8 octobre 2017 – 764

   LUNDI.

           Obituaire. Caroline, qui a de bonnes relations sur Facebook, m’apprend la mort de Philippe Rahmy, écrivain et notulien discret. Toutes nos pensées vers sa famille et ses amis.
           Lecture. Bulletin des Amis de Jacques Rivière et d’Alain-Fournier n° 132 (Association des Amis de Jacques Rivière et l’Alain-Fournier, 1er semestre 2014, 120 p., 19 €).
                         Le centenaire du Grand Meaulnes.
                         Le bulletin rend compte des manifestations et éditions qui se sont multipliées en 2013 pour célébrer Le Grand Meaulnes, paru en 1913. On devine que le champ est vaste et il est méticuleusement arpenté par divers contributeurs, les articles parus dans Histoires littéraires ne sont pas oubliés. Mais le gros morceau, c’est un long texte d’Agathe Rivière Corre, qui doit être à la tête de l’Association, faisant le point sur les circonstances de la mort d’Alain-Fournier. La descendante de Jacques Rivière, beau-frère d’Alain-Fournier, a été surprise et apparemment blessée par la thèse d’un certain Michel Algrain selon laquelle l’écrivain aurait été fusillé, avec plusieurs de ses camarades, par des Allemands parce que “son unité avait attaqué un convoi sanitaire.” Bien aidée par la découverte, en 1991, de la fosse dans laquelle Alain-Fournier avait été enterré et par l’étude des ossements par un archéologue-anthropologue, elle démonte patiemment la construction d’Algrain en confrontant les archives, familiales et militaires, aussi bien françaises qu’allemandes. Son exposé ne laisse pas de place au doute, tout atteste que le capitaine Henri Fournier est bien mort au combat, et peut reposer en paix dans le cimetière de Saint-Remy-la Calonne (Meuse).
MERCREDI.
                  Éphéméride. “Samedi 4 [octobre 1947]
[…] Donc comme convenu je passe au club du Faubourg. Une bonne femme m’accueille et me dit, comme ça, samedi prochain nous vous avons inscrit pour parler de la jeunesse. Ah ! non, il suffit d’une fois. On me dit d’aller dans la salle attendre la mère Poldès. Je m’emmerde cinq minutes à écouter des conneries anticommunistes et sors sur la pointe des pieds et m’éclipse à l’air libre. Merde, s’il faut avoir affaire aux cons pour partir, ce sera un méchant boulot. Je vais écrire à Hoppenop, l’ambassadeur de France à Berne, comme m’avait dit Blaise.” (René Fallet, Carnets de jeunesse 2, 9 août 1947 – 2 août 1948)
                  Lecture. L’Homme posthume (The Posthumous Man, Jake Hinkson, 2012 pour l’édition originale, Gallmeister, coll. néo noir, 2016 pour la traduction française, traduit de l’américain par Sophie Aslanides; 172 p., 15,50 €).
                                Citation : “Il cala le fusil contre le bras du fauteuil. Puis il sortit le repose-pieds, croisa les mains sur sa bedaine comme un ivrogne accoudé sur un bar et regarda fixement la télévision.”
                                Ce qui demande une certaine souplesse.
VENDREDI.
                  Le cabinet de curiosités du notulographe. Enseignes familiales.                                                                                                                                                                                 
                                                                                                                                                                                                                             
Paris (Seine), rue Bonaparte, 20 août 2015 / Plombières-les-Bains (Vosges), 5 mai 2016, photos de l’auteur
SAMEDI.
              Films vus pendant la semaine. Ma révolution (Ramzi Ben Slimane, France, 2016)
                                                                Les Chansons d’amour (Christophe Honoré, France, 2007)
                                                                Hibou (Ramzy Bedia, France – Canada, 2016)
                                                                Sortilèges (Christian-Jaque, France, 1945)
                                                                L’Aigle et l’Enfant (Brothers in the Wind, Gerardo Olivares & Otmar Penker, Autriche, 2015)
                                                                Les Deux Fragonard (Philippe Le Guay, France, 1989).
              L’Invent’Hair perd ses poils.
       
Barcelone (Catalogne), photo de Marc-Gabriel Malfant, 4 janvier 2011 / Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher), photo de l’auteur, 4 novembre 2012
              IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 14 juin 2015. 93 km. (29112 km).
569 habitants

Pas de monument aux morts visible. Ce qui s’en approche le plus est une stèle dressée en bord de route, à l’aplomb du cimetière et qui porte l’inscription suivante :

En ce lieu, de 1929 à 1925,

reposent sur 41 ares,

en deux cimetières distincts,

les corps de 297 soldats Français

et de 656 soldats Allemands

Souvenons nous !

              Poil et plume. Chauves, lisez Choléra*, vos cheveux repousseront.” (Pierre Drieu La Rochelle, Nouvelle Revue française)

                                      * de Joseph Delteil

Bon dimanche,

Philippe DIDION

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