11 octobre 2015 – 682

LUNDI.

Epinal – Châtel-Nomexy (et retour). Andrew Fukuda, Traqué, tome non reconnu, Michel Lafon.

MERCREDI.

Lecture. Cahiers Georges Perec n° 12 (Collectif, Le Castor Astral, 2015; 310 p., 20 €).

“Espèces d’espaces perecquiens”

Compte rendu à rédiger pour Histoires littéraires.

VENDREDI.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Réseau social nourricier à Cherbourg-Octeville (Manche), photo de Sibylline, 22 mai 2014.

facefood, cherbourg-octeville, sibylline, 682[3]

SAMEDI.

Musique (côté mort). Libération du jour m’apprend la mort de Leny Escudero. Ce qui me ramène à des temps anciens. Chez mes parents, dans mon enfance, il y avait peu de disques. Mon père était abonné à une officine qui envoyait des disques par correspondance (la Guilde de quelque chose, je crois bien) mais c’était surtout du classique qu’il commandait. En termes de chanson, il y avait un 25 centimètres de Jacques Brel, La Vérité de Béart (pour lequel j’ai toujours eu de l’affection) et un 33-tours de Leny Escudero intitulé Ballade à Sylvie. C’était un disque de romances enveloppées dans les violons de Paul Mauriat, l’arrangeur de la chose. Je m’étais amusé à constater que le mot “amour” ou le verbe “aimer” apparaissaient dans toutes les chansons. Plus tard, j’ai participé à l’organisation d’un concert de Leny Escudero à Epinal et cela n’avait plus rien à voir avec mes souvenirs d’enfance : désenglué du sirop de Paul Mauriat, il était devenu farouche, engagé, presque enragé, semblait avoir retrouvé ses racines espagnoles, lui qui était né, ça ne s’invente pas, à Espinal. Je suis passé un jour par hasard à Espinal, j’ai photographié la pancarte, bien sûr, mais je ne sais pas s’il y avait un monument aux morts ou un coiffeur à l’enseigne intéressante. Probablement pas : Leny Escudero portait les cheveux longs.

Musique (côté vie). Puisque nous sommes dans la musique, allons ce soir applaudir Chanson Plus Bifluorée qui vient roder son nouveau spectacle dans un hangar spinalien. Lequel spectacle aura intérêt à subir de sérieuses coupures et à gagner en rythme s’il veut être à la hauteur des précédents présentés par ce groupe mais ses membres ont assez de métier pour s’en rendre compte tout seuls. La surprise de cette soirée viendra de la première partie où l’on découvre un certain Dominique Gras dans un soliloque à base de bafouillages, de contrepèteries, de parapèteries, d’a-peu-près et de tautophonies. Soit exactement ce que faisait Pierre Repp – envers lequel l’artiste reconnaît d’ailleurs honnêtement sa dette – il y a cinquante ans. Si Dominique Gras réussit à la fois à faire une carrière profitable et à faire redécouvrir Pierre Repp, il aura bien mérité de la patrie zygomatique.

Film vu. SMS (Gabriel Julien-Laferrière, France, 2014).

L’Invent’Hair perd ses poils.

crêpe moi le chignon, dinan, 682[4]     bar à chignons, paris[4]

Dinan (Côtes-du-Nord), photo de Bernard Visse, 11 avril 2010 / Paris (Seine), photo de Marc-Gabriel Malfant, 5 novembre 2013

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 16 mars 2014. 107 km (25574 km).

martinvelle, 682[3]

126 habitants

   Une grille métallique noire, bordée par sept ogives d’obus, encadre une stèle de granit posée sur un socle gravillonné. A la base, la signature, gravée : « GAUDIER-REMBAUX – GRANITS – AULNOYE (NORD) »

martinvelle monument, 682[3]

1914-1918

Martinvelle

A ses glorieux enfants

Morts pour la France

CAPUT Marc      HUMBLOT Léon

CLAIRIOT Jules      JANNEL René

DAUTEL Eugène      MARTIN Henri

DAUTEL Robert      MARTIN André

DUBOZ Émile      MOQUIN Henri

GEANT André      PERRIN Lucie

GERARD Louis      POINTU Raymond

GERARD Paul      ROUSSELOT Georges

   Sur une plaque ajoutée :

A la mémoire

Du Cdant E. ARNOULD

Du Sgt V. CLEMENT

De Melle Mte CRESPIN Infirmière

Morts glorieusement pour la France

En 1944

 

Poil et plume. “Une insaisissable odeur de roussi : les cheveux qu’on frise… Ces dames bavardent : elles envahissent la boutique du coiffeur tous les matins à la même heure, en négligé. L’une offre sa poitrine mal étagée, mais abondante. La croupe d’une seconde tend l’étoffe aux dessins imprimés : un profil encore à détailler; des moues, c’est selon le profil, accentuées ou non. Devant la glace, dans le fauteuil au dossier mobile, Irma observe la progressive élaboration de sa coiffure. Le perruquier tord les mèches entre ses doigts.” (Francis Carco, Instincts Panam : Promenade pittoresque à Montmartre)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

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