8 janvier 2017 – 735

N.B. Le prochain numéro des notules sera servi le dimanche 22 janvier 2016.

DIMANCHE.

Bilan annuel 2016.

* 142 livres lus (+ 18 par rapport à 2015)

* 304 films vus (+ 51)

* 403 abonnés aux notules version électronique, sans oublier les irréductibles abonnés papier de l’Aveyron (=)

Chantiers littéraires :

* 6618 Souvenirs quotidiens notés (+ 366, le compte est bon)

* 486 volumes étudiés dans L’Atlas de la Série Noire (+ 12)

* 370 communes visitées (+ 18) d’Ableuvenettes (Les) à Punerot dans le cadre de L’Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental

* 277 photos de Bars clos (+ 13)

* 1299 tableaux commentés dans la Mémoire louvrière (+ 39)

                                                * 596 publicités murales et enseignes peintes photographiées (+ 40)

* 3243 photographies de salons de coiffure pour l’Invent’Hair (+ 465)

                                                * 193 frontons d’école photographiés pour un Aperçu d’épigraphie républicaine (+ 9)

* 104 Lieux où j’ai dormi retrouvés ou ajoutés et photographiés (+ 8)

                                                Parutions :

* Bulletin de l’Association Georges Perec n° 68, juin 2016

* Bulletin de l’Association Georges Perec n° 69, décembre 2016

* “L’art (funéraire) d’accommoder les restes (humains)”, Les Refusés n° 18, septembre 2016

* Correspondance in Quinzinzinzili : l’univers messacquien, n° 30, été 2016

* Correspondance in Viridis Candela 9e série, n° 6 : Le Publicateur du Collège de ‘Pataphysique, 15 décembre 2015

* Le Périphériscope : http://www.peripheriscope.ch/peripheriscope/notules.html

Mentions :

* http://oreilletendue.com/2011/12/07/onzieme-article-d’un-dictionnaire-personnel-de-rhetorique/

* http://www.feuillesderoute.net/notesecriture.htm (29 août 2016)

* http://oreilletendue.com/2016/12/27/crampe-et-beaute/

Précision concernant la politique photographique des notules :

* Les notuliens contribuent de façon efficace à l’avancée des chantiers photographiques qui meublent nos livraisons dominicales : le cabinet de curiosités et l’Invent’Hair leur doivent beaucoup, sans parler des aptonymes ou de la rubrique Poil et plume. Merci. Une précision s’impose toutefois : ne sont acceptés que les clichés dûment localisés, pris “en vrai”, à l’aide d’un appareil idoine ou d’un téléphone de poche. Les photos issues de sites Internet ou de réseaux plus ou moins sociaux ne sont pas homologuées.

Appel :

* Le début de l’année est généralement propice aux bonnes résolutions. Si parmi ces résolutions figure celle de ne plus vous laisser importuner par des messages électroniques antédiluviens, pesants, inutiles, creux, mal écrits, pompeux, j’en passe, et si vous vous apercevez tout à coup que les notules correspondent à l’une des catégories précitées, inutile d’engorger les tuyaux pour rien : un simple mot « stop » en réponse à ce numéro mettra fin à votre abonnement.

MERCREDI.

Éphéméride. “On souffre à table. Question, dès ce quatrième jour du nouvel an : Dieu veut-il nos peaux ?

René Martineau chargé par moi, en octobre, d’informer Joergensen de mes sentiments au sujet de son incroyable article du Vort Land, me transmet enfin la réponse. Il ne voulait pas empêcher le public danois de lire son article en me nommant. Ainsi se trouvent confirmés les pires soupçons. Johannes Joergensen que je croyais un homme du plus admirable caractère (Voir Mon Journal, p. 156 et suiv.), est simplement un journaliste. Il explique mes plaintes par une extrême “vanité de littérature” et un “désir furieux de notoriété”. La notoriété à Copenhague ! Le pauvre poète a tellement roulé dans l’escalier qu’il en est à ne pas comprendre qu’ayant essayé de lui élever le coeur, je suis désolé de le voir si bas.” (Léon Bloy, Quatre ans de captivité…, 4 janvier 1903)

Lecture. Les Dieux du verdict (The Gods of Guilt, Michael Connelly, Hieronymus Inc., 2013 pour l’édition originale, Calmann-Lévy, 2015 pour la traduction française, traduit de l’américain par Robert Pépin, rééd. LGF, coll. Le Livre de poche policier n° 34307, 2016; 454 p., 8,60 €).

Après Dans la ville en feu avec Harry Bosch, c’est au tour de Mickey Haller d’entrer en scène. En faisant alterner ainsi depuis des années ses deux héros, le flic et l’avocat, Michael Connelly présente les deux aspects d’une affaire criminelle, l’enquête et le procès. Les histoires avec Mickey Haller se terminent toujours par un morceau de bravoure judiciaire particulièrement prenant et c’est une fois de plus le cas ici. L’affaire sur laquelle l’avocat travaille est assez embrouillée mais les difficultés s’estompent une fois que le lecteur est conduit dans le prétoire pour suivre le procès. On a beau savoir que Connelly mène sa carrière littéraire comme une entreprise qui vend du Bosch et du Haller, il n’en reste pas moins diablement efficace.

