23 décembre 2018 – 819

LUNDI.

            Epinal – Châtel-Nomexy (et retour). William Shakespeare, Hamlet – Le Roi Lear, Folio, 1978.

MARDI.
            Vie des aptonymes.

819-min

Vosges Matin, 13 décembre 2018
MERCREDI.
                  Éphéméride. “Dimanche, 19 décembre [1937]
Dans une vie normale, ce qui m’est arrivé ces trois ou quatre dernières années devrait être, je ne dirai pas réjouissant, mais certainement pas atterrant. Grave, certes, mais utile précisément par sa gravité.
Perdre ma situation – Cuvantul; un homme à l’égard duquel je me sentais responsable – Nae Ionescu; plusieurs amis – Ghita Racoveanu, Haig, Marietta, Lilly, Nina et, enfin, le plus cher de tous, Mircea; tout perdre, absolument tout, voilà qui peut, à trente ans, ne pas être un désastre, mais une expérience de maturité.
Ne devrais-je pas être reconnaissant à la vie de faire le vide autour de moi, de me reprendre toutes les habitudes, toutes les commodités que j’avais accumulées avec le temps et de me replacer face au commencement, quand j’ai la lucidité de mes trente ans et non l’inconscience de mes vingt ans ? Ne devrais-je pas comprendre qu’une étape s’achève (et elle s’achève totalement, définitivement) et qu’une autre commence, qui me conduit vers d’autres gens, vers d’autres affections, vers un autre amour ? peut-être vers une autre solitude ?
Si, si. Mais il n’en sera pas ainsi, car il est une chose, une seule, qui rend mon destin sans issue. Alors que tout le reste pourrait être rebâti.” (Mihail Sebastian, Journal 1935-1944)
                  Lecture. Journal d’un négrier au XVIIIe siècle (Capitaine William Snelgrave, 1735 pour l’édition originale, traduit de l’anglais par A. Fr. D. de Coulange, rééd. Gallimard, coll. Témoins, 2008; 256 p., 19 €).
                                “Nouvelle relation  de quelques endroits de Guinée et du commerce d’esclaves qu’on y fait (1704-1735)”
                                Les quelques pages qui présentent de l’intérêt sont celles que Snelgrave consacre à la façon dont il achète et transporte les esclaves à partir de la côte de Guinée. On a là un exemple de ce que Pierre Gilbert appelle, dans son introduction, une “littérature de justification”. En 1735, en effet, les protestations concernant ce genre de commerce ont commencé à s’élever et l’auteur se sent obligé d’y répondre en présentant ses arguments : les Nègres achetés sont déjà captifs, prisonniers de guerre pour la plupart, le commerce sauve la vie à quantité d’entre eux, ils sont appelés à mener une vie plus paisible que celle qu’ils ont connue jusqu’alors, etc. Cependant, le récit qu’il fait des mutineries qu’il a eu à combattre sur ses bateaux vient à l’encontre de la plupart de ses arguments. Le reste du livre, consacré au récit de ses démêlés avec les autorités locales et avec les pirates, est raconté dans un style plat, au moyen de phrases interminables qui ôtent toute saveur à des aventures pourtant peu communes.
VENDREDI.
                  Le cabinet de curiosités du notulographe. Malfantômas.
819 (2)-min  819 (1)-min
Autoportraits hétérocéphales, Marc-Gabriel Malfant, 2 septembre 2015 / 19 mai 2018
SAMEDI.
              Films vus. Angoisse (Experiment Perilous, Jacques Tourneur, É.-U., 1944)
                               Les Têtes de l’emploi (Alexandre Charlot & Franck Magnier, France, 2016)
                               Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (François Dupeyron, France, 2003)
                               Nos patriotes (Gérard Le Bomin, France – Belgique, 2017)
                               La Fille sur le pont (Patrice Leconte, France, 1999)
                               Le Semeur (Marine Francen, France – Belgique, 2017)
                               Détour (Detour, Edgar G. Ulmer, É.-U., 1945).
              L’Invent’Hair perd ses poils.
819 (3)-min  819 (4)-min
Nantua (Ain), photo de Marc-Gabriel Malfant, 4 avril 2011 / Florac (Lozère), photo du même, 21 septembre 2014
              IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 29 octobre 2017. 140 km. (32912 km).
819 (7)-min
160 habitants

   Le monument est au pied de l’église, au bord de la rue principale. Une statue de métal signée Charles Breton montre un Poilu enserrant un drapeau. Les noms sont inscrits sur un muret en demi-cercle interrompu en son milieu par la flèche de granit gris. En arrière-plan, une plaque gravée portant des inscriptions en latin, provenant sans doute de l’intérieur de l’église; derrière encore, un mât et un drapeau tricolore; en avancée et sur les côtés, les noms des victimes de 1939-1945.

819 (6)-min

1914-1918

Raon sur Plaine

À ses enfants

Morts pour la France

   Gauche :

ROUSSELLE Gaston Lieutenant

LENSEIGNIES Théodore Adjudant

ROY Georges « 

CLEMENT Charles Sous-officier

COLIN Gustave « 

COLTAT Alphonse « 

RECEVEUR Louis « 

CLEMENT Paul Caporal

VIBERT Henri Brigadier

   Droite :

BARREL Émile Soldat

EVRARD Émile « 

EVRARD Paul « 

FREMIOT Joseph « 

GRÉGOIRE Joseph « 

JACQUOT Maurice « 

PIERRON Aimé « 

SISTEL Paul « 

THIRIET Émile « 

VIBERT Paul « 

GRANCHER « 

              Poil & pellicule.
819 (5)-min
La Religieuse (Guillaume Nicloux, France – Allemagne – Belgique, 2013)
Bon dimanche,
Philippe DIDION
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