25 février 2018 – 783

DIMANCHE.

Lecture. La Nouvelle Revue française n° 618 (Gallimard, mai 2016; 160 p., 15 €).

MARDI.

Lecture. Maléfices (Boileau-Narcejac, Denoël, coll. Crime-Club n° 34, 1961 pour la première édition, rééd. in « Quarante ans de suspense » vol. 2, Robert Laffont, coll. Bouquins, édition établie par Francis Lacassin, 1988; 1314 p., 120 F).

Le livre prend la forme d’une longue confession adressée à “Maître Maurice Garçon de l’Académie française Avocat à la Cour (Paris)”, qui n’a rien d’un personnage fictif. Autre curiosité, le signataire, François Rauchelle, vétérinaire à Beauvoir-sur-Mer (Vendée), entame ainsi sa lettre : “Tout a commencé le 3 mars dernier. Du moins, il me semble. Je ne sais plus ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas. Est-ce la visite de Vial qui a tout déclenché ? En un sens, oui. Mais si l’on ne croit pas au hasard, le drame a commencé deux ans plus tôt. En mars, justement !… C’est en mars que je me suis installé ici, avec Éliane. Nous arrivions d’Épinal.” Ce qui serait flatteur si le personnage ne manifestait à plusieurs reprises par la suite son désir de retourner “en Alsace”.

MERCREDI.

Épinal – Châtel-Nomexy (et retour). Roger Fisher, Daniel Shapiro, Gérer ses émotions, Robert Laffont, 2008.

Éphéméride. “Les enfants terribles

21 février [1930]

Dans le bas de la rue Pigalle, Moyses a fait jaillir de la roche montmartroise une nouvelle source de champagne : Les Enfants Terribles.

Au Grand Écart, on peut voir, à côté du vestiaire, un petit dessin encadré de Jean Cocteau; ce dessin représente un chasseur qui tient une grande feuille de papier sur laquelle est écrit :

“À Louis Moyses, Paris.

Puisque mes titres te servent de fétiches, je t’autorise à prendre Le Grand Écart…

Avec Les Enfants Terribles, la veine continue :

Moyses et les titres des romans de Cocteau sont aimés des Dieux.” (Pierre de Régnier, Chroniques d’un patachon : Paris 1930-1935)

JEUDI.

Lecture. Souvenirs dormants (Patrick Modiano, Gallimard, coll. nrf, 2017; 112 p., 14,50 €).

“Il m’a demandé “ce que je faisais dans la vie” et je lui ai répondu de manière évasive. Puis, comme si ce renseignement pouvait lui être utile, il m’a posé une question qui m’a surpris : “Vous habitez Paris ?” J’ai pensé qu’il n’avait pas toujours habité Paris. Geneviève Dalame m’avait dit qu’elle était née dans une ville des Vosges dont je ne sais plus si c’était Épinal ou Saint-Dié.” On note une forte présence spinalienne dans les lectures de cette semaine avec un peu plus de correction géographique chez Modiano que chez Boileau-Narcejac. À part ça, quoi de neuf chez Modiano ? Rien, la fabrique tourne parfaitement, la machine est bien huilée au point que l’auteur ne fait même plus semblant de s’encombrer d’une intrigue suivie. Les bribes lui suffisent, quelques noms, quelques adresses, quelques numéros de téléphone et voguent les souvenirs dans le flou qui est devenu son emblème. Il donne toujours quelques miettes à ceux qui s’intéresse aux traces de Gurdjieff et de Perec présentes dans son œuvre, ménage quelques ouvertures autobiographiques qui sont autant d’énigmes et l’affaire est faite. On pourrait s’en lasser, crier au procédé, à la redite, on a beau ne pas être dupe du personnage que Modiano lui-même s’est créé, rien n’y fait : la magie est toujours là.

Vie musicale. On est venu pour le concert de Volo et on se fait cueillir par la chorale du lycée local, invitée sur scène parce que la prof de musique copine avec l’organisatrice. Mœurs de province, dirait l’autre. Bon, Volo, les frères Volovitch, un duo secondé par un guitariste qui, de loin, ferait passer Keith Richards pour un bébé Guigoz et Renaud pour une communiante chlorotique. De la chanson française sans surprise (ils n’aiment pas Trump, ni Goldman Sachs et s’inquiètent pour la planète) bien jouée, sans artifices de mise en scène. Pas de reprise et c’est dommage – j’aime bien jauger les artistes par le choix et l’interprétation des reprises qu’ils s’autorisent.

