15 octobre 2017 – 765

DIMANCHE.

Lecture. Autres histoires de Basil et Josephine (F. Scott Fitzgerald, in “Romans, nouvelles et récits” II, Gallimard, 2012, Bibliothèque de la Pléiade n° 582, traduit de l’américain par Christine Savinel; 1780 p., 70 €).
                                 Nouvelles non recueillies en volume.
MARDI.
Courriel. Une demande d’abonnement aux notules.
MERCREDI.
Épinal – Châtel-Nomexy (et retour). Terry Pratchett, Allez les mages !, Pocket, 2017.
                  Éphéméride. À Jules Duplan
“[Croisset,] samedi soir. [11 octobre 1856.]
[…] J’ai cet automne beaucoup travaillé à ma vieille toquade de Saint-Antoine; c’est récrit à neuf d’un bout à l’autre, considérablement diminué, refondu. J’en ai peut-être encore pour un mois de travail. Je n’aurai le coeur léger que lorsque je n’aurai plus sur les épaules cette satanée œuvre, qui pourrait bien me traîner en cour d’assises, et qui à coup sûr me fera passer pour fou. – N’importe ! une si légère considération ne m’arrêtera pas.
Je ne sais trop ce que j’écrirai cet hiver (le drame de Bouilhet va d’abord me prendre du temps). Je suis plein de projets, mais l’enfer et les mauvais livres sont pavés de belles intentions.
Adieu, mon cher vieux. J’arrive jeudi soir, et je compte sur vous dimanche.
En attendant je vous embrasse. (Gustave Flaubert, Correspondance)
                  Lecture. Histoires renversantes (Pocket n° 2360, 1985, rééd. in « Alfred Hitchcock présente : Encore 109 histoires extraordinaires », Collectif, Presses de la Cité, 1994; 1230 p., 145 F).
                          Nouvelles.
La Corne de brume n° 9 (C.R.A.M., décembre 2012; 176 p., s.p.m.).
                                Revue du C.R.A.M.
                                Qu’est-ce que le C.R.A.M. ? Le Centre de Réflexion sur les Auteurs Méconnus. On dit bien “méconnus” et pas “oubliés” ou, pire, “inconnus”. Sage précaution qui permet d’éviter les querelles d’Allemand sur le mode “mais moi je me souviens très bien de Machin” ou “mais moi je connais parfaitement Bidule”. Considérons donc, même si cela doit défriser quelques connaisseurs, Marcel Arland, Jacques de Lacretelle, Jean-René Huguenin, Roger Peyrefitte, Pierre Benoit, Jean Raspail, Jacques Chardonne et certains autres comme des auteurs méconnus. Chacun a droit à une intervention, ce numéro réunissant les Actes d’un colloque organisé par le C.R.A.M. en 2011 à Paris, qui s’attache à réhabiliter tout ou partie de son œuvre. Une section est consacrée à Daniel-Rops. Attardons-nous donc sur le cas Daniel-Rops. Un jour lointain, à Jaligny-sur-Besbre (Allier), un jeune romancier avec qui je bavardais, apprenant d’où je venais, me glissa d’un air entendu : “Épinal… patrie de Daniel-Rops…” J’imitai son air entendu, histoire de ne pas avoir l’air cruche, n’osant avouer que, de Daniel-Rops, je ne connaissais que le nom (et encore, je devais le confondre avec Félicien Rops, l’illustrateur de Baudelaire) et que j’ignorais tout de ses écrits et de ses racines spinaliennes. J’avais des excuses : jamais celles-ci n’avaient été évoquées dans un discours d’édile ou dans un article de la presse locale. Inutile de chercher à Épinal une rue Daniel-Rops ou toute autre trace, il n’y en a pas. Né en 1901 à Épinal, comme tant d’autres, pour raisons militaires (père officier en garnison sur place), il n’y séjourna guère et abandonnant son véritable nom, Henry Petiot, pour celui de Daniel-Rops, partit construire son œuvre ailleurs. Une œuvre bien oubliée aujourd’hui et qui, pourtant, eut son heure de gloire, conduisant son auteur jusqu’aux fauteuils de l’Académie française. Une œuvre bien reçue dans les milieux catholiques, une œuvre populaire aussi, si l’on en croit sa présence dans le Livre de poche : pas un vide-greniers creusois (je ne les fréquente pas ailleurs) qui ne propose sa cargaison de Daniel-Rops. J’en ai acheté quelques-uns, reste à savoir si je les lirai un jour.
VENDREDI.
                  Lecture. Du côté de chez Jacques-Émile Blanche (Collectif, Flammarion Skira, 2012; 146 p., 30 €).
                                Catalogue de l’exposition “Du côté de chez Jacques-Émile Blanche : Un salon à la Belle-Époque”, Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, Paris (Seine), 11 octobre 2012 – 27 janvier 2013.
                      Le cabinet de curiosités du notulographe. Ex-voto de circonstance.
765 (2)  765
Basilique Notre-Dame de Sion, Saxon-Sion (Meurthe-et-Moselle), 14 mars 2014 / Basilique Saint-Maurice, Épinal (Vosges), 21 novembre 2015, photos de l’auteur
SAMEDI.
              Films vus pendant la semaine. Voyage à travers le cinéma français (Bertrand Tavernier, France, 2016)
La Madone des sleepings (Henri Diamant-Berger, France, 1955)
Vendeur (Sylvain Desclous, France, 2016)
La Foule hurle (The Crowd Roars, Howard Hawks, É.-U., 1932)
                                                                Le Secret des banquises (Marie Madenier, France – Belgique, 2016)
                                                                L’Associé (René Gainville, France – Hongrie – R.F.A., 1979)
                                                                Le Poids de l’eau (The Weight of Water, Kathryn Bigelow, É.-U. – Canada – France, 2000).
              L’Invent’Hair perd ses poils. Hommage à Jean Rochefort.
765 (3)765 (4)
Rochefort (Charente-Maritime), photo de François Decq, 11 juin 2015 / Rochefort-sur-Nenon (Loir-et-Cher), photo de Jean-Damien Poncet, 4 novembre 2012
              IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 21 juin 2015. 86 km. (29198 km).
765 (7)
233 habitants