JEUDI.

Lecture. La Gloire des rois (Saint-John Perse, 1911, rééd. in “Œuvres complètes”, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade n° 240, 1972; 1428 p., 56 €).

Épinal – Châtel-Nomexy (et retour). Tatiana de Rosnay, Manderley for ever au Livre de poche, 2016 à l’aller et Renee Knight, Révélée au Fleuve Noir, 2015 au retour.

VENDREDI.

Épinal – Châtel-Nomexy (et retour). Olivier Py, Les Parisiens, Actes Sud, 2016.

Lecture. Les Refusés n° 16 (septembre 2014, 224 p., 10 €).

Dossier “Le faux”.

Contient mon article sur “Les faux de Sionne”.

Les Dupes (Jean Dutourd, Gallimard, 1959; 166 p., 500 fr.).

François Caradec signale ce livre dans son Encyclopédie des farces et attrapes. À côté de deux textes sans grand intérêt, Jean Dutourd y reprend en effet une étude sur Ludwig Schnorr qu’il avait fait paraître un an plus tôt dans la NRf. Ludwig Schnorr y était présenté comme un socialiste allemand, une sorte d’équivalent obscur de Karl Marx, présent à Paris lors des événements de 1848 et 1871, et auteur de lettres à Bakounine récemment découvertes à l’occasion d’une vente. Quelques lignes suffisent pour comprendre que Schnorr n’a jamais existé que dans l’imagination de l’auteur qui raconte avec une verve réjouissante les errements idéologiques et les déboires sentimentaux de son personnage. Ce qu’il y a de bien avec les blagues, c’est que parfois elles marchent. Et si le critique Henri Guillemin, cité dans le texte, ne se fit pas abuser et s‘en amusa, ce ne fut pas le cas d’André Breton. Lequel Breton, lorsqu’il s’aperçut de sa méprise, publia un texte acerbe dans la revue Bief pour dire tout le mal qu’il pensait de Dutourd en particulier et des mystifications littéraires en général. A la fin du livre, Dutourd ne résiste pas au plaisir de reproduire, assorti de quelques commentaires piquants, l’article de Breton, “auteur de quelques bons ouvrages mais qui décourage l’admiration depuis trente ans par ses pitreries solennelles.” L’auteur signale en outre qu’il eut “quelque temps le désir d’envoyer ce texte […] à M. Nadeau, directeur de la revue Les Lettres nouvelles, dont la crédulité est proverbiale.” Allusion à une mystification plus célèbre, celle de La Chasse spirituelle, ce faux Rimbaud gobé par Nadeau et bien d’autres… à l’exception d’André Breton, plus perspicace en cette occasion.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Politique tarifaire audacieuse chez Yves Rocher, courrier du 25 juin 2015 reçu par Caroline Didion.

735

SAMEDI.

Films vus. Astérix et la surprise de César (Gaëtan et Paul Brizzi, France, 1985)

Life (Anton Corbijn, R.-U. – E.-U. – Allemagne – Canada – Australie, 2015)

Charlot apprenti (Work, Charles Chaplin, E.-U., 1915)

Charlot fait la noce (A Night Out, Charles Chaplin, E-U., 1915)

Encore heureux (Benoît Graffin, France, 2015)

Killer Joe (William Friedkin, E.-U., 2011)

La Vie devant soi (Moshé Mizrahi, France, 1977)

Nos futurs (Rémi Bezançon, France, 2015)

L’Immortel (Richard Berry, France, 2010).

  L’Invent’Hair perd ses poils. Cardiologie capillaire.

735-2  735

Épinal (Vosges), photo de l’auteur, 30 août 2010 / Laval (Mayenne), photo de Martine Sonnet, 9 juin 2012

Poil et plume. “En leur temps, les morts tragiques et prématurées de Camus et de Nimier l’avaient touché; mais il participa à leurs obsèques plus en auteur Gallimard qu’en admirateur. Toutefois, dans le sillage académique où il se mouvait, il n’avait pu que suivre celles d’immortels pour qui son admiration était aussi mitigée : Maurois, Cocteau, – autre auteur Gallimard –, et Genevoix. Si l’on avait souri de voir, sur le cercueil du second, dans l’église de Milly-la-Forêt, une couronne portant le nom d’un grand coiffeur, cela rappelait à André le libellé d’une carte de visite que lui avait montré un collectionneur : “Chef de la délégation des coiffeurs aux obsèques de Victor Hugo.” La coiffure a toujours honoré la poésie, malgré le mot de Voltaire à un perruquier poète : “Faites des perruques !” Jasmin fut le perruquier-poète du XIXe siècle.” (Roger Peyrefitte, L’illustre écrivain)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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