Décembre 2014

7 décembre 2014 – 645

N.B. Le prochain numéro des notules sera servi le dimanche 21 décembre 2014. Entre-temps, le notulographe participera à la journée “Génération Perec” à Paris le samedi 13 décembre (programme sur demande).

LUNDI.

Lecture. Aux animaux la guerre (Nicolas Mathieu, Actes Sud, coll. Actes noirs, 2014; 368 p., 22,50 €).

“Nicolas Mathieu est né à Epinal en 1978.” On l’apprend en quatrième de couverture, on ne le connaissait pas. A moins que… Les Mathieu, dans le coin, on n’en manque pas. Poursuivons : “Après des études d’histoire et de cinéma, il s’installe à Paris…” Encore un qui est parti. On en connaît d’autres, on en connaît surtout qui sont revenus, qui croyaient qu’on n’attendait qu’eux “dans le sud” (mots magiques par ici), à Paris ou à Québec et qui sont rentrés dormir chez maman au bout de quelques mois pour les plus combatifs. Aux moins, eux auront essayé. Parfois, parmi ceux qu’on ne revoit plus et qu’on avait commencé à oublier, un nom surgit, celui d’un natif qui a réussi à percer dans le sport, la musique, la presse. Nicolas Mathieu a choisi la littérature, le polar. Dans ce domaine, on est un peu démuni, la scène littéraire locale est plutôt morne – quand elle n’est pas carrément affligeante – on ne citera pas de noms. Elle ne va pas soudainement s’embraser avec l’arrivée du petit Mathieu mais il est sûr que son bouquin lui redonne des couleurs. Des les premières pages, celui-ci impose son style, convainc et emporte l’intérêt avec des phrases courtes, tranchantes, des portraits rapidement dessinés, des personnages charnus et une belle maîtrise de la chute : “Une nuit, quelque temps après la mort de son épouse, Pierre Duruy descendit à la cave et glissa le canon d’un pistolet automatique 7,65 entre ses dents. Finalement, il éprouva plus de difficultés à renoncer à la vie qu’à ses illusions.” La peinture sociale est également réussie, un univers restreint fait d’usines qui ferment, de bourgades qui meurent, de bistrots sans âme et de lycées sans joie. On y croit. On y croit d’autant plus qu’on vit dedans et que, si lui s’en est sorti, l’auteur est capable de revenir dans ce monde sans le traiter avec mépris. Au-delà du confort qu’on trouve à lire un polar dont l’action se déroule sous ses fenêtres, un livre avec des Demange, des Cunin, des Humbert, avec des bleds dont on a examiné le monument aux morts sous toutes ses coutures, force est de constater que Nicolas Mathieu a réussi ses premiers pas dans le genre. Bien sûr, après cela, on peut chipoter sur la longueur du livre, la chronologie embrouillée, la trame policière au final décevant, les fautes de langue qu’un éditeur un peu plus consciencieux aurait pu faire corriger, il n’empêche : il y a un sacré jus dans ce premier roman.

MARDI.

Lecture. Les Deux Soeurs (Kleine Legende von den gleich-ungleichen Schwestern, Stefan Zweig, 1927, traduit de l’allemand par Claudine Layre, in « Romans, récits et nouvelles I », Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade n° 587, 2013; 1462 p., 65 €).

JEUDI.

Lecture. Portrait d’après blessure (Hélène Gestern, Arléa, coll. 1er/mille, 2014; 240 p., 20 €).

Hélène Gestern, nom d’emprunt sous lequel se cache une perecquienne bien connue, reste fidèle au thème de son premier roman paru il y a trois ans, Eux sur la photo. De la photo de famille on passe ici à la photo volée, celle prise par un paparazzi montrant les victimes d’un attentat perpétré dans le métro. Mais on a l’impression que les choses sont inversées, que ce Portrait d’après blessure est un premier roman un peu faible et que celui de 2011 montre un auteur plus assuré, plus maître de son récit. D’une construction habile et d’un récit bien mené autour de la mémoire et des souvenirs, on passe en effet à une histoire assez lâche qui mène à la conclusion que la presse de sensation crée des dommages dans la vie privée et qu’un attentat entraîne des traumatismes lourds. Ce qui ne constitue pas, on en conviendra, une révélation de première bourre.

VENDREDI.

Lecture. Les Noces de Lyon (Die Hochzeit von Lyon, Stefan Zweig, 1927, traduit de l’allemand par Claire de Oliveira, in « Romans, récits et nouvelles I », Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade n° 587, 2013; 1462 p., 65 €).