VENDREDI.

Chronique d’un patachon. Concert tranquille donc hier soir mais entorse aux habitudes, coucher plus tardif. De plus, Lucie, rentrée un jour plus tôt que prévu, nous attendait au retour. Discussion nocturne, entorse aux habitudes, coucher encore plus tardif. Impossible de dormir, nuit éprouvante. Ce matin, en allant au boulot, j’ai l’impression de m’être roulé dans la boue pendant trois jours sous l’emprise de substances diverses aux Eurockéennes de Belfort. Il faut peu de chose, à nos âges, pour détraquer la machine.

Lecture. Histoires littéraires n° 59-60 (Du Lérot éditeur, juillet-décembre 2014; 326 p., 40 €).

Le texte et l’image.

Chaleur (Joseph Incardona, Finitude, 2016; 160 p., 15,50 €)

Un polar ayant pour cadre un championnat du monde de sauna en Finlande. Lu sur un quai de gare par une température de – 3° par goût du contraste.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Marques de lassitude onomastique.

783-min  783 (2)-min

Vosges Matin, 26 juin 2015 / Le Dauphiné libéré, 18 août 2015, document transmis par Hervé Bertin

 783 (3)-min

 bibliothèque de l’auteur

SAMEDI.

Films vus pendant la semaine. Un petit coin aux cieux (Cabin in the Sky, Vincente Minnelli, É.-U., 1943)

                                                               Ça s’est passé en plein jour (Es geschah am hellichten Tag, Ladislao Vajda, Suisse – R.F.A. – Espagne, 1958)

Grand Central (Rebecca Zlotowski, France – Autriche, 2013)

Lumière ! (Thierry Frémaux, France, 2016)

La Ballade de Narayama (Narayama bushitô, Shôhei Imamura, Japon, 1983)

Les Confessions (Le confessioni, Roberto Andò, Italie – France, 2016).

Football. SA Spinalien – Jura Sud 1 – 2.

L’Invent’Hair perd ses poils.

783 (4)-min  783 (5)-min

Lyon (Rhône), photo de Marc-Gabriel Malfant, 11 mars 2011 / Lauzach (Morbihan), photo du même, 22 avril 2017

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 6 décembre 2015. 101 km. (30110 km).

783 (7)-min

138 habitants

   Sur le côté de l’église, un parterre gazonné reçoit un obélisque en pierre moche. Des bas-reliefs compliqués (on devine un lion à cheval sur un casque) sont censés l’embellir. Les chrysanthèmes du 11 novembre (gerbe provenant de La porte de la forêt, à Darney) sont mal en point. Une plaque métallique à la mémoire de GABRIEL Henri est devenue presque entièrement illisible.

Hommage

Aux enfants de Parey-s/s-Montfort

Morts pour la Patrie

1914-1918

1940 – Gabriel MAGNIER 1907-1940 – 1945

   Gauche :

HURAUX Alfred

LIEBAUX Maurice

MAGNIER Maurice

JEANDEL Gaston

   Dos :

LOUVIOT Arsène

PASTEMPS Émile

   Droite :

THIEBAUT Georges

MULOT Lucien

MATHIEU Paul

GABRIEL René

              Poil et pellicule.

783 (8)-min

Black mic mac (Thomas Gilou, France, 1986)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

 

 

 

 

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18 février 2018 – 782

LUNDI.

Vie professionnelle. Je trouve une invitation (à valeur de convocation) à participer à une formation sur les “outils nomades”. Ne possédant pas de camping car et n’ayant aucun intérêt pour les caravanes, j’informe ma hiérarchie que je n’y participerai pas.

Lecture. Bécon-les-Bruyères (Emmanuel Bove, Gallimard, coll. Folio 2 €, 2017; 96 p.).

Quand les éditions Émile-Paul Frères  le sollicitent en 1927 pour un texte destiné à leur collection “Portraits de la France”, Emmanuel Bove fournit Bécon-les-Bruyères, qu’il vient de faire publier dans la revue Europe. Il va ainsi à l’encontre de l’esprit de l’entreprise, qui ne cache pas son ambition touristique : il s’agit de mettre de grands noms au service de lieux prestigieux : Mauriac y parle de Bordeaux, Giono de Manosque, Mac Orlan de Brest, etc. Emmanuel contourne la chose en décrivant un non-lieu, Bécon-les-Bruyères, une banlieue ordinaire qui finit, sous sa plume, par se teinter d’un charme et d’une poésie dignes d’un décor pour un roman d’Antoine Blondin. Ce petit Folio est complété par “Retour de l’enfant”, une nouvelle tirée du recueil Henri Duchemin et ses ombres (1928), à lire d’urgence si les autres textes sont du niveau de celui présenté ici.

