10 mars 2019 – 829

MERCREDI.
                  Éphéméride. “6 mars [1951] .”Dot, Francis et moi avons passé la matinée à nettoyer et à organiser les placards. Il nous a fallu plus d’une demi-heure pour marcher jusqu’à l’auberge, en sueur sous la chaleur. Épuisée mais ne voulant pas que Dot s’attelle toute seule au dîner, j’ai essayé de l’aider un peu à la cuisine, jusqu’à ce que Francis nous prie de nous reposer pour ne pas nous rendre malades. J’étais très déprimée, comme lui.” (Katherine Biddle, Journal 1940-1970)
                  Lecture. Les Chemins de la haine (Long Way Home, Eva Dolan, 2014 pour l’édition originale, Liana Levi, 2018 pour la traduction française, rééd. Points Policier P 4918, 2019 ; traduit de l’anglais par Lise Garond ; 528 p,, 8,30 €).
                               Quand il est passé, à la rentrée de septembre, de RTL à Europe 1, l’excellent Bernard Poirette a emporté avec lui sa chronique hebdomadaire consacrée au roman policier. Elle s’appelait « C’est à lire », aujourd’hui, c’est « Le polar de Poirette » mais le contenu n’a pas changé. Poirette s’y montre souvent de bon conseil, mais il n’est pas infaillible. On peut se demander ce qui a suscité son enthousiasme devant ces Chemins de la haine, chroniqués en février dernier. Eva Dolan imagine une enquête sur la mort d’un travailleur clandestin étranger brûlé vif dans l’abri de jardin qui lui servait de refuge. L’histoire se passe dans une ville de province, Peterborough, qui rassemble tous les aspects sinistres de l’Angleterre d’aujourd’hui : immigration, racisme, délinquance, violence, chômage, pauvreté, aucun personnage n’est épargné par l’un de ces fléaux, à part les deux enquêteurs. C’est vite caricatural, et c’est vite répétitif, filandreux, long, beaucoup trop long. Samedi, avouant à demi-mot son erreur, Poirette a dit que le deuxième roman d’Eva Dolan, qui vient de sortir, était de loin supérieur au premier. On ne demande qu’à le croire.
VENDREDI.
                  Vie en raccourci. Dans le 7 heures 43, une gendarme de la brigade cynophile envoie son molosse baveux renifler mon cartable. De retour at home, je trouve au courrier une lettre de la mutuelle dont je dépends m’invitant à un “forum séniors”. Le matin, je suis un jeune drogué, le soir, un vieillard. Ça va vite.
                  Lecture. L’Été circulaire (Marion Brunet, Albin Michel, 2018; 270 p., 18 €).
                                Roman sélectionné pour le Prix René-Fallet 2019.
                  Le cabinet de curiosités du notulographe. Pointures.

829-min  829 (2)-min

Salins-les-Bains (Jura), photo de Jean-Damien Poncet, 21 août 2017 / Le Havre (Seine-Inférieure), photo du même, 19 mai 2018
SAMEDI.
              Films vus. Le Garde du corps (François Leterrier, France, 1984)
                               The Passenger (Jaume Collet-Serra, France – É.-U., 2018)
                               L’Extravagant Mr. Ruggles (Ruggles of Red Gap, Leo McCarey, É.-U., 1935)
                               Les Aventures de Spirou et Fantasio (Alexandre Coffre, France – Belgique, 2018)
                               Libre comme le vent (Saddle the Wind, Robert Parrish, É.-U., 1958)
                               Carnivores (Jérémie & Yannick Renier, France – Belgique, 2018)
                               Rain Man (Barry Levinson, É.-U., 1988).
              L’Invent’Hair perd ses poils.
829 (1)-min  829 (3)-min
Pipriac (Ille-et-Vilaine), photo de Philippe de Jonckheere, 10 avril 2011 / Paris (Seine), rue René-Boulanger, photo de Sylvie Mura, 17 septembre 2016
              IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 18 janvier 2018. 56 km. (33508 km).
829 (5)-min
331 habitants

   Je me dépêche, il fait un temps exécrable et je ne veux pas m’attarder ici, je connais trop de monde. Je travaillerai à partir des photos, elles aussi prises à la hâte. Résultat : l’une est floue et rend les noms difficiles à lire et à retranscrire, source d’erreurs possibles. Le monument est sur le côté de l’église, en surplomb de la rue qui descend vers la Mairie. Les ogives d’obus, habituellement au sol, sont ici sur une corniche qui sépare la base de la flèche.

829 (4)-min

Aux enfants

de

Rehaincourt

Morts

Pour la France

Pro Deo

Et Patria

Semper

   Droite :

1916

HUMBERT Georges

?OINE Alphonse

NOLL Auguste

TERRAUX Jean

1917

MOREL Georges

PIERRON Xavier

VOITOT Auguste

1918

BROCART Paul

COSSERAT Émile

MICHEL Delphin

ROL Hyacinthe

VARRIER Charles

   Gauche :

1914

BRABAN Jacques

LAURENT Antoine

ROCHET Paul

1915

ANTOINE Léon

BOURGON Émile

CHOLEZ Aimé

DANYS Henri

GORIDAT Joseph

JACQUETTE Maximilien

MOREL Paul

THOMAS Henri

VILLAUME Henri

   Plus bas dans le village, un monument plus massif et plus récent rappelle un épisode tragique de la Seconde Guerre mondiale qui fit l’objet d’un ouvrage sur lequel j’eus pour la première fois le plaisir de lire mon nom imprimé (j’en avais seulement corrigé les épreuves) : Rehaincourt septembre 1944 – Mai 1945 : Chronique d’une population déchirée (Christian Remy, Imprima, 1995).

829 (7)-min  829 (6)-min

              Poil et pellicule.

829 (8)-min

Joy (David O. Russell, É.-U., 2015)

Bon dimanche,
Philippe DIDION
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