25 février 2018 – 783

DIMANCHE.

Lecture. La Nouvelle Revue française n° 618 (Gallimard, mai 2016; 160 p., 15 €).

MARDI.

Lecture. Maléfices (Boileau-Narcejac, Denoël, coll. Crime-Club n° 34, 1961 pour la première édition, rééd. in « Quarante ans de suspense » vol. 2, Robert Laffont, coll. Bouquins, édition établie par Francis Lacassin, 1988; 1314 p., 120 F).

Le livre prend la forme d’une longue confession adressée à “Maître Maurice Garçon de l’Académie française Avocat à la Cour (Paris)”, qui n’a rien d’un personnage fictif. Autre curiosité, le signataire, François Rauchelle, vétérinaire à Beauvoir-sur-Mer (Vendée), entame ainsi sa lettre : “Tout a commencé le 3 mars dernier. Du moins, il me semble. Je ne sais plus ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas. Est-ce la visite de Vial qui a tout déclenché ? En un sens, oui. Mais si l’on ne croit pas au hasard, le drame a commencé deux ans plus tôt. En mars, justement !… C’est en mars que je me suis installé ici, avec Éliane. Nous arrivions d’Épinal.” Ce qui serait flatteur si le personnage ne manifestait à plusieurs reprises par la suite son désir de retourner “en Alsace”.

MERCREDI.

Épinal – Châtel-Nomexy (et retour). Roger Fisher, Daniel Shapiro, Gérer ses émotions, Robert Laffont, 2008.

Éphéméride. “Les enfants terribles

21 février [1930]

Dans le bas de la rue Pigalle, Moyses a fait jaillir de la roche montmartroise une nouvelle source de champagne : Les Enfants Terribles.

Au Grand Écart, on peut voir, à côté du vestiaire, un petit dessin encadré de Jean Cocteau; ce dessin représente un chasseur qui tient une grande feuille de papier sur laquelle est écrit :

“À Louis Moyses, Paris.

Puisque mes titres te servent de fétiches, je t’autorise à prendre Le Grand Écart…

Avec Les Enfants Terribles, la veine continue :

Moyses et les titres des romans de Cocteau sont aimés des Dieux.” (Pierre de Régnier, Chroniques d’un patachon : Paris 1930-1935)

JEUDI.

Lecture. Souvenirs dormants (Patrick Modiano, Gallimard, coll. nrf, 2017; 112 p., 14,50 €).

“Il m’a demandé “ce que je faisais dans la vie” et je lui ai répondu de manière évasive. Puis, comme si ce renseignement pouvait lui être utile, il m’a posé une question qui m’a surpris : “Vous habitez Paris ?” J’ai pensé qu’il n’avait pas toujours habité Paris. Geneviève Dalame m’avait dit qu’elle était née dans une ville des Vosges dont je ne sais plus si c’était Épinal ou Saint-Dié.” On note une forte présence spinalienne dans les lectures de cette semaine avec un peu plus de correction géographique chez Modiano que chez Boileau-Narcejac. À part ça, quoi de neuf chez Modiano ? Rien, la fabrique tourne parfaitement, la machine est bien huilée au point que l’auteur ne fait même plus semblant de s’encombrer d’une intrigue suivie. Les bribes lui suffisent, quelques noms, quelques adresses, quelques numéros de téléphone et voguent les souvenirs dans le flou qui est devenu son emblème. Il donne toujours quelques miettes à ceux qui s’intéresse aux traces de Gurdjieff et de Perec présentes dans son œuvre, ménage quelques ouvertures autobiographiques qui sont autant d’énigmes et l’affaire est faite. On pourrait s’en lasser, crier au procédé, à la redite, on a beau ne pas être dupe du personnage que Modiano lui-même s’est créé, rien n’y fait : la magie est toujours là.