MARDI.

Épinal – Châtel-Nomexy (et retour). Éliette Abecassis, Une affaire conjugale, Albin Michel, 2011.

Vie professionnelle (suite). Renseignements pris, l’appellation “outils nomades” désigne les tablettes électroniques et les téléphones de poche. Ce qui m’intéresse encore moins que les roulottes ou les verdines.

MERCREDI.

Éphéméride. “14 [février 1923] – Comète.” (Raymond Queneau, Le Journal d’un jeune homme paüvre, 1920-1927)

JEUDI.

Lecture. La Rousse (Fuzz, Ed McBain, 1968 pour l’édition originale, Gallimard, coll. Série Noire n° 1295, 1969 pour la traduction française, traduit de l’américain par Denise May, rééd. in “87e District 4”, Omnibus, 1999, traduction revue et augmentée par Pierre de Laubier; 1042 p., 145 F).

VENDREDI.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Préposition malhonnête à Annecy (Haute-Savoie), photo de Laurent Lagarde, 30 juin 2014.

782

SAMEDI.

Films vus pendant la semaine. Primaire (Hélène Angel, France, 2016)

Le Magot de Josefa (Claude Autant-Lara, France – Italie – Suisse, 1963)

Dans la forêt (Gilles Marchand, France – Suède, 2016)

Sous les jupes des filles (Audrey Dana, France, 2014)

Baby Phone (Olivier Casas, France – Belgique, 2017)

Lucky Luke (James Huth, France – Argentine, 2009)

London House (The Ones Below, David Farr, R.-U., 2015).

L’Invent’Hair perd ses poils.

782 (2)  782 (3)

Villeurbanne (Rhône), photo de Marc-Gabriel Malfant, 6 mars 2011 / Cherbourg-Octeville (Manche), photo de Sibylline, 14 juin 2011

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 29 novembre 2015. 32 km. (30009 km).

782 (4)

166 habitants

   Un Poilu blanc monte la garde devant l’église, posté sur un socle encadré par quatre ogives d’obus. En avancée, un petit parterre, sur les côtés une barrière métallique. Une palme et une Croix de Guerre sont fixées sur le socle où l’on peut lire :

Pallegney

A ses enfants

Morts pour la France

1914-1918

782 (1)

   Droite :

COINCHELIN Charles

COINCHELIN Joseph

JACQUES Paul

LAGARDE Joseph

VAUTHIER Louis

BAPTISTE Jules

LOEUILLET Jean

   Gauche :

WEYBECHER Henri

PELLETIER Jules

BERGISTE André

DEMANGE Eugène

VILLEMIN Charles

ANTOINE Ernest

COLIN Pierre

             Poil et pellicule.

782 (5)

Rive droite, rive gauche (Philippe Labro, France, 1984)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

 

 

11 février 2018 – 781

MARDI.

Obituaire. Caroline m’apprend ce soir la mort de Mathieu Riboulet, écrivain d’origine creusoise dont je n’ai lu qu’un titre, Quelqu’un s’approche. Je n’avais pas été pleinement convaincu mais je me réjouissais de le voir en septembre prochain à Guéret où il devait nous mener, dans le cadre des Rencontres de Chaminadour, sur les pas de Jean Genet. 57 ans, mon âge.

Lecture. Le Cœur de l’homme (Hjarta Mannsin, Jón Kalman Stefánsson, 2011 pour l’édition originale, Gallimard, 2013 pour la traduction française, rééd. coll. Folio n° 5713, 2014, traduit de l’islandais par Eric Boury; 480 p., 8,30 €).

Jón Kalman Stefánsson avait marqué les esprits avec Entre ciel et terre, premier volet d’une trilogie qui prend fin ici. Il ranimait les forces des héros des sagas de son pays, l’Islande, pour les donner aux humbles habitants d’un village de pêcheurs et à un gamin, jamais nommé autrement, dont les voyages à travers landes et fjords avaient tout d’une odyssée. La rudesse des paysages et du climat s’étendait aux personnages et à la langue utilisée, distribuée dans des versets dignes de la poésie épique. Dans Le Cœur de l’homme, la magie n’est plus la même. Les ingrédients sont toujours là mais l’effet de surprise n’existe plus, les personnages sont devenus trop nombreux pour qu’on les distingue, la lassitude gagne peu à peu. Il reste une forte expérience de lecture unique, qu’on peut réserver au premier volet de la série.

