26 juin 2016 – 714

DIMANCHE.

Lecture. De mémoire d’homme (Tristan Tzara, Bordas, 1950, rééd. in “Poésies complètes”, Flammarion, coll. Mille & une pages, 2011; 1760 p., 35 €).

MARDI.

Lecture. Amateur d’insolite et scribe de miracles : Jacques Bergier (1921-1978) (Marc Saccardi, Les éditions de l’Œil du Sphinx, coll. La Bibliothèque d’Abdul Alhazred, vol. 9, 2008; 204 p., 20 €).

Au début de ce mois, François Angelier consacrait son émission Mauvais genres (France Culture) au “réalisme fantastique”, un territoire presque totalement ignoré de mes services, si j’excepte mes lectures de deux numéros de La Gazette fortéenne. Ce n’est pas l’émission qui m’aura beaucoup éclairé, tout est resté assez vague, mais j’y ai reconnu quelques noms : Charles Fort, donc, Gurdjieff, Jacques Bergier et Louis Pauwels. De Bergier, je savais posséder une biographie, qu’il était temps d’ouvrir. Mais là aussi, peu de lumière : issue d’un travail universitaire, mal écrite, mal éditée, peu développée (70 pages de texte, 130 pages d’annexes), elle ne témoigne que de l’incroyable complexité du personnage. Jacques Bergier est né à Odessa en 1912, il est mort à Paris en 1978, voilà pour les certitudes. Pour ce qu’il y a entre ces deux dates, Bergier a si bien brouillé les pistes en multipliant les déclarations, les publications, les pseudonymes et les canulars qu’il est quasiment impossible de s’y retrouver. Bergier a été chimiste, espion, résistant, torturé, déporté, agent secret, capitaine, ingénieur,correspondant de Lovecraft (c’est lui qui le dit), capitaine, marié, personnage de Tintin (dans Vol 714 pour Sydney), éditeur, journaliste, écrivain… entre autres. De ces activités ressortent deux faits littéraires : l’écriture du Matin des magiciens en collaboration avec Pauwels et la création de la revue Planète. Pour le reste, c’est très touffu, comme le montre la lecture de sa bibliographie qui comporte des titres comme La Guerre secrète du pétrole, Les Extra-terrestres dans l’Histoire, La troisième guerre mondiale est commencée, La Guerre secrète de l’occulte et autres joyeusetés qui témoignent qu’en tout cas on ne devait pas s’ennuyer en sa compagnie.

MERCREDI.

Éphéméride. « 22 juin [1931].

Journée stupide de veille de départ. Travail haché. Préparatifs. Apéritif d’adieux avec le chef de gare, ce qui met le comble au sinistre… » (Michel Leiris, L’Afrique fantôme)

VENDREDI.

Vie brexitante. “Le Royaume-Uni quitte l’Europe” (les journaux). La question principale, désormais, est de savoir si je pourrai toujours faire le plein de baked beans Heinz en conserve, essentiels à mon équilibre alimentaire, dans les supermarchés creusois où j’ai coutume de m’approvisionner, ou si l’embargo menace.

Vie littéraire. Parution du Bulletin de l’Association Georges Perec n° 68, concocté par mes soins.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Notes remarquables, collection de l’auteur.

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note palindrome, Epinal (Vosges), 6 décembre 2014 / note bègue, Le Faou (Finistère), 9 juillet 2014

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note ronde, Epinal (Vosges), 28 juin 2011

SAMEDI.

Films vus pendant la semaine. Le Talent de mes amis (Alex Lutz, France, 2015)

La Fille dangereuse (Bufere, Guido Brignone, Italie-France, 1953)

En équilibre (Denis Dercourt, France, 2015)

La Péniche de l’amour (Moontide, Archie Mayo, E.-U., 1942)

Journal d’une femme de chambre (Benoît Jacquot, France-Belgique, 2015).

L’Invent’Hair perd ses poils.

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Glasgow (Écosse, R.-U.), photo de Benoît Howson, 7 août 2010 / Lyon (Rhône), photo de Marc-Gabriel Malfant, 14 mars 2011

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 5 octobre 2014. 144 km. (27226 km).

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101 habitants

   Pas de monument aux morts visible. Celui-ci, me dit un autochtone, se trouve dans l’église, fermée.

Poil et plume. “Parmi les nombreux artistes et les personnes exerçant des professions distinguées dans la marine, il n’en est pas qui soient tenues en plus haute estime que les barbiers, et aucun ne jouit d’un métier plus lucratif. Il est, en effet, facile d’imaginer que les cinq cents têtes chevelues et les cinq cents barbes d’une frégate ont de quoi fournir un certain travail à ceux aux soins attentifs desquels elles sont confiées.” (Herman Melville, Vareuse-Blanche)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

 

 

 

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