Le cabinet de curiosités du notulographe. Technologies de pointe à Montluçon (Allier), photo de Lucie Didion, 7 août 2013, et à Roscanvel (Finistère), photos de l’auteur, 8 juillet 2014.

    

SAMEDI.

Films vus. Ce sacré grand-père (Jacques Poitrenaud, France, 1968)

Fear and Desire (Stanley Kubrick, E.-U., 1953)

La Blonde platine (Platinum Blonde, Frank Capra, E.-U., 1931)

Henri (Yolande Moreau, France – Belgique, 2013)

Le Café des Jules (Paul Vecchiali, France, 1989).

L’Invent’Hair perd ses poils.

  

Kiel (Allemagne), photo de François Bon, 6 février 2009 / Berlin (Allemagne), photo de François Golfier, 20 décembre 2013

Poil et plume. “La boutique de coiffeur était située à la limite du café des Miroirs, au bord d’un terrain envahi par les flaques d’urine et les détritus. Elle servait la nuit de repaire à la faune des petits mendiants et ramasseurs de mégots qui venaient y dormir, entassés là comme dans une tanière. Chaque matin, le barbier, rendu furibond, devait les chasser à coups de pied et de menaces sanglantes. Il aurait dû mettre une porte à sa cahute, mais c’était une entreprise au-dessus de ses moyens. Gohar avait découvert cet  endroit un soir où il cherchait la tranquillité et, depuis, il s’y installait souvent pour goûter une paix idéale. Ce fauteuil de coiffeur était vraiment fait pour la méditation.” (Albert Cossery, Mendiants et orgueilleux)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

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21 décembre 2014 – 646

DIMANCHE.

Rugby. RA Epinal-Golbey – Villers-lès-Nancy 17 – 18.

LUNDI.

  Epinal – Châtel-Nomexy (et retour). Bertrand Dautzenberg, Le petit livre pour arrêter de fumer (First, 2011). “C’est dur”, me dit l’homme qui me fait face dans le 7 heures 38 en tirant le livre de son sac. Je veux bien le croire, je n’ai jamais essayé.

JEUDI.

Vie ferroviaire. J’arrive à la gare de Châtel-Nomexy à temps pour choper le 17 heures 47. Une dame que je vois souvent sur la ligne m’informe que le 17 heures 06 n’est pas passé. Pas de bol pour elle. Mais le 17 heures 47 ne passe pas non plus, pas de bol pour elle et moi. Qu’à cela ne tienne, le tableau lumineux annonce le 18 heures 06. Il fait froid, il vente mais on a connu pire. Quoique. Les annonces se succèdent : 40 minutes de retard, puis 50, puis 1 heure. C’est embêtant, je dois rejoindre Caroline au collège à Epinal pour y rencontrer les professeurs d’Alice. Je me poste sur le bord de la route, histoire de choper un collègue motorisé qui rentrerait dans la même direction mais il fait nuit, il pleut, personne ne me reconnaît. La dame de tout à l’heure vient me repêcher, m’annonce qu’elle a téléphoné à sa maman qui va venir nous chercher en auto. Je suis un rien surpris que cette dame ait encore une mère mais on ne va pas faire la fine bouche. La maman met un temps fou à arriver, on va comprendre pourquoi. Finalement, elle débarque vers 19 heures 15, le 18 heures 06 n’est toujours pas arrivé. La dame me dit “Je monte derrière”. La maman ouvre le coffre, sort une espèce de sac plastique qu’elle étend sur la banquette arrière, la dame s’assoit dessus. Peut-être fait-elle pipi en auto ? Je m’installe à l’avant, heureux d’entamer la phase de décongélation. La maman me prévient : “Je ne prends pas la grande route, je viens de me faire opérer de la cataracte, ça n’a pas marché, je ne vois rien.” Bigre. En route. Finalement, la maman ne conduit pas trop mal, même si ce ne sera sûrement pas l’avis du pilote de scooter qu’elle a failli envoyer au canal en le dépassant d’un peu trop près, et elle me dépose à proximité du collège où je retrouve Caroline et Alice. La rencontre parents professeurs vient de se terminer.

VENDREDI.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Relique : ticket du concert de Georges Brassens à Bobino (Paris) le 21 novembre 1976 – j’y étais.

SAMEDI.

Films vus. Melancholia (Lars von Trier, Danemark – Suède – France – Allemagne, 2011)

Pickpocket (Robert Bresson, France, 1959).