MERCREDI.

Éphéméride. « [Marseille], 7 février 1910.

Mon cher Delahaye,

Ta lettre qui m’accuse réception de mes dessins, je l’ai bien reçue. Mais depuis, peu après cet envoi, je t’ai écrit de nouveau et t’ai envoyé un mot pour toi, plus une lettre au sujet de Larmandie et de Vanier, à propos d’”Épreuves” au sujet de quoi toi et lui m’aviez écrit à Saint-Raphaël; et, de plus, une demande d’allocation.

As-tu, s’il te plaît, cher ami, reçu tout cela ?” (Germain Nouveau, Correspondance)

Épinal – Châtel-Nomexy (et retour). Ruth Rendell, Et l’eau devint sang, Éditions des Deux Terres, 2009.

JEUDI.

Épinal – Châtel-Nomexy (et retour). Nora Fraisse, Marion : 13 ans pour toujours, Le Livre de poche, 2015.

VENDREDI.

  Épinal – Châtel-Nomexy (et retour). David Lagencratz, Millénium 4 : ce qui ne me tue pas, Babel, 2017 à l’aller; Jean Teulé, Je, François Villon, Pocket, 2007 au retour.

Lecture. Inscrit dans les astres (A Jade in Aries, 1970 pour l’édition originale, Payot & Rivages, coll. Rivages/Noir n° 1030, 2017 pour la présente édition, traduit de l’américain par Florian Robinet et Marc Boulet; 256 p., 8,50 €).

Le terrain est accidenté quand on s’aventure dans le domaine des rééditions de Westlake. Rivages a entrepris celles parues initialement sous le pseudonyme de Tucker Coe dans la Série Noire des années 70. Inscrit dans les astres, précédemment intitulé Tantes à gogo, est le quatrième volet des aventures de Mitch Tobin, une des créations les plus intéressantes de Westlake. Tobin est un flic qui a été révoqué : son coéquipier s’est fait tuer par un gangster alors qu’il l’avait laissé seul pour courir une aventure extra-conjugale avec la femme d’un malfrat emprisonné. Depuis, Tobin trimballe son sentiment de culpabilité au gré des enquêtes que d’anciens collègues lui refilent et qu’il mène sans licence de détective privé. Accessoirement, il s’occupe les mains et l’esprit à faire des travaux inutiles dans sa maison comme la construction d’un mur qu’il s’applique à ne jamais terminer. Il cherche ici un meurtrier dans le milieu homosexuel de New York, comme l’indique le titre subtil choisi par la Série Noire. Heureusement, le regard de Tobin et de son créateur est moins caricatural, et plutôt compréhensif si l’on se remet dans le contexte des années 1970. L’enquête n’est pas terrible mais c’est sans importance car c’est l’évolution de Tobin qui intéresse. Pour la première fois, on le voit prêt à sortir de sa dépression et à reprendre une nouvelle vie. Ce qui se fera peut-être dans le dernier épisode de la série dont la parution est annoncée prochainement par les éditions Rivages.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Sur les murs.

781  781 (2)

Pons (Charente-Maritime), photo de Bernard Cattin, 27 février 2007 / Lyon (Rhône), photo de Marc-Gabriel Malfant, 26 juin 2016

SAMEDI.

Films vus pendant la semaine. Mon amie Flicka (My Friend Flicka, Harold D. Schuster, É.-U, 1943)

Brice 3 (James Huth, France, 2016)

Il était une fois… la révolution (Giù la testa, Sergio Leone, Italie – Espagne, 1971)

Dalida (Lisa Azuelos, France, 2016)

Gens de Dublin (The Dead, John Huston, R.-U. – Irlande – É.-U. – R.F.A., 1987)

Corporate (Nicolas Silhol, France, 2017)

Maxime (Henri Verneuil, France, 1958).

L’Invent’Hair perd ses poils.

781 (3)  781 (4)

Paris (Seine), boulevard de l’Hôpital, photo de Philippe de Jonckheere, 20 février 2011 / Aranda de Duero (Espagne), photo de Marc-Gabriel Malfant, 23 juin 2014

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 11 novembre 2015. 132 km. (29977 km).

