10 juillet 2016 – 716

DIMANCHE.

TV. Football. France – Islande 5 – 2. L’ampleur du score n’a pas étonné les lecteurs de Vosges Matin qui présentait ainsi les équipes dans son édition du jour. Et confirmait le fait que l’Islande est décidément un pays peu peuplé.

716

MARDI.

Vie vacancière (ouverture). Au boulot, on expédie les affaires courantes et on se dit à bientôt. J’en ai fini avec mes obligations professionnelles pour cette année. J’en ai fini aussi avec mes occupations rugbystiques puisque l’intérim pour lequel je m’étais engagé a pris fin au bout de deux saisons. Le bilan est correct avec la montée de l’équipe première, de bons résultats pour les équipes de jeunes, la consolidation des sections féminines et loisirs, un bilan auquel j’aurai finalement peu apporté, sinon un peu d’orthographe dans les rapports écrits. J’y aurais bien ajouté un peu de savoir-vivre et de courtoisie mais la marche était un peu haute. Je ne suis pas mécontent de l’expérience mais pas fâché non plus de la voir prendre fin. J’y ai trouvé des satisfactions mais aussi la réplique des travers de la vie associative que j’avais connus et fuis lors d’une vie antérieure. Et ce n’est pas la nouvelle équipe dirigeante, installée avec la délicatesse et l’élégance d’une harde de sangliers dans un champ de maïs, qui va me donner beaucoup de regrets de voir l’aventure s’interrompre.

Lecture. La Chance des Bodkin (The Luck of the Bodkins, P.G. Wodehouse, Herbert Jenkins Ltd, 1935 pour l’édition originale, Les Belles Lettres, 2016 pour la traduction française, traduit de l’anglais par Anne-Marie Bouloch; 320 p., 14,90 €).

Tous les dix ans ou à peu près, on redécouvre P.G. Wodehouse grâce à une campagne de rééditions et de traductions. Dans les années, 1990, Jean-Claude Zylberstein mena la première campagne de ce genre chez 10-18 avec une flopée de titres, notamment ceux de la série consacrée à Jeeves, le héros le plus connu de l’auteur. Puis ce furent plusieurs recueils parus chez Omnibus au tournant des années 2000. Depuis deux ans, les Belles Lettres ont entamé une nouvelle série avec des titres qui, apparemment, n’avaient pas encore tous été traduits. Celui-ci met en scène une brochette d’Anglais plus ou moins désœuvrés et appelés à se côtoyer sur un paquebot en route vers l’Amérique. On y trouve ce qui fait le charme de Wodehouse : un implacable humour pince-sans-rire, des intrigues à tiroirs sur fond de vaudeville, une galerie de personnages qui ne cessent de se fiancer et de se défiancer dans la minute qui suit, des situations burlesques à la pelle. Le problème vient ici de la longueur : sur 320 pages en vase clos, les astuces deviennent répétitives et un peu lassantes. Dans mon souvenir, les histoires de Jeeves étaient plus ramassées, plus nerveuses, et plus digestes.

MERCREDI.

Éphéméride. A René Blum.

“102 boulevard Haussmann

[vers le 6 juillet 1916 ]

Cher ami,

Vous m’aviez dit que vous m’écririez, vous m’avez écrit, et j’ai été stupéfait. Car je vous croyais mille talents, mille vertus, mille charmes, mais l’incapacité d’écrire. Or par amical souci d’une chose importante pour moi, vous avez su ne pas être négligent (ce qui est admirable). Et moi j’ai l’air de l’être tellement pour ce qui concerne cette édition de mon livre (mais vous allez voir que ce n’est pas vrai, que j’ai terriblement peur de vous voir cesser de prendre à cœur une œuvre dont l’auteur semble se désintéresser si complètement).

Mon cher ami, j’ai pour ce qui touche à mon livre une prévoyance d’abeille qui va au-delà même de ma mort d’ailleurs vraisemblablement peu éloignée. Et je n’ai pas omis de m’occuper de Grasset. Mais Bailby après avoir promis de savoir où il était a fini par m’écrire qu’il était, à ce qu’on lui assurait, en Suisse, ce qui l’étonnait, dit-il, pour un mobilisé. Rue des Saints-Pères, on a refusé son adresse à Bailby. Lauris à qui j’ai fait téléphoner ne sait rien.” (Marcel Proust, Lettres)

VENDREDI.

Lecture. L’Enfer de Church Street (Hell on Church Street, Jake Hinkson, 2012 pour l’édition originale, Gallmeister, coll. néonoir, 2015 pour la traduction française, traduit de l’américain par Sophie Aslanides; 208 p., 15 €).

La bonne heure (Tristan Tzara, Imprimerie Jacquet, 1955, rééd. in “Poésies complètes”, Flammarion, coll. Mille & une pages, 2011; 1760 p., 35 €).

Le cabinet de curiosités du notulographe. Les mystères de l’Orient, version orthographe.

716 (3)  716 (3)

Morges (Suisse), photo de Vincent Garcia, 21 juin 2014 / Épinal (Vosges), photo de l’auteur, 15 février 2015

SAMEDI.

Films vus pendant la semaine. Vincent n’a pas d’écailles (Thomas Salvador, France, 2014)

Grand départ (Nicolas Mercier, France, 2013)

Entre amis (Olivier Baroux, France, 2015

Les Yeux jaunes des crocodiles (Cécile Telerman, France – Espagne, 2014).

L’Invent’Hair perd ses poils.

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Glasgow (Écosse, R.-U.), photo de Benoît Howson, 7 août 2010 / Lézignan-Corbières (Aude), photo de Marc-Gabriel Malfant, 22 août 2014

Poil et pellicule.

716 (1)  716 (2)

Fernandel dans Coiffeur pour dames (Jean Boyer, France, 1952)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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