2 octobre 2016 – 723

DIMANCHE.

Courriel. Une demande de désabonnement aux notules.

MERCREDI.

Épinal – Châtel-Nomexy (et retour). Brandon Sanderson, La Voie des rois, Orbit, 2015.

Éphéméride. “28 [septembre 1914]

Au lieu de céder sans cesse à Marcel, j’ai pris parti de lui tenir tête, et m’en suis assez bien trouvé. Encore un peu et rien n’eût plus été possible entre nous que les calembours. Je ne pouvais plus rien dire qu’il ne mît en doute ou n’accueillît d’un “ah ! oui” indulgent et distant, comme celui qu’on aurait pour un enfant ou un fou. Mais vraiment j’étais à bout de patience et si j’ai regimbé ç’a d’abord été malgré moi. Aussi bien j’ai le plus grand soin de ne rien avancer sans preuves et témoignages sur lesquels pouvoir m’appuyer. C’est mettre mon esprit, trop volontiers flottant, à bon régime.

Il me semble du reste que Marcel me sache plutôt gré de me fâcher, et que cela le rebute moins que de ne pas sentir devant lui de résistance.” (André Gide, Journal)

Lecture. Les Disparus du phare (Coffin Road, Peter May, 2016 pour l’édition originale, Éditions du Rouergue, coll. Rouergue noir, 2016 pour la traduction française, traduit de l’anglais par Jean-René Lastugue; 320 p., 22,50 €).

La réussite de la trilogie écossaise de Peter May tenait principalement à son cadre exotique, une île presque déserte, et aux histoires immémoriales qui s’y déroulaient, des histoires de pêcheurs marquées par la mémoire des lieux et de leur passé. Si aujourd’hui l’auteur retourne sur l’île de Lewis, ce n’est que pour donner un point de départ à une intrigue plus marquée par l’actualité. Il y est question d’un complot de l’industrie agro-alimentaire destiné à  masquer la catastrophe écologique que constitue la disparition massive des abeilles. De ce point de départ, l’histoire se disperse ensuite entre Édimbourg, Glasgow et Londres et revient à Lewis pour le dénouement. Le résultat est bien sûr de moindre qualité que les romans de la trilogie mais les pages consacrées à Lewis et le métier de Peter May donnent au final un polar assez plaisant, qui ne décevra pas trop ceux qui savent que son auteur a été capable de mieux.

                                Juste présent (Tristan Tzara, La Rose des vents, 1961, rééd. in “Poésies complètes”, Flammarion, coll. Mille & une pages, 2011; 1760 p., 35 €).

JEUDI.

  Lecture. Chemins de Michon (Jean-Pierre Richard, Verdier, coll. Verdier poche, 2008; 96 p., 7,71 €).

De ce recueil d’articles publiés dans diverses revues et plaquettes, on retiendra les considérations sur Vies minuscules et Rimbaud le fils qui apportent quelques éclairages intéressants sans être éblouissants. Le reste (sur Maîtres et serviteurs et Vie de Joseph Roulin) est plus indigeste et jargonnant et donne au final l’impression – déjà ressentie à la lecture des actes du colloque de Cerisy-la-Salle – que la lecture de Michon se suffit à elle-même et que la glose ne fait que l’appesantir.

VENDREDI.

Lecture. Garçonnes et Philosophes (Flappers and Philosophers, F. Scott Fitzgerald, Charles Scribner’s Sons, New York, 1920, traduit de l’américain par Marc Amfreville et Antoine Cazé in “Romans, nouvelles et récits I”, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade n° 581, 2012; 1570 p., 70 €).

Nouvelles.

Citation : “A dix-huit ans, nos convictions sont des collines du haut desquelles nous regardons le monde; à quarante-cinq, des cavernes où nous nous cachons.”

Le cabinet de curiosités du notulographe. Siège bien nommé, aire d’autoroute non déterminée, photo d’Antoine Fetet, 4 mai 2015.

 723-2

SAMEDI.

Films vus. La belle saison (Catherine Corsini, France – Belgique, 2015)

Un crime dans la tête (The Mandchurian Candidate, John Frankenheimer, E.-U., 1962)

Jurassic World (Colin Trevorrow, E.-U., 2015)

Michael Clayton (Tony Gilroy, E.-U., 2007)

Dheepan (Jacques Audiard, France, 2015)

Une étoile est née (A Star Is Born, George Cukor, E.-U., 1954)

While We’re Young (Noah Baumbach, E.-U., 2014).

L’Invent’Hair perd ses poils.

 723-3

New Malden (Angleterre, R.-U.), photo de Cecilia Howson, 15 novembre 2009

              IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 9 novembre 2014. 92 km. (27544 km).

 723-5
936 habitants

   Le Poilu braillard d’Eugène Bénet, couleur caramel, est ici agrémenté d’un demi-gisant signé J. Déchin, 1919, un soldat jeune, tête nue, qui porte la main gauche à son cœur. La composition est située au-dessus d’une volée de marches, sur une esplanade semée de cailloux blancs et d’éléments métalliques plus consistants peints en gris : deux vasques, quatre ogives d’obus et deux petits canons. Une chaîne et une rambarde entourent le tout. N’oublions pas le mât surmonté d’un drapeau tricolore.

 723-4

   Face :

Monthureux s/S.

A ses enfants

Morts pour la France

1914-1918

20 noms de DUBOIS Léon à LECOT Lucien, dont 2 LAGUERRE

   Droite :

22 noms de FLAGEOLLET Auguste à MARTIN Paul

   Gauche :

20 noms de BALAT Maurice à DROUHIN Ferdinand

   Dos :

1939-1945

14 noms de BOTTINI André à VILMINOT Marcel

   L’église est ouverte et contient un souvenir patriotique, sous une effigie de Jeanne d’Arc.

 723-1

              Poil et chanson.

 723-6

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

 

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