5 mai 2019 – 836

MERCREDI.

                  Éphéméride. “1er mai [1966]

Sauguet, après avoir vu la pièce de Genet, qui scandalise par sa scatologie le Tout-Paris (même des dames peu bégueules comme Marie-Laure et Louise de Vilmorin) ainsi que les anciens d’Indochine et d’Algérie, Sauguet dit donc en sortant : “Ce ne sont pas les Paravents, plutôt les parapets.”

La bonne de D. laisse traîner une lettre qui commence par cette phrase : “Ce matin, j’ai fait une merde si bleue que ça m’a donné envie de t’écrire.” (Mathieu Galey, Journal intégral 1953-1986)

                  Lecture. Son dernier coup d’archet (His Last Bow, Arthur Conan Doyle, éditions John Murray, 1917 pour l’édition originale, in Les Aventures de Sherlock Holmes” vol. 3, nouvelle traduction d’Éric Wittersheim, édition bilingue, Omnibus 2007; 1084 p., 23,50 €).
                                Conan Doyle écrira encore des histoires mettant en scène Sherlock Holmes mais la nouvelle qui donne son titre à ce recueil semble bien être celle qui relate sa dernière enquête : elle se déroule à l’heure de la déclaration de guerre, en août 1914, et le détective retraité, qui s’occupe de ses abeilles dans la campagne anglaise, y reprend du service pour des raisons évidemment patriotiques. Watson est présent mais, fait nouveau, il ne raconte pas l’histoire, prise en charge par un narrateur anonyme. Les nouvelles qui précèdent celle-ci sont d’intérêt inégal mais l’une d’elles a le mérite de mettre en lumière Mycroft, le frère de Sherlock.
VENDREDI.
                  Lecture. La Nuit introuvable (Gabrielle Tuloup, éditions Philippe Rey, 2018; 160 p., 16 €).
                                Roman sélectionné pour le Prix René-Fallet 2019.
                 Football. SA Spinalien – Sedan 0 – 2.
                 Le cabinet de curiosités du notulographe. Niaiserie et petite enfance.

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Dinozé (Vosges), photo de l’auteur, 30 avril 2017 / Étain (Meuse), photo de Jean-François Fournié, 26 juin 2018
SAMEDI.
              Films vus. Plus beau que moi, tu meurs (Philippe Clair, France, 1982)
                               Les Lois de l’hospitalité (Our Hospitality, John G. Blystone & Buster Keaton, É.-U., 1923)
                               1900 (Novocento, Bernardo Bertolucci, Italie – France – R.F.A.)
                               L’Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (The Young and Prodigious T.S. Spivet, Jean-Pierre Jeunet, France – Canada, 2013).
              Vie météorologique. Un peu de neige sur les coups de midi. Je descendrais bien marcher contre le réchauffement climatique mais il fait vraiment trop froid.
              L’Invent’Hair perd ses poils.
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Marguerittes (Gard), photo de Marc-Gabriel Malfant, 12 avril 2011 / Rennes (Ille-et-Vilaine), photo de Bernard Bretonnière, 9 novembre 2011
              IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 17 février 2018. 57 km. (33 788 km).
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7 774 habitants

   L’obélisque imposant se dresse au sommet d’un tertre semé de bruyère qui domine le cimetière. La partie supérieure est percée d’espèces de meurtrières, deux par côté. Il faut dire que c’est le premier monument creux que je rencontre : il renferme une crypte fermée par une porte métallique qui n’est pas n’importe quelle porte : « Réalisée en 1923, la porte du Monument aux morts est la première œuvre officielle de Jean Prouvé (1901-1984) célèbre architecte et styliste nancéien », dit une plaque apposée sur le côté. La face avant, que l’on découvre depuis une volée de marches, est ornée de deux personnages en haut-relief dont le coude extérieur repose sur des plaques représentant des glaives pointés vers le sol. Entre eux, les armes de la ville. Sur les autres faces, des casques et des couronnes mortuaires, là aussi en haut-relief. Plusieurs signatures sont présentes : “E.J. Bachelet Statuaire – Paris” sur une face, “H.V. Antoine Architecte Nancy” et “F. Duday Entrepreneur – Saint-Dié” sur une autre. Sans oublier les “Plaques de granit et gravure / Érection 1951 / MR Jean-Marie Grenier Maire / MR Pierre Piaget Architecte / ETS E. Thomas à Vittel”. Les noms sont distribués sur les plaques en question sur toutes les faces de l’obélisque. Pour la Guerre de 14, ils vont d’ADOLFI Charles à ZUSSY Charles.

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Remiremont

À ses grands morts

Gloire Souvenir

   Le 27 octobre 2015, à l’occasion d’une cérémonie qui se tenait dans l’église de la ville, j’avais pu photographier le monument religieux qu’elle contenait.

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              Poil et plume. Les femmes se font des mèches pour se persuader qu’elles sont des bombes.” (Olivier Hervy, Formulaire)

Bon dimanche,
Philippe DIDION

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