pas la plus simple à traduire : « They endured ».

MARDI.

En feuilletant Livres Hebdo. Gordon Zola, J’écluse…! (Le léopard démasqué, 2012; 16 €€).

MERCREDI.

Epinal – Châtel-Nomexy (et retour). Héros de l’Olympe, tome 2 : Le fils de Neptune, de Rick Riordan (Albin Michel, 2012).

VENDREDI.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Rubrique « Il n’y a pas que les salons de coiffure dans la vie », Obernai (Bas-Rhin), photo de l’auteur, 24 mai 2010.

cycl'hop, obernai, 529

SAMEDI.

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 20 février 2011. 91 km. (14988 km).

ferdrupt, 529

833 habitants

   Où l’’on retrouve le brandisseur de couronne d’’Eugène Bénet, déjà rencontré à plusieurs reprises et ici installé sur un socle de granit gris, à flanc d’’église.

ferdrupt monument, 529

Aux enfants de Ferdrupt

Morts pour la Patrie

1914-1918

1939-1945

Indochine Algérie

   Gauche :

ANTOINE Georges

ANTOINE Jules

CLAUDEL Germain

DURUPT Emile

FRECHIN Camille

GALMICHE Henri

GARNIER Georges

GAVOILLE Albert

GAVOILLE Félicien

GAVOILLE René

GODEL Emile

GRANDGIRARD Auguste

GUIMBERT Henri

GUYOT Emile

HANS Charles

HOUILLON Henri

HOUILLON Jules

LAMBOLEZ Camille

LAURENT Anatole

LAURENT Paul

   Sur la base :

Militaires

CLEMENT Robert Eugène

GALMICHE Jules Henri

CREUSOT Henri Joseph

GEORGES Gustave Robert

GALMICHE Pierre Robert

GEHANT Aimé

   Dos :

Délibération du conseil municipal

Du 3 juillet 1921

Maire G. THIEBAY

   Droite :

LEVÊQUE Olympe

MARANDEL Rémi

MARQUIS Georges

MARQUIS Paul

MARTIN Albert

MARTIN Ernest

MARTIN Joseph

MARTIN Martin

MAURICE Paul

MULLER Henri

MULLER Léon

PARMENTIER Alfred

PARMENTIER Paul

PERRIN Auguste

PERRIN Camille

PICARD Camille

ROBERT Eloi

THOMAS Léonard

VALDENAIRE Joseph

   Sur la base :

Victimes civiles

DUVAL André Jules Alphonse

BLAISON Joseph Auguste

GAVOILLE Marie Marcelline Fidélie

MUNSCH Anne Marie

BLUNTZER Appoline

LAMBERT Joseph Ernest

   On aura remarqué la présence d’’un étonnant Martin Martin dans la liste des victimes.

L’Invent’Hair perd ses poils.

l'hair du temps, lempdes, 529  l'hair du temps, maussane-les-alpilles, 529 (2)

Lempdes (Puy-de-Dôme), photo de Laurence Bessac, 21 août 2008 / Maussane-les-Alpilles (Bouches-du-Rhône), photo de Sylvie Mura, 7 septembre 2008

             Invent’Hair, bilan d’étape. Le millième salon a été enregistré le 22 mars 2012 à 19 heures 45 soit 74 jours après le numéro 900. Le ralentissement prévu lors du précédent bilan, où l’’on marchait à un salon par jour, ne s’’est pas réalisé, bien au contraire. On commence même à voir des renouvellements à l’’intérieur du corpus, comme à Bruyères (Vosges), ou Pop Hair est devenu Relook Hair. Conclusion, qui me ravit : l’’Invent’’Hair est un chantier sans fin.

Bilan géographique. Sur la centaine entrante, 95 salons sont français, 3 italiens et 2 belges. La Belgique rejoint ainsi le Maroc à la 4e place et l’’Italie passe de la 15e à la 7e place. 10 régions françaises sont en progression, dont Rhône-Alpes qui rafle plus de la moitié des entrées (+ 53), loin devant le Languedoc-Roussillon (+ 16). Au classement général, cette dernière région talonne désormais, à la troisième place, l’’Île-de-France (138 contre 126), à distance respectable de Rhône-Alpes (187). Les miettes engrangées par les autres régions en progrès n’’influent guère sur les positions établies, à peine notera-t-on les deux places gagnée par la Basse-Normandie (de 15e à 13e) à la faveur des 4 salons ajoutés. Les choses sont plus intéressantes si l’’on se tourne vers les départements. Le Rhône se taille logiquement la part du lion (+ 34) devant un autre département rhône-alpin, la Drôme (+ 9), mais c’’est l’’entrée de la Guyane dans le classement (3 salons) qui crée l’’événement. On attend toujours la Martinique et la Guadeloupe, territoires toujours vierges, à l’’instar de 12 départements métropolitains. Au classement général, Paris (118) reste en tête devant le Rhône (103) qui se rapproche et les Pyrénées-Orientales (56) qui chassent les Vosges (53) du podium. La Drôme (22) connaît la progression la plus spectaculaire en passant de la 16e à la 9e place. Tournons-nous maintenant vers les communes. Malgré un ratissage qu’’on imagine intensif, les deux villes de tête Paris (+ 5) et Lyon (+ 3) parviennent à progresser, tout comme Perpignan (6e) qui gagne 5 places, Toulouse (9e) qui en gagne 3 et Saint-Priest qui, avec 5 salons supplémentaires, passe de la 123e place à la 20e. A l’’autre bout du spectre, 44 communes font leur entrée dans l’’Invent’’Hair, portant le nombre des localités représentées à 519. Parmi ces entrées, la plus remarquable est celle de Bron qui aligne 8 salons d’’un seul coup et se classe d’’emblée en 8e position.

Bilan humain. Marc-Gabriel Malfant, leader incontesté de la course au poil, n’a pas fait les choses à moitié. Il les a faites aux deux tiers puisque 65 salons sur les cent nouveaux ont été photographiés par ses soins. Il en a désormais 307 au compteur, sur 1000, le pourcentage est facile à faire. Derrière lui, au classement général, on trouve dans l’’ordre le notulographe (115, + 3), Pierre Cohen-Hadria (97, + 7), Benoît Howson (43, inchangé), Philippe de Jonckheere (36, inchangé) et Hervé Bertin (27, + 3) qui décroche Bernard Gautheron (24, inchangé). Parmi les photographes en progression, mentionnons Clotilde Eav (12, + 4) qui passe de la 17e à la 12e place et Laurence Bessac (10, + 4) qui passe de la 24e à la 16e place. Saluons pour terminer Clément Bretonnière, Suzanne Chapuis, Jean-Claude Febvre et Alain Mathieu qui font leur entrée dans le classement à l’’occasion de leur premier envoi.

Objet d’’étude. Le temps et l’’inspiration nous manquent aujourd’hui pour mener une étude thématique en bonne et due forme. En guise de compensation, nous offrirons aux contributeurs et amateurs de l’’Invent’Hair la photographie d’un bel objet en rapport avec notre chantier. Il s’’agit d’’un caducée pour merlan ambulant, saisi par l’’auteur à Florémont (Vosges), le 13 mars 2011.

caducée, florémont, 529

             Poil et plume. « Le soir, elle entra chez un barbier qui habitait le coin de la rue, et défit son peigne. Ses admirables cheveux blonds lui tombèrent jusqu’aux reins.

– Les beaux cheveux ! s’écria le barbier.

– Combien m’en donneriez-vous ? dit-elle.

– Dix francs.

– Coupez-les. » (Victor Hugo, Les Misérables)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

 

 

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