22 novembre 2015 – 687

MARDI.

Lecture. Histoires à frémir debout (Alfred Hitchcock’s Murder-Go-Round, 1975, in « Alfred Hitchcock présente 100 nouvelles histoires extraordinaires », Collectif, Presses de la Cité, 1994; 1260 p., 145 F).

Nouvelles.

MERCREDI.

Vie professionnelle. Nous sommes consignés cet après-midi pour suivre une formation sur la réforme du collège qui doit démarrer à la rentrée prochaine. J’ai assez subi de réunions creuses au cours des dernières décennies pour saisir immédiatement l’ambiance qui y règne. L’assistance captive y montre parfois de l’intérêt, souvent une indifférence polie. Mais c’est la première fois, aujourd’hui, que j’y sens une véritable hostilité. Tant pis pour la fade inspectrice amenée à y faire face avec le maigre soutien des deux greluchonnes qui lui servent la soupe – il suffit de savoir que des carrières dépendent de telles personnes pour donner un léger sentiment de vertige. Toujours est-il que c’est assez intéressant à observer, les murmures qui enflent, les marques d’impatience, le ton des questions auxquelles on ne donne pas de réponses. Reflet de l’air du temps ou effet de la lassitude face à la vacuité des discours, ça renaude sec – et c’est assez revigorant.

Lecture. La vieille dette (Die spät bezahlte Schuld, Stefan Zweig, Die Presse, Vienne, 1951 pour l’édition allemande, traduit de l’allemand par Nicole Taubes, in “Romans, nouvelles et récits II”, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade n° 588, 2013; 1574 p., 65 €).

La deuxième aventure céleste de Monsieur Antipyrine (Tristan Tzara, éd. des Réverbères, 1938, rééd. in “Poésies complètes”, Flammarion, coll. Mille & une pages, 2011; 1760 p., 35 €).

JEUDI.

Lecture. Le Crépuscule (Zakat, Isaac Babel, Novy Mir, 1928 pour l’édition originale, traduit du russe par Sophie Benech, in « Œuvres complètes », Le Bruit du temps, 2011; 1312 p., 39 €).

On a une bonne illustration, dans ce texte théâtral, de ce que fut la langue de Babel, toute en verdeur et en spontanéité : c’est un mélange de Pagnol et de Frédéric Dard qu’on sent mieux ici dans les dialogues des personnages que dans les récits qui précédaient cette pièce dans le volume.

VENDREDI.

Football. SA Spinalien – CS Sedan Ardennes 0 – 2.

le football dans le poumon

                                    casse les vitres (insomnie)

                                    dans le puits on fait bouillir les nains

                                    pour le vin et la folie

                                    picabia arp ribemont-dessaignes

                                    bonjour

(Tristan Tzara)

Le cabinet de curiosités du notulographe. Héraldique urinaire à Paris (Seine), photo d’Eric Sellier, 4 janvier 2015.

héraldique urinaire, paris, éric sellier, 687

SAMEDI.

Films vus pendant la semaine.

Magic in the Moonlight (Woody Allen, E.-U., G.-B., 2014)

Lili Marleen (Rainer Werner Fassbinder, R.F.A., 1981)

Du goudron et des plumes (Pascal Rabaté, France – Allemagne, 2014)

Monsieur La Souris (Georges Lacombe, 1942)

Le dernier combat (Luc Besson, France, 1983)

Chotard et Cie (Jean Renoir, France, 1933)

L’Invent’Hair perd ses poils.

coif'mod, thaon, 687  coif'mode, paris, 687

Thaon-les-Vosges (Vosges), photo de l’auteur, 7 mai 2010 / Paris (Seine), photo de Pierre Cohen-Hadria, 23 juillet 2011

                  IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 13 avril 2014. 78 km (25934 km).

mazirot, 687

221 habitants

   Le monument est dans le cimetière. C’est un bloc de pierre taillée auquel on a ajouté une flèche en ciment porteuse d’une croix chrétienne.

mazirot monument, 687

A nos morts

1914-1918

HALLY Félix

VOIRIN Paul

MACE François

JEANDEL Albert

POIROT Louis

PETITJEAN Gabriel

HALLY Léon

MARCHAL Pierre

MANGIN Louis

BAUDOIN Paul

MAUPIN François

MANGIN Maurice

TROMPETTE André

BASTIEN André

HALLY Georges

CASSIN René

Abbé POIROT

   Derrière, sur le mur, une plaque noire :

La commune de Mazirot

En souvenir de Mr Henri REMY, Maire

1892-1923

Poil et plume. “Le seul embêtement de la garde, c’est l’inspection au départ par l’adjudant de quartier. Gare aux cheveux ! Car la “crise de cheveux” est la grande comédie de la vie de caserne. Un beau jour, le colon n’ayant pas lu à l’Officiel qu’il passait général, sa déception commence à s’exhaler au rapport : “Il a été remarqué que les hommes portaient les cheveux beaucoup trop longs. Messieurs les commandants des compagnies voudront bien s’assurer, par des revues fréquentes, et inopinées, que les hommes ont les cheveux courts devant et ras derrière…” Le soir même, au poste, le sergent de garde fait découvrir tous les hommes qui désirent sortir. Et si les bonshommes ne présentent point une authentique tête de veau, à laquelle ne manquent que les touffes de persil dans les oreilles, ils s’entendent déclarer : “Demi-tour, allez vous faire couper les cheveux !” (Jean Galtier-Boissière, La Fleur au fusil)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

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