04 octobre 2015 – 681

DIMANCHE.
                   Rugby. RA Épinal-Golbey – Nancy Seichamps Rugby 62 – 3.
                   Courriel. L’organisateur d’une manifestation concernant le rugby à laquelle j’ai contribué de façon discrète, obscure et lointaine, m’écrit pour me féliciter : “je veux bien refaire équipe avec toi, c’était très sympa, décontracté et efficace.” Je n’ai pas attendu le troisième adjectif pour comprendre qu’il s’était trompé de Philippe.
MERCREDI.
                  Epinal – Châtel-Nomexy (et retour). Henri Vincenot, La Billebaude, Denoël, 1978.
JEUDI.
          Lecture. Une vie (Guy de Maupassant, première parution en feuilleton dans le Gil Blas,  1883, rééd.  in « Contes et nouvelles », Robert Laffont/Quid, coll. Bouquins, 1988, vol. 1; 1160 p., 120 F).
                        Le premier roman de Maupassant se distingue dès le titre par l’article indéfini. Comme si la vie de Jeanne, dont il est question, n’était qu’une vie parmi tant d’autres, celles qui étaient promises aux femmes de la petite aristocratie dans le courant du XIXe siècle. Car tout y passe : l’enfance au couvent, les rêves d’amour, le mariage, la déception qui s’ensuit devant l’indifférence puis la trahison du mari, l’enfant mort-né, la mort des proches, la solitude, la ruine… A la différence d’une Bovary, Jeanne ne cherche pas à vaincre ses désillusions par l’adultère, elle accepte tout, se soumet. Le mariage, un temps entrevu comme un porte vers le bonheur, débouche sur le vide : “Alors elle s’aperçut qu’elle n’avait plus rien à faire, plus jamais rien à faire.” C’est sur ce vide que brode Maupassant, couvé par Flaubert qu’il tient au courant, au début, de l’évolution de son roman. Le maître mourra avant d’avoir vu le produit fini, peut-être aurait-il suggéré des ruptures, des coupures dans un récit qui, par moment, s’enlise. Il aurait eu aussi le plaisir d’y voir des phrases qu’il aurait pu signer comme celle qui décrit “une de ces hautes et vastes demeures normandes tenant de la ferme et du château, bâties en pierres blanches devenues grises, et spacieuses à loger une race” ou celles qui dépeignent “tante Lison”, deux mots qui “n’éveillaient pour ainsi dire aucune affection en l’esprit de personne. C’est comme si on avait dit “la cafetière” ou “le sucrier”.
VENDREDI.
                  Football. SA Spinalien – USL Dunkerque 3 – 1.
                  Le cabinet de curiosités du notulographe. Pantalonnade végétale à Taintrux (Vosges), photo d’Alain Mathieu, 26 avril 2015.

épouvantails, taintrux, alain mathieu[4]

SAMEDI.
            Lecture. Le Publicateur du Collège de ‘Pataphysique. Viridis Candela, 9e série, n° 1 (1er septembre 2014, 112 p., 15 €).
                           Au bout des 28 numéros réglementaires, le Correspondancier du Collège laisse la place à une nouvelle série, à l’enseigne du Publicateur. Le format est changé mais le soin apporté au papier et à la typographie toujours le même. On ouvre avec un important et passionnant dossier sur Julien Torma qui convaincra de l’existence de celui-ci ceux qui – j’en fus – en doutent encore. Un passage de cette étude est consacré à la crème Éclipse, mentionnée par Torma dans une lettre d’octobre 1928. Où l’on apprend que “sur un mur sans fenêtres de l’hôtel Fournet, boulevard des Batignolles à Paris, on peut toujours voir une publicité murale ancienne pour la Crème Éclipse
”. Pas besoin d’aller si loin :

 saint-dié, crème éclipse, 681 (2)[4]

Saint-Dié-des-Vosges (Vosges), photo de l’auteur, 5 mars 2013

              Films vus. Des lendemains qui chantent (Nicolas Castro, France, 2014)
                               Tourments (Jacques Daniel-Norman, France, 1954)
                               Une vie meilleure (Cédric Kahn, France, 2011).
              L’Invent’Hair perd ses poils.
coup'hom, tulle[3] for'hom, blois[3]
Tulle (Corrèze), photo de Benoît Howson, 30 décembre 2009 / Blois (Loir-et-Cher), photo de Denis Cosnard, 30 mai 2015
              Poil et plume. “Je crois qu’on ne se met pas grand écrivain, comme on se met grand coiffeur.” (Emmanuel Berl, Tant que vous penserez à moi)
Bon dimanche,
Philippe DIDION
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