Vie musicale. On est venu pour le concert de Volo et on se fait cueillir par la chorale du lycée local, invitée sur scène parce que la prof de musique copine avec l’organisatrice. Mœurs de province, dirait l’autre. Bon, Volo, les frères Volovitch, un duo secondé par un guitariste qui, de loin, ferait passer Keith Richards pour un bébé Guigoz et Renaud pour une communiante chlorotique. De la chanson française sans surprise (ils n’aiment pas Trump, ni Goldman Sachs et s’inquiètent pour la planète) bien jouée, sans artifices de mise en scène. Pas de reprise et c’est dommage – j’aime bien jauger les artistes par le choix et l’interprétation des reprises qu’ils s’autorisent.

VENDREDI.

Chronique d’un patachon. Concert tranquille donc hier soir mais entorse aux habitudes, coucher plus tardif. De plus, Lucie, rentrée un jour plus tôt que prévu, nous attendait au retour. Discussion nocturne, entorse aux habitudes, coucher encore plus tardif. Impossible de dormir, nuit éprouvante. Ce matin, en allant au boulot, j’ai l’impression de m’être roulé dans la boue pendant trois jours sous l’emprise de substances diverses aux Eurockéennes de Belfort. Il faut peu de chose, à nos âges, pour détraquer la machine.

Lecture. Histoires littéraires n° 59-60 (Du Lérot éditeur, juillet-décembre 2014; 326 p., 40 €).

Le texte et l’image.

Chaleur (Joseph Incardona, Finitude, 2016; 160 p., 15,50 €)

Un polar ayant pour cadre un championnat du monde de sauna en Finlande. Lu sur un quai de gare par une température de – 3° par goût du contraste.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Marques de lassitude onomastique.

783-min  783 (2)-min

Vosges Matin, 26 juin 2015 / Le Dauphiné libéré, 18 août 2015, document transmis par Hervé Bertin

 783 (3)-min

 bibliothèque de l’auteur

SAMEDI.

Films vus pendant la semaine. Un petit coin aux cieux (Cabin in the Sky, Vincente Minnelli, É.-U., 1943)

                                                               Ça s’est passé en plein jour (Es geschah am hellichten Tag, Ladislao Vajda, Suisse – R.F.A. – Espagne, 1958)

Grand Central (Rebecca Zlotowski, France – Autriche, 2013)

Lumière ! (Thierry Frémaux, France, 2016)

La Ballade de Narayama (Narayama bushitô, Shôhei Imamura, Japon, 1983)

Les Confessions (Le confessioni, Roberto Andò, Italie – France, 2016).

Football. SA Spinalien – Jura Sud 1 – 2.

L’Invent’Hair perd ses poils.

783 (4)-min  783 (5)-min

Lyon (Rhône), photo de Marc-Gabriel Malfant, 11 mars 2011 / Lauzach (Morbihan), photo du même, 22 avril 2017

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 6 décembre 2015. 101 km. (30110 km).

783 (7)-min

138 habitants

   Sur le côté de l’église, un parterre gazonné reçoit un obélisque en pierre moche. Des bas-reliefs compliqués (on devine un lion à cheval sur un casque) sont censés l’embellir. Les chrysanthèmes du 11 novembre (gerbe provenant de La porte de la forêt, à Darney) sont mal en point. Une plaque métallique à la mémoire de GABRIEL Henri est devenue presque entièrement illisible.

Hommage

Aux enfants de Parey-s/s-Montfort

Morts pour la Patrie

1914-1918

1940 – Gabriel MAGNIER 1907-1940 – 1945

   Gauche :

HURAUX Alfred

LIEBAUX Maurice

MAGNIER Maurice

JEANDEL Gaston

   Dos :

LOUVIOT Arsène

PASTEMPS Émile

   Droite :

THIEBAUT Georges

MULOT Lucien

MATHIEU Paul

GABRIEL René

              Poil et pellicule.

783 (8)-min

Black mic mac (Thomas Gilou, France, 1986)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

 

 

 

 

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