16 juin 2019 – 840

N.B. Le prochain numéro des notules sera servi le dimanche 7 juillet 2019.

DIMANCHE.

Vie en Vosges. J’effectue ma première promenade kantienne de la saison autour de Saint-Jean-du-Marché.

LUNDI.

Lecture. Qui a peur d’Ed Garpo ? (Fred Kassak, Le Masque n° 2241, 1995, rééd. in “Romans humoristiques”, Le Masque, coll. Intégrales, 2003; 800 p., s.p.m.).

Nouvelles.

MARDI.

Lecture. Le Plancher de Jeannot (Ingrid Thobois, Buchet/Chastel, coll. Qui vive, 2015; 82 p., 9 €).

Bien connu des amateurs d’art brut, le plancher de Jeannot a été découvert en 1993 dans une ferme du sud-ouest de la France. Un paysan y avait tracé au poinçon un long texte énigmatique alors qu’il vivait reclus et privé de nourriture dans cette ferme, auprès du cadavre de sa mère enseveli sous l’escalier. On sait peu de choses sur Jeannot : un service militaire en Algérie, un père suicidé, une sœur qu’Ingrid Thobois choisit de faire parler. Elle s’adresse ici à son frère dans un texte qui est plus poétique qu’informatif mais le but n’est pas d’éclairer un mystère sur lequel tout le monde s’est cassé les dents. Le plancher de Jeannot est aujourd’hui visible à proximité de l’hôpital Sainte-Anne, à Paris.

MERCREDI.

Éphéméride. “5 juin

* Balzac reçoit son brevet d’imprimeur.

* J.-S. Bach pose sa candidature au poste de Cantor de Leipzig, malgré la préférence que le conseil manifeste ostensiblement pour Telemann.

* Commentant son rêve du 28 mai, Madame Guyon dit que la vallée se trouve à mi-hauteur de la montagne où, plus on descend plus on monte, alors que dans la chambre, on s’apprivoise en simplicité.

* Il a neigé, ce matin, sur l’herbe verte de Lans.” (Michelle Grangaud, Calendrier des poètes : Année folle I)

VENDREDI.

Vie littéraire. “Le surréaliste luciférien surgi des oubliettes.” C’est sous ce titre que Le Monde des livres publie un article bien documenté sur notre réédition d’Espis de Gengenbach. Fasse le ciel que ce prestigieux éclairage profite à l’Ernest et à ses œuvres.

Lecture. Les Incurables (The Incurables, Jon Bassoff, 2015 pour l’édition originale, Gallmeister, coll. Americana, 2018 pour la traduction française, traduit de l’américain par Anatole Pons; 240 p., 21,80 €).

Le cabinet de curiosités du notulographe. Halte aux cadences infernales à La Bâthie (Savoie), photo de Sylvie Mura, 1er novembre 2017.

840-min

SAMEDI.

Films vus. Les Plages d’Agnès (Agnès Varda, France, 2008)

On fait comme on a dit (Philippe Bérenger, France, 2000)

L’Affaire Rachel Singer (The Debt, John Madden, É.-U. – R.-U. – Hongrie – Israël, 2010)

Un homme et une femme, 20 ans déjà (Claude Lelouch, France, 1986)

Haute voltige (Entrapment, Jon Amiel, É.-U. – R.-U. – Allemagne, 1999)

Despierta (court métrage, Christian Avilés, Espagne, 2013)

Le Jeune Ahmed (Jean-Pierre & Luc Dardenne, Belgique – France, 2019).

L’Invent’Hair perd ses poils.

840 (3)-min  840 (2)-min

Toulouges (Pyrénées-Orientales), photo de Marc-Gabriel Malfant, 15 avril 2011 / Druelle (Aveyron), photo du même, 12 mars 2013

              Poil et pellicule.

840 (4)-min

 Mon Führer – La Vraie Véritable Histoire d’Adolf Hitler (Mein Führer – Die wirklich wahrste Wahrheit über Adolf Hitler, Dani Levy, Allemagne, 2007)

Vie littéraire. À Jaligny-sur-Besbre (Allier), on fête les 30 ans du Prix René-Fallet. On a édité une plaquette pour l’occasion et j’ai plaisir de voir que ma contribution a été retenue et que je suis voisin de sommaire de Serge Joncour et d’Agathe Fallet. Avec Agathe, je poursuis viva voce une conversation entamée par lettres au sujet de Roger Riffard, un auteur devenu introuvable et que j’aimerais beaucoup lire.

LUNDI.

Vie littéraire. Je boucle et envoie à la mise en pages le Bulletin de l’Association Georges Perec n° 74.

Lecture. La Vie devant soi (Émile Ajar, Mercure de France, 1975, rééd. in « Romain Gary – Émile Ajar, Légendes du je », Gallimard, coll. Quarto, édition établie et présentée par Mireille Sacotte; 1428 p., 29,90 €).

MARDI.

            Lecture. Snouk ou Le Rendez-vous des enfants prodiges (Pierre Véry, 1957, in « Les Intégrales du Masque », tome 1, Librairie des Champs-Élysées, 1992; 1024 p., s.p.m.).