781 (6)  781 (5)

539 habitants

   Je ne pensais pas trouver de monument : les morts du cru figurent sur celui de Bertrimoutier. Il y a cependant deux plaques de marbre sur le mur de la Mairie. Malgré la date, pas de fleurs, pas de drapeaux.

781 (1)

   Plaque de gauche :

Pair et Grandrupt

Morts au champ d’honneur

1939-1945

En déportation

JEAN Robert

SALZMANN Jean

SALZMANN Robert

Fusillés

FEIGLY Pierre

Aux armées

BERTRAND Paul

   Plaque de droite :

Pair et Grandrupt

Morts au champ d’honneur

1914-1918

ANDLAUËR Louis (M.L.), LEHN Camille

Joseph et Émile (3 frères) MAHUT Paul

ANTOINE Camille MOUGEL Paul (Cap.)

COLIN Charles PETIT Joseph

DELAGOUTTE JN-BTE PICAUD Paul (Serg.)

DURAIN Henri RENAUX Paul

ENAUX René SEILER Eugène

ERRARD Prosper (Cap.) et Henri (2 frères)

FERRY Georges (Serg.) SERTELET Henri (Cap.)

JEAN Eugène TISSELIN Albert

Victimes civiles

BASTIEN Célestin (Maire), COLIN Alfred, PICARD Camille

             Poil et pellicule.

781 (7)

Les Valseuses (Bertrand Blier, France, 1974)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

4 février 2018 – 780

LUNDI.

Obituaire. Mort d’Ingvar Kamprad, fondateur d’Ikea. On n’aimerait pas être à la place de celui qui devra monter le cercueil.

MARDI.

Lecture. L’Ombre chinoise (Georges Simenon, Arthème Fayard,, 1932, rééd. Rencontre, 1967, in “Œuvres complètes Maigret IV”; 528 p., s.p.m.).

Pas de voyage pour Maigret dans cette enquête qui le mène place des Vosges, à deux pas de son domicile. Avantage pour lui : il peut rentrer le soir chez lui et on sait comme il apprécie la douceur du foyer. Simenon fait ici dans le roman d’immeuble, un crime a été commis au rez-de-chaussée et il explore les étages à la recherche du coupable, interrogeant les occupants. L’histoire n’est pas haletante mais une fois l’affaire résolue, le retour de Maigret at home est savoureux. Sa famille d’Alsace s’est invitée en son absence et a apporté “un cruchon d’alcool de fruits et un jambon fumé”. “À neuf heures du soir, il jouait au nain jaune avec sa sœur et son beau-frère. La mirabelle parfumait la salle à manger. Et Mme Maigret riait à tout moment aux éclats parce qu’elle n’était jamais parvenue à connaître les cartes et qu’elle faisait toutes les bêtises imaginables. À Maigret, tout cela faisait l’effet d’un bain chaud. Il n’avait plus mal à la tête.”

MERCREDI.

Éphéméride. « Lundi 31 janvier 1972

Historiographie : Hier, les paras anglais ont abattu treize manifestants irlandais dans un moment de confusion et de panique.

Mme Del Duca cesse de faire paraître Paris-Jour. C’est une manifestation de la déflation générale. C’est aussi le signe de la destruction d’un secteur dépassé – la presse quotidienne – remplacée par le message/massage de McLuhan. Les réactions de défense n’y changent rien.” (Jean-Patrick Manchette, Journal 1966-1974).

Épinal – Châtel-Nomexy (et retour). Jacques Prévert, Cinéma : Scénarios inédits, Folio, 2017.

VENDREDI.

  Lecture.

                              Le Publicateur du Collège de ‘Pataphysique. Viridis Candela, 9e série, n° 10 (15 décembre 2016, 96 p., 15 €).

“Traductions & trahisons”

Le cabinet de curiosités du notulographe. Sentences.

780 (5)  780 (6)

Marseille (Bouches-du-Rhône), photo de Sylvie Mura, 26 mai 2016 / Dompierre (Vosges), photo de Vincent Garcia, 6 octobre 2017

SAMEDI.

Football. SA Spinalien – Raon-l’Étape 1 – 1.

