1er mai 2016 – 708

DIMANCHE.

Lecture. Clarissa (Clarissa. Ein Romanentwurf, Stefan Zweig, S. Fischer Verlag, Francfort-sur-le-Main, 1990 pour l’édition allemande, traduit de l’allemand par Claudine Layre, in “Romans, nouvelles et récits II”, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade n° 588, 2013; 1574 p., 65 €).

Vie des arts. Nous emmenons notre jeune Finlandaise au Musée des Beaux-Arts de Nancy. Où, comme tout nouveau visiteur, elle est frappée par La Toussaint et les autres toiles d’Emile Friant. Dont la facture lui rappelle, dit-elle, celle d’un artiste de son pays, Albert Edelfelt, contemporain de Friant. Au retour, je me documente. La remarque est juste, et on peut même l’appliquer à un autre artiste lorrain présent à Nancy, Jules Bastien-Lepage, qu’Edelfelt a d’ailleurs fréquenté à Paris dans les années 1880.

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Jules Bastien-Lepage, Les Foins, 1877 / Albert Edelfelt, Larin Paraske, 1893

MARDI.

Lecture. Ubu enchaîné (Alfred Jarry, éditions de la Revue blanche, 1900, rééd. in Œuvres complètes I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade n° 236, 1972; textes établis, présentés et annotés par Michel Arrivé; 1328 p., s.p.m.).

          La Fuite (Tristan Tzara, Gallimard, 1947, rééd. in “Poésies complètes”, Flammarion, coll. Mille & une pages, 2011; 1760 p., 35 €).

MERCREDI.

  Lecture. Etait-ce lui ? (War er es ?, Stefan Zweig, 1942, traduit de l’allemand par Laure Bernardi, in “Romans, nouvelles et récits II”, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade n° 588, 2013; 1574 p., 65 €).

Ephéméride. Inauguration aujourd’hui sous ce titre d’une nouvelle rubrique hebdomadaire. Laquelle a pour but de donner à manger aux notules, qui maigrissent un peu ces derniers temps, et de poursuivre un processus d’effacement progressif du notulographe qui préfère se retrancher derrière ceux qui ont quelque chose à dire – ou à montrer avec les photographies. Les rayonnages sont pleins de journaux, mémoires, souvenirs, correspondances que je ne lirai jamais in extenso. L’éphéméride me permettra au moins de les feuilleter et de les découvrir par bribes puisqu’il s’agira, chaque mercredi, d’en extraire un texte écrit auparavant à la même date, soit aujourd’hui le 27 avril. La permanence du mercredi devrait autoriser, au bout du compte, une exploration calendaire complète.

“On veut que je vienne déjeuner Jeudi, avec le roi de Suède Gustave V, que je connais. Mais je me contente de lui laisser un petit souvenir, un croquis pour son menu. Le premier Janvier 1914, appelé à la Villa La Forêt, de Cannes, chez les Princes de Saxe-Meiningen, j’entre dans le salon. La princesse Charlotte me désignant un monsieur à pince-nez d’or, à quatre pattes sur le tapis, devant une gravure de Napoléon, posée par terre contre un fauteuil, me dit :

“Mettez-vous aussi à quatre pattes et tâchez de me trouver la signature du graveur. Je viens d’acheter ce cadre chez un antiquaire.

J’obéis et j’engage la conversation en riant, avec ce monsieur inconnu. Je perds l’équilibre, me cramponne à son épaule nous tombons tous les deux. A ce moment le maître d’hôtel ouvre les portes et dit :

– Sa Majesté le Roi est servi.

Nous nous redressons et je dis à mon compagnon :

– Il y a donc un Roi ici ?

– Oui, répond-il, c’est moi…”

C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Gustave V de Suède.” (Ferdinand Bac, Livre journal 1920, mardi 27 avril 1920)

VENDREDI.

Epinal – Châtel-Nomexy (et retour). Fitzek / Tsokos, L’Inciseur, Le Livre de poche, 2016.

Football. SA Spinalien – Fréjus-Saint-Raphaël 0 – 1.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Métiers rares.

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Strasbourg (Bas-Rhin), photo de l’auteur, 29 octobre 2015 / Nancy (Meurthe-et-Moselle), photo du même, 9 janvier 2016

SAMEDI.

Lecture. Critique n° 815 (éditions de Minuit, avril 2015; 11,50 €).

“Quand l’écriture s’expose : Michel Leiris”

Films vus. Le Diable s’habille en Prada (The Devil Wears Prada, David Frankel, E.-U. – France, 2006)

Night Run (Run All Night, Jaume Collet-Serra, E.-U., 2015)

Révolte au zoo (Zoo in Budapest, Rowland V. Lee, E.-U., 1933)

Everything Will Be Fine (Werner Herzog, Allemagne – Canada – France – Suède – Norvège, 2015)

The Lost Moment (Martin Gabel, E.-U., 1947)

Survivor (James McTeigue, E.-U. – R.-U., 2015).

L’Invent’Hair perd ses poils.

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Perpignan (Pyrénées-Orientales), photo de Marc-Gabriel Malfant, 23 juillet 2010

Poil et plume. “[Jean Lorrain] avait une tête poupine et large à la fois de coiffeur vicieux, les cheveux partagés par une raie parfumée au patchouli, des yeux globuleux, ébahis et avides, de grosses lèvres qui jutaient, giclaient et coulaient pendant son discours.” (Léon Daudet,  Souvenirs)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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