10 février 2019 – 825

DIMANCHE.
                   Courriel. Une demande de désabonnement aux notules.
                   Lecture. Schnock n° 23 (La Tengo, juin 2017; 176 p., 14,50 €).
                                 Charles Aznavour.
                                 La Nouvelle Revue française n° 625 (Gallimard, juillet 2017; 160 p., 15 €).
                                 Extrait de l’éditorial de Michel Crépu (à propos de Raymond Queneau) : “Il n’y a pas d’école, ni de diplôme pour devenir critique littéraire, encore moins notulier. L’art d’écrire une notule est une école d’humour et d’humilité.” Ici, on dit “notulographe” plutôt que “notulier” mais on souscrit.
LUNDI.
            Courriel. Une demande d’abonnement aux notules.
MERCREDI.
                  Éphéméride. “Vendredi 6 février 1920
Nous descendons au Concert Classique. En voiture elle raconte :
Jean Cocteau fait une pièce qui s’appelle La Vache sur le toit. C’est fou de génie. Personne ne comprendra. Lucien Daudet se réunit avec lui et des amis deux fois par semaine à Montmartre pour passer la soirée. Ils s’amusent. Ils marchent sur la tête positivement. Puis ils se grisent. L’autre jour, ils ont mis Lucien dans les W.C., la tête dans la lunette. Il s’y est réveillé le matin, dans cette position. Cocteau rentre à 4 heures du matin et reçoit un savon de sa mère. Le lendemain Bonne-maman qui habite dans la maison (10 rue d’Anjou) apprend tout par les détails. Se griser, c’est la grande mode aujourd’hui, depuis la guerre. Les jeunes gens les plus raffinés s’adonnent à ce sport.
Ainsi parla Mademoiselle Bischoffsheim.” (Ferdinand Bac, Livre journal 1920)
JEUDI.
          Lecture. Sur un mauvais adieu (The Wrong Side of Goodbye, Michael Connelly, Little, Brown & Company, New York, 2016 pour l’édition originale; Calmann-Lévy, coll. Robert Pépin présente…, 2018 pour la traduction française, traduit de l’américain par Robert Pépin; 450 p., 21,90 €).
                        Une des raisons de l’imparable efficacité des polars de Michael Connelly, et je la découvre seulement après avoir lu son vingt-sixième livre, c’est que le récit ne s’écarte jamais du personnage principal. Pas de montage parallèle, pas de multiplicité des points de vue, pas d’ellipse, pas de fioritures poétiques : Harry Bosch est le héros de l’histoire et il n’y en a que pour lui. Le lecteur colle au personnage, progresse avec lui, n’est jamais mis à l’écart par un auteur qui jouerait au plus malin, ce qui lui permet de ne pas être désarçonné par la complexité des intrigues. Car, et c’est un autre de ses atouts, Connelly connaît tous les aspects du monde policier et judiciaire de son pays et parvient à promener son lecteur sans le perdre dans ce labyrinthe. Dans le genre, il n’a pas de concurrent.
VENDREDI.
                  Le cabinet de curiosités du notulographe. Richesses érotiques et politiques de la boulangerie française.

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Saint-Gilles (Gard), photo de Sylvie Mura, 10 juillet 2016 / Montreuil (Seine-Saint-Denis), photo d’Alain Girard-Daudon, 11 mars 2017
SAMEDI.
              Films vus. Assaut (Assault on Precinct 13, John Carpenter, É.-U., 1976)
                               Momo (Vincent Lobelle & Sébastien Thiery, France – Belgique, 2017)
                               Le Derrière (Valérie Lemercier, France, 1999)*
                               Stars 80, la suite (Thomas Langmann, France, 2017)
                               Shining (The Shining, Stanley Kubrick, R.-U. – É.-U., 1980)**
                               La Carrière de Suzanne (Éric Rohmer, France, 1963)
                               La Boulangère de Monceau (Éric Rohmer, France, 1963)
                               Une saison en France (Mahamat-Saleh Haroun, France, 2017).
* La réalisatrice n’y est pour rien mais il est curieux de constater l’évolution politique de deux des acteurs principaux de son film, Dieudonné et Franck de la Personne.
** Revu, et j’y tenais, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), dans la salle même où je l’avais vu pour la première fois, à l’occasion de sa sortie en 1980. À l’époque, je n’avais pas remarqué que les mots “The end” apparaissaient non pas à la suite de la dernière image mais à la fin du générique. Il faudrait vérifier si Kubrick a eu cette heureuse initiative pour ses autres films.
              Football. SA Spinalien – Lille B 3 – 2.
              L’Invent’Hair perd ses poils.
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Paris (Seine), boulevard Haussmann, photo de Christiane Larocca, 4 avril 2011 / Semur-en-Auxois (Côte-d’Or), photo de Thierry Vohl, 29 septembre 2013
              IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 3 décembre 2017. 130 km. (33150 km).
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450 habitants

   Pas de monument aux morts, les morts locaux figurent sur celui de Bertrimoutier. Ceux de 14 j’entends, car ceux de la guerre de 1939-1945 ont droit à une stèle récente.

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              Poil et pellicule.
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Life (Anton Corbijn, R.-U. – Allemagne – Canada – Australie – É.-U., 2015)
Bon dimanche,
Philippe DIDION
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