Vie littéraire. Aujourd’hui se déroule à Paris la journée “Génération Perec”, qui prend la forme de diverses manifestations. Le matin, la visite de l’exposition “Oulipo, la littérature en jeu(x)” à la Bibliothèque de l’Arsenal, sous la houlette de ses deux charmantes commissaires, permet de constater, sur un document, que Raymond Queneau écrivait “Pérec” pour “Perec”, ce qui lui vaudrait aujourd’hui d’être fusillé pour l’exemple. L’après-midi est consacrée à une table ronde sur l’auteur avec des témoins de sa vie et de son œuvre (Bénabou, Lederer, Burgelin, Paulette Perec, Dominique Manotti dont j’ai déjà lu des polars sans savoir qu’elle avait fréquenté, sous son vrai nom de Marie-Noëlle Thibault, l’auteur des Choses, d’autres encore), à une lecture un peu plate d’extraits d’Espèces d’espaces  et surtout, en ouverture, à la projection d’une conférence donnée par Perec à Copenhague le 29 octobre 1981. Le Perec que l’on y voit n’a plus que quelques mois à vivre. C’est le Perec satyrique, à tête de faune, échevelé, barbichu. Toux de fumeur. Un petit bedon qui pointe sous le pull ajusté. Une douzaine d’étudiants – parmi lesquels on retrouve avec joie la figure immémoriale de la jeune femme qui enfile son manteau pour déguerpir une fois le dernier mot prononcé – et le professeur en qui on devine la puissance invitante. Pour le reste, des accessoires qui nous ramènent à des siècles des conférences PowerPoint : craie blanche et tableau noir, un cendrier, pas de portable, un bloc Rhodia avec quelques notes auxquelles Perec se réfère de temps en temps, mais rarement. Car sa parole est d’une parfaite fluidité : il évoque le mode de fonctionnement de l’Oulipo, se lève pour écrire quelques exemples indifféremment de la main droite ou de la main gauche, lit What a Man, explique quelques contraintes de La Vie mode d’emploi, tire sur son petit cigare avec un naturel, une aisance parfaits. On comprend alors ce que les “grands témoins” diront après de la gentillesse, du charme, de la simplicité qui émanaient de cet homme, comment ils et elles ont été conquis par sa personnalité. Cette projection valait à elle seule le déplacement. D’autres choses aussi, peut-être, qui ont suivi en soirée mais auxquelles je n’ai pas assisté : Lucie m’accompagnait et je ne tenais pas à la soumettre à la surdose.

L’Invent’Hair perd ses poils.

  

Issoire (Puy-de-Dôme), photo de Philippe de Jonckheere, 25 octobre 2009

              Poil et plume. « Comparaison entre la philosophie et la coiffure; toutes deux dépendent de la mode. Vieilles perruques et philosophie ancienne; les vieux professeurs de philosophie les suivent furtivement, comme les vieux perruquiers. Comme ces derniers, pour ne point dans la vieillesse sombrer dans la nécessité, ils doivent s’engager tôt comme valet de chambre chez leurs collègues en économie ou, mieux encore, en sciences politiques. Et que les deux s’occupent à décorer la tête selon la mode, on ne doit pas le passer sous silence. » Georg Christoph Lichtenberg, Le Miroir de l’âme, traduit de l’allemand par Charles Le Blanc, José Corti, 1997)

DIMANCHE.

  Lecture. Yeruldegger (Ian Manook, Albin Michel, 2013; 544 p., 22 €).

On atteint là les limites de l’exotisme en littérature policière. Le polar nous a déjà trimballés sous diverses latitudes avec des réussites remarquables, que ce soit à Reykjavik (Indridason) ou à Bangkok (John Burdett). Alors Oulan-Bator et les steppes mongoles, pourquoi pas ? Parce que, pour parodier Jean Gabin (?), un polar, c’est d’abord une histoire, ensuite une histoire et enfin une histoire et que, si vous n’avez pas ces trois éléments, il ne sert à rien d’installer vos personnages dans une yourte et de les faire boire du thé salé au beurre de yak. L’histoire imaginée par Ian Manook est tellement embrouillée, invraisemblable et lassante qu’on ne s’y intéresse plus au bout de vingt pages. Aller au bout de ce livre est aussi épuisant qu’une traversée de la Mongolie à dos de Przewalski.

MARDI.

