17 avril 2016 – 706

LUNDI.

Vie vacancière. Nous partons ce matin pour une semaine de villégiature lacustre à Gérardmer (Vosges). Soit à quarante kilomètres du domicile et dans la zone de diffusion de Vosges Matin. L’entreprise manque certes un peu d’exotisme mais après tout il peut suffire de quelques lieues pour mener une  vie un peu différente, débarrassée de toute connexion et de pas mal d’autres contraintes. On connaît le cadre, on l’apprécie, et on espère le trouver paisible maintenant que les skieurs l’ont déserté.

MERCREDI.

Extrait de mon journal de bord. “Mercredi 13 avril 2016, Gérardmer (Vosges), 18 heures 13. Levé à 7 heures 15 après une nuit moyenne, membres endoloris après la grimpette effectuée hier jusqu’à la tour de Mérelle par des sentiers escarpés et envahis par l’eau de fonte. Temps gris, pluvieux. Continué de recopier l’interminable distribution d’American Sniper. Travaillé à mon article pour Les Refusés, l’ai même terminé alors que je pensais y passer la semaine. L’enverrai à notre retour. J’ai même de la matière suffisante pour une deuxième partie, ce sera pour la numéro suivant. Ouvert une grille de Laclos, écrit deux cartes postales et me suis installé pour lire Stefansson. Fini par sombrer dans une sieste matinale, grand luxe. A 11 heures, pris l’auto pour descendre en ville. Posté mon courrier, acheté la presse et engagé un pari sur les matches de ce soir. Rejoint mon trio au supermarché et remonté les courses au chalet. Lu Vosges Matin et L’Equipe. Lucie s’est occupée de la croûte, poulet mariné – gnocchis. Lu Le Monde, Le Canard, Charlie, des pages de La Quinzaine, Siné, Midi Olympique, France Foot et fini un article paru sur le site des Cahiers Lautréamont. Siesté une demi-heure puis, le temps redevenu clément, sommes partis en quatuor et en auto. Parqué près du Lido et entrepris de faire le tour du lac, clockwise. Fait ça en moins d’une heure et demie, je m’attendais à plus, sans pluie. Fait un thé au retour et terminé Stefansson, décidément très fort.

Lecture. Entre ciel et terre (Harmur Englanna, Jon Kalman Stefansson, 2009 pour l’édition originale, Gallimard, 2011 pour la traduction française, rééd. coll. Folio n° 5521, 2012, traduit de l’islandais par Eric Boury; 432 p., s.p.m.).

VENDREDI.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Véhicule géoaptonymique à Mallemort (Bouches-du-Rhône), photo de Victorio Palmas, 20 mars 2013.

706

SAMEDI.

Lecture. Envoyée spéciale (Jean Echenoz, Minuit, 2016; 320 p., 18,50 €).

Films vus. La Bande à Bonnot (Philippe Fourastié, France – Italie, 1968)

Les Brasiers de la colère (Out of the Furnace, Scott Cooper, E.-U. – R.-U., 2013).

L’Invent’Hair perd ses poils.

évolut'if, sézanne, 706 (2)  évolut'if, maubourguet, 706 (2)

Sézanne (Marne), photo de Francis Henné, 22 juillet 2010 / Maubourguet (Hautes-Pyrénées), photo de Michèle Pambrun, 26 mai 2010

Poil et plume. “La femme de chambre devait déployer toutes ses forces pour serrer le corset; les longs cheveux – je rappelle aux jeunes gens qu’il y a trente ans, à l’exception de quelques douzaines d’étudiantes russes, toutes les femmes d’Europe pouvaient dérouler leur chevelure jusqu’aux hanches – étaient frisés, appliqués, brossés, arrangés, dressés en tour par une coiffeuse qui paraissait chaque matin avec une légion d’épingles, de barrettes et de peignes et travaillait à grand renfort de fers et de papillotes.” (Stefan Zweig, Le Monde d’hier)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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