Films vus pendant la semaine. Les Enfants de la chance (Malik Chibane, France, 2016)

L’Honneur des Prizzi (Prizzi’s Honor, John Huston, É.-U., 1985)

Paris pieds nus (Dominique Abel, Fiona Gordon, France – Belgique, 2016)

Fred (Pierre Jolivet, France, 1997)

Ouvert la nuit (Édouard Baer, France, 2016)

Par un beau matin d’été (Jacques Deray, France – Italie, 1965)

Fais de beaux rêves (Fai bei sogni, Marco Bellocchio, Italie – France, 2016).

              Invent’Hair, bilan d’étape. Bilan établi au stade de 3800 salons, atteint le 11 août 2017.

Bilan géographique.    

Classement général par pays

1. France : 3200 (+ 82)
2. Espagne : 165 (=)
3. Royaume-Uni : 55 (=)
4. Belgique 51 (=)
5. Italie : 50 (+ 14)
6. États-Unis : 45 (=)
7. Danemark : 21 (=)
8. Suisse : 20 (=)
“. Portugal : 20 (=)
10. Pérou : 19 (=)
“. Canada 19 (=)

Les États-Unis continuent à descendre dans le classement, dépassés cette fois par l’Italie. Plus loin, la Lettonie double son capital (6 salons) et Monaco fait son apparition.

Classement général par régions (France).

1. Rhône-Alpes : 607 (+ 5)
2. Île-de-France : 498 (+ 2)
3. Languedoc-Roussillon : 266 (=)
4. Provence-Alpes-Côte-d’Azur : 256 (+ 40)
5. Lorraine : 241 (+ 1)
6. Midi-Pyrénées : 188 (+ 16)
7. Bretagne : 132 (=)
8. Pays de la Loire : 131 (=)
9 Bourgogne : 124 (+ 1)
10. Centre : 115 (+ 1)

Le maigre salon gagné par la Lorraine ne suffit à celle-ci pour conserver sa 4e place devant l’impressionnant bond en avant de la région PACA. Pour celle-ci, le podium est en vue.

Classement général par départements (France).

1. Seine (Paris) : 399 (+ 2)
2. Rhône : 319 (=)
3. Vosges : 143 (=)
4. Loire-Atlantique : 104 (=)
5. Pyrénées-Orientales : 87 (=)
“. Loire : 87 (=)
7. Alpes-Maritimes : 76 (+ 6)
“. Meurthe-et-Moselle : 76 (+ 1)
9. Saône-et-Loire : 71 (+ 1)
10. Hérault : 69 (=)

Les Alpes-Maritimes rejoignent la Meurthe-et-Moselle. Le principal bénéficiaire de cette centaine est le Var qui, avec 27 nouveaux salons, passe de la 67e à la 21e place.

Classement général par communes.

1. Paris : 399 (+ 2)
2. Lyon : 144 (=)
3. Barcelone : 54 (=)
4. Nantes : 53 (=)
5. Nancy : 44 (=)
6. Épinal 37 (=)
7. Nice : 36 (+ 3)
8. Marseille 24 (=)
“. Villeurbanne 24 (=)
10. Perpignan : 18 (=)

Peu de mouvement dans le top 10 où l’on ne signalera que le fait que Nice se rapproche d’Épinal. Plus loin, belles entrées de Sanremo avec 8 salons (47e) et de Draguignan avec 7 (63e).

Bilan humain.

1. Marc-Gabriel Malfant : 1365 (+ 60)
2. Philippe Didion : 336 (+ 10)
3. Pierre Cohen-Hadria : 254 (+ 6)
4. François Golfier : 185 (+ 5)
5. Jean-Damien Poncet : 168 (+ 5)
6. Jean-Christophe Soum-Fontez : 145 (+ 1)
7. Hervé Bertin : 125 (+ 1)
8. Sylvie Mura : 86 (+ 2)
9. Bernard Cattin : 72 (+ 5)
10. Benoît Howson : 65 (=)

Encore une fois, 9 des 10 contributeurs progressent (95 salons sur 100) et ne laissent que des miettes aux 167 autres.

Étude de cas. Latinisme.

780  780 (3)

Paris (Seine), rue des Écoles, photo de l’auteur, 7 novembre 2015 / idem, avenue Jean-Jaurès, photo de Jean-Damien Poncet, 15 octobre 2016

780 (2)  780 (4)

Dinan (Côtes-du-Nord), photo de François Golfier, 8 janvier 2017 / Draguignan (Var), photo de Marc-Gabriel Malfant, 10 juillet 2017

Poil dessiné.

780 (7)

Frank Margerin, Lucien se met au vert

Bon dimanche,

Philippe DIDION