Vie carolopolitaine. J’ai toujours aimé cette histoire de liens, d’intermédiaires. Je crois qu’il y a une théorie là-dessus, qui dit que tout un chacun se trouve à sept ou huit liens du personnage le plus illustre, le pape, Obama ou mon beau-frère, sur le mode “je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît untel”. Pour ma part, le fait d’avoir une fois rencontré Maurice Nadeau m’a placé à un intermédiaire de la moitié du monde littéraire du XXe siècle. Tout ça pour dire que je suis tombé de ma chaise ce matin en découvrant cet avis de décès dans Le Monde du samedi 13 décembre, daté des dimanche 14 et lundi 15 et lu aujourd’hui 16 (l’information m’importe, son immédiateté beaucoup moins, ce qui me met à l’abri de bien des trouvailles technologiques récentes) :

Pour les non rimbaldiens, rappelons que Georges Izambard fut ce jeune professeur qui, débarqué au collège de Charleville un beau jour de 1870, compta parmi ses élèves un certain Arthur Rimbaud et que leur rencontre fut déterminante pour le devenir poétique de ce dernier. Il existait donc encore une personne qui avait connu quelqu’un qui avait connu Rimbaud. Sans doute la dernière. J’ignorais tout de la descendance de Georges Izambard mais je m’aperçois que cette dame Morel-Izambard apparaît à plusieurs reprises dans le Rimbaud de Jean-Jacques Lefrère. Peut-être celui-ci l’a-t-il rencontrée ? Ce qui, par les liens d’amitié que j’entretiens avec ledit Jean-Jacques Lefrère, me donnerait une autre piste me liant à Rimbaud dont je ne suis séparé que par trois intermédiaires : j’ai connu François Caradec, qui a connu Paul Léautaud, lequel a, dans sa jeunesse, rencontré Paul Verlaine qui a, et comment, connu Rimbaud. Qui dit mieux ?

Lecture. Naufrage d’un cœur (Untergang eines Herzens, Stefan Zweig, 1927, traduit de l’allemand par Claire de Oliveira, in « Romans, récits et nouvelles I », Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade n° 587, 2013; 1462 p., 65 €).

Le Déshonneur des poètes (Benjamin Péret, 1945, rééd. Mille et une nuits n° 120, 1996; 64 p., 2,50 €).

En 1945, Benjamin Péret est à Mexico lorsqu’il tombe sur une plaquette publiée en France et intitulée L’Honneur des poètes. On y trouve des poèmes de circonstance publiés clandestinement par les Editions de Minuit, des poèmes de résistance face à l’occupant nazi. Au menu : Louis Aragon, René Blech, Robert Desnos, Paul Éluard, Pierre Emmanuel, André Frénaud, Guillevic, Georges Hugnet, Jean Lescure, Ambroise Maillard, Loys Masson, Camille Meunel, Francis Ponge, Lucien Scheler, Pierre Seghers, Claude Sernet, Jean Tardieu, Édith Thomas, Vercors, Charles Vildrac. Le sang de Péret ne fait qu’un tour et sa réplique est sans appel : “Pas un de ces “poèmes” ne dépasse le niveau lyrique de la publicité pharmaceutique.” Le contenu patriotique et la rhétorique religieuse omniprésente lui sortent par les yeux. L’épisode donne à Péret l’occasion de rappeler sa conception de la poésie, fidèle aux préceptes surréalistes, qui n’a pas à s’encombrer des circonstances historiques, aussi tragiques soient-elles : “le poète n’a pas à entretenir chez autrui une illusoire espérance humaine ou céleste […]. Il sera donc révolutionnaire, mais non de ceux qui s’opposent au tyran d’aujourd’hui […] Il combat pour que l’homme atteigne une connaissance à jamais perfectible de lui-même et de l’univers.” Intransigeant, fidèle, borné peut-être, Péret est tout entier dans ces quelques pages.

VENDREDI.

Football. SA Spinalien – FC Bourg-Péronnas 3 – 4.

Lecture. Confusion des sentiments (Verwirrung der Gefühle, Stefan Zweig, 1927, traduit de l’allemand par Claire de Oliveira, in « Romans, récits et nouvelles I », Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade n° 587, 2013; 1462 p., 65 €).

Le cabinet de curiosités du notulographe. Curieux cabinets à Epinal (Vosges), photo de Brigitte Bolmont, 24 avril 2014.

SAMEDI.

Films vus. Hanna (Joe Wright, E.-U., G.-B., Allemagne, 2011)

Head-On (Gegen die Wand, Fatih Akin, Allemagne – Turquie, 2004)

1 journée (Jacob Berger, Suisse – France, 2007)

Les Hommes libres (Ismaël Ferroukhi, France, 2011)

Le Récif de corail (Maurice Gleize, France, 1939)

Parfum de femme (Profumo di donna, Dino Risi, Italie, 1974).

  IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique départemental). 8 septembre 2013. 166 km. (23591 km).

2435 habitants

   Sur le flanc de l’église, une figure féminine armée d’une pique se tient debout sur un socle parallélépipédique. Elle porte dans la main droite, tendue en avant, une couronne. Tout autour, une grille métallique interrompue par un portillon et, sur trois côtés, des plates-bandes fleuries. Deux mâts portent des écussons tricolores RF.

1914-1918

Liffol le Grand

A ses héroïques enfants

Morts pour la France

   Face : 19 noms de MERCIER Gaston à HENRYOT André, plus 13 noms de 39-45 et 3 noms d’Indochine

Droite : 19 noms de BISOIRE Henri à VASSELON Henri

Dos : 20 noms de MOUREY Émile à MARQUE Alphonse

Gauche : 18 noms de LAVAL Rémi à MATHOUILLOT Louis

L’Invent’Hair perd ses poils.

Cancale (Ille-et-Vilaine), photo de Michel Didion, 24 juin 2009 / Port-Louis (Morbihan), photo de Marie-Noëlle Visse, 11 août 2009

              Poil et plume. “On m’a rasé pour la circonstance. Au mitard on ne vous rase qu’une fois par semaine, j’avais du poil de trois jours. Aujourd’hui je serais au dernier cri de la mode. Il paraît que c’est ce qui fait se pâmer les gonzesses… La tronche de voyou en cavale.” (Alphonse Boudard, Mourir d’enfance)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

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28 décembre 2017 – 647

VENDREDI.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Aptonymie post-mortem, Nice Matin, 5 mai 2014.

SAMEDI.

Films vus. Le Temps des œufs durs (Norbert Carbonnaux, France, 1958)

The Immigrant (James Gray, E.-U., 2013)

Dans la tourmente (Christophe Ruggia, France, 2011)

Charlot et la Somnambule (Caught in the Rain, Charles Chaplin, E.-U., 1914)

Madame Charlot (A Busy Day, Mack Sennett, E.-U., 1914)

Le Maillet de Charlot (The Fatal Mallet, Mack Sennett, E.-U., 1914)

Charlot et Fatty sur le ring (The Knockout, Mack Sennett, E.-U., 1914)

Les trois frères, le retour (Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus, France, 2014).

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique départemental). 15 septembre 2013. 97 km. (23688 km).

305 habitants

   La stèle en pierre blonde est surchargée de motifs en bas-relief : une Croix de Lorraine, des Croix de Guerre, des glaives, des casques, des couronnes et des gerbes, des drapeaux. Sur la première marche sont déposées une palme et une branche de chêne métalliques. Autour du monument, une haie de thuyas, un mât à drapeau, au sol, des pavés roses.

Henri CLAUDOT

Charles PARISSE

Pierre THOUVENEL

Marcel SIMONAIRE

Georges MESSAGER

Julien CLEMENT

Hubert CHAMPBROTTE

Camille ROLLOT

Paul DESCHASEAUX

Henri PAJOT

Louis LARMET

Georges CLEMENT

Paul LAZARD

Marc JUPONT

Georges DUHAUT

Pierre CHAMBROTTE

Henri PERDERIZET

Pierre MESSAGER

Pierre PERRARD

1939 Ernest COURRIER 1945

Lignéville

A ses héroïques enfants

Morts pour la France

1914-1918

              Invent’Hair, bilan d’étape. Bilan établi au stade de 2400 salons, atteint le 15 septembre 2014.

Bilan géographique.     

                                     Classement général par pays.

1. France : 2103 (+ 78)
2. Espagne : 94 (+ 5)
3. Royaume-Uni : 45 (+ 8)
4. Etats-Unis : 29 (=)
5. Canada : 16 (+ 1)
“. Portugal : 16 (+ 4)
7. Belgique : 11 (=)
8. République tchèque : 10 (=)
“. Allemagne : 10 (+ 1)
10. Suisse 9 (+ 3)

La Suisse chasse le Maroc du top 10, le Portugal et l’Allemagne gagnent une place.

Classement général par régions (France).