   La pierre du monument, adossé à l’église, est salie, noircie, effritée. Les marches qui le supportent sont couvertes de champignons, la Croix de Guerre qui la surmonte est attaquée par la mousse, les couleurs des drapeaux sont passées.

765-(5)-compressor (1)

   Face :

A nos morts pour la Patrie

1914

1918

La commune de Nonville

Reconnaissante

ARNOUX René

AUBERT Paul

FRANCAIS André

DAMIEN Émile

VAILLANT Émile

MORQUIN Eugène

VAILLANT Charles

GRANDCLAIR Louis

DODIN Charles

GALAND Émile

LARCHER Albert

JUSSOT Paul

MORUQIN Auguste

MORQUIN Aimé

  Gauche :

Morts pour la France

FEVRE Maurice

ANTOINE Paul

THOUVENIN Pierre

FRANCAIS Pierre

   Non loin de là, le curé J. Michel, mort en 1884, a droit lui aussi à un petit monument.

765 (6)

              Poil et plume. “Les tout premiers jours après notre arrivée à Tilliers, on ne la voyait pas : j’avais les cheveux un peu longs et pas très bien coiffés. Et puis, un samedi après-midi, mon père et moi nous sommes allés chez Tif et Tondu, les coiffeurs de la place du Marché. (Ils ne s’appelaient pas comme ça bien sûr, mais l’un était chauve et l’autre barbu et j’étais incapable de me rappeler leur nom alors pour moi c’était plus simple).” (Martin Winckler, Abraham et fils).
Bon dimanche,

Philippe DIDION

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s