  1. Rhône-Alpes : 417 (+ 11)
  2. Île-de-France : 284 (+ 9)
  3. Provence-Alpes-Côte-d’Azur : 168 (+ 4)
  4. Midi-Pyrénées : 161 (=)
  5. Lorraine : 159 (+ 4)
  6. Languedoc-Roussillon : 155 (+ 17)
  7. Bourgogne : 90 (+ 9)
  8. Pays de la Loire : 85 (=)
  9. Bretagne : 83 (=)
  10. Aquitaine : 69 (=)

La Bourgogne gagne deux places et, plus bas, 12 salons engrangés permettent à la Franche-Comté (36) de passer de la 17e à la 16e place.

Classement général par départements (France).

  1. Paris : 229 (+ 5)
  2. Rhône : 210 (+ 6)
  3. Vosges : 100 (+ 2)
  4. Loire : 75 (=)
  5. Loire-Atlantique : 69 (=)
  6. Alpes-Maritimes : 67 (+ 1)
  7. Pyrénées-Orientales : 63 (+ 2)
  8. Saône-et-Loire : 59 (+ 9)
  9. Meurthe-et-Moselle : 46 (+ 2)
  10. Lot : 44 (=)

Seul mouvement : la Meurthe-et-Moselle dépasse le Lot. Mais les départements qui connaissent la progression la plus forte sont le Jura (+ 11), qui passe de la 62e à la 30e place, et l’Aude (+10), qui gagne 9 places (de la 23e à la 14e).

Classement général par communes.

1. Paris : 229 (+ 5)
2. Lyon : 99 (+ 4)
3. Barcelone : 48 (=)
4. Nantes : 45 (=)
5. Nice : 33 (=)
6. Epinal : 26 (+ 1)
7. Nancy : 22 (+ 1)
8. Roanne : 17 (=)
9. Perpignan : 15 (+ 1)
10. Cahors : 14 (=)
 » . Villeurbanne 14 (+ 1)

Villeurbanne fait son entrée dans le top 10. A noter le bond de Lons-le-Saunier (10, + 8) qui passe de la 172e à la 19e place. Paray-le-Monial fait une belle entrée au 42e rang. 37 communes font leur apparition, avec de belles prises comme Edimbourg, Annecy, Cognac et Nîmes. Au total, 1017 communes sont représentées.

                                     Bilan humain.

1. Marc-Gabriel Malfant : 983 (+ 48)
2. Philippe Didion : 233 (+ 2)
3. Pierre Cohen-Hadria : 175 (+ 9)
4. Jean-Christophe Soum-Fontez : 84 (+ 2)
5. François Golfier : 75 (+ 10)
« . Benoît Howson : 65 (=)
7. Hervé Bertin : 64 (+ 3)
8. Christophe Hubert 53 (=)
9. Sylvie Mura : 44 (+ 7)
10. Philippe de Jonckheere : 43 (+ 3)

Sylvie Mura et Philippe de Jonckheere échangent leurs positions. Belle performance d’Antoine Fetet (+ 7) qui passe de la 24e à la 18e place. L’Invent’Hair compte désormais 151 contributeurs.

   Etude de cas. En ces temps de fêtes, une pensée pour les coiffeurs SDF.

  

Antibes (Alpes-Maritimes), photo de Marc-Gabriel Malfant, 9 décembre 2013 / Golbey (Vosges), photo de l’auteur, 1er novembre 2013

  

Lyon (Rhône), photo de Marc-Gabriel Malfant, 30 décembre 2013 / Epinal (Vosges), photo de Caroline Didion, 19 juin 2014

L’Invent’Hair perd ses poils.

  

Fontvieille (Bouches-du-Rhône), photo d’Anne-Marie Emery, 22 mars 2009 / Romans-sur-Isère (Drôme), photo de François Golfier, 13 septembre 2012

Poil et plume. “Je ne m’étais jamais rasé de ma vie. Pour quelle raison l’aurais-je fait ? Mon père ne se rasa jamais et moi, je n’y avais même pas pensé. Néanmoins, pour faire plaisir au sergent, je me soumis et me laissai raser par le barbier de la police.

Je n’oublierai jamais cette terrible épreuve. Je dus avoir recours à toute ma force de caractère pour ne pas interrompre l’opération quand elle fut à mi-parcours. L’idée qu’un étranger promenât un rasoir si près de mon artère jugulaire me remplit de terreur. Je parvins pourtant à me dominer jusqu’à l’heureuse conclusion du travail. J’affrontai ensuite les périls plus limités d’une coupe de cheveux.” (E. Lucas Bridges, Aux confins de la Terre : Une vie en Terre de Feu 1874-1910)

Bon dimanche,

Philippe DIDION