Pièce radiophonique.

MERCREDI.

Éphéméride. “12 juin [1892] : Je serais le Menechme d’Ernest Hello. Bloy et plusieurs autres l’affirment. Il n’y a pas selon eux de réalité plus effrayante que notre ressemblance. Vu dans l’espace disait Bloy, Hello faisait penser au Paralytique de la piscine de Bethsaïda guéri par une parole de notre Sauveur, et il avait toujours l’air de porter son lit. Hello, était, en effet, très voûté et paraissait légèrement bossu. J’aurais démonté le lit pour en faire un chevalet de dimension, “installé aux plus brûlantes caves de l’Enfer”.

La vraie tombe d’Hello, assure-t-il, est certainement vide.

On m’a dit également que je ressemblais à François Coppée (!!!). Je n’hésite pas. Je préfère Hello !

Il faudrait être inconscient comme une brute ou un demi-dieu pour se complaire à tout ce qui vient de là.” (Henry de Groux, Journal)

JEUDI.

Épinal – Châtel-Nomexy (et retour). Arnaldur Indridason, La Femme en vert, Points, 2007.

Lecture. La Grande Descente (Roger Riffard, Julliard, 1954; 192 p., S.P.).

Quand j’ai confié à Agathe Fallet mon désir de lire La Grande Descente avant d’entamer la mienne, elle a fait diligence : à Jaligny, elle m’en a apporté un exemplaire. Et pas n’importe lequel : celui de René Fallet, un service de presse à partir duquel il avait écrit sa critique dans Le Canard enchaîné. Je ne sais pas si quelqu’un avait souligné le talent de Riffard avant Fallet, toujours est-il que celui-ci prit celui-là sous son aile, le présenta à Brassens, l’emmena à Jaligny, l’entoura de son amitié jusqu’à une brouille dont Agathe me révéla les raisons. La période littéraire de Riffard fut brève et obscure, deux titres, pas plus, mais il fit ensuite une carrière de chanteur et d’acteur. Brassens, pas gêné par le fait que Riffard chantait faux comme pas permis, le prit dans ses premières parties et l’emmena en tournée. Bertrand Blier et d’autres le firent tourner, la plupart du temps dans des rôles minuscules mais nombreux : j’ai vu Roger Riffard dans 16 films réalisés entre 1967 (Un idiot à Paris de Serge Korber) et 1981 (Pétrole ! Pétrole ! de Christian Gion). Pour en revenir à La Grande Descente, il n’y a pas à s’étonner de l’intérêt de Fallet. Il y a en effet dans cette histoire de règlements de comptes entre cheminots (un métier qu’exerça Roger Riffard) une grande similitude avec les thèmes abordés dans Banlieue sud-est : l’amitié, le monde ouvrier, les amours simples, la poésie urbaine, les virées à la campagne. Le tout enveloppé dans une noirceur populiste qu’on retrouvera deux ans plus tard dans La Grande Ceinture, roman de Fallet qu’on dirait, cette fois, inspiré de Riffard.

840 (7)-min

VENDREDI.

Épinal – Châtel-Nomexy (et retour). Elena Ferrante, L’Amie prodigieuse, Folio, 2016.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Bilinguisme commercial.

840 (5)-min  840 (6)-min

Aubusson (Creuse), 1er août 2018 / Paris (Seine), boulevard de Rochechouart, 19 août 2015, photos de l’auteur

SAMEDI.

Vie littéraire. Arrivée du Bulletin de l’Association Georges Perec n° 74, pour la première fois en version dématérialisée. Il faut que je l’imprime de suite sinon ce sera le premier de mes textes que je ne lirai jamais.

Films vus. Inside Llewyn Davis (Ethan & Joel Coen, É.-U. – R.-U. – France, 2013)

… Sans laisser d’adresse (Jean-Paul Le Chanois, France, 1951)

  L’Arbre, le Maire et la Médiathèque (Éric Rohmer, France, 1993)

  Parfait amour ! (Catherine Breillat, France, 1996)

  Projection privée (François Leterrier, France, 1973)

  Nous finirons ensemble (Guillaume Canet, France – Belgique, 2019)

Zazie dans le métro (Louis Malle, France, 1960).

L’Invent’Hair perd ses poils.

840 (8)-min  840 (9)-min

Toulouges (Pyrénées-Orientales), photo de Marc-Gabriel Malfant, 15 avril 2011 / Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne), photo d’Antoine Fetet, 3 août 2011

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 2 avril 2018. 27 km. (34 135 km).

840 (11)-min

116 habitants

      Une plaque est fixée contre un gros rocher posé sur l’herbe, derrière la Mairie. Elle a l’apparence du marbre mais c’est du bois compressé recouvert de plastique.

840 (1)-min

Renauvoid

Morts pour la France

1914-1918

BLAUDEZ Albert

BRIOT Roger

CAUVE Justin

CARETTE Louis

CHARLES Louis

GERARDIN Joseph

GRANDMAIRE Charles

SEGUIN Jean

1939-1945

MANGIN Robert

              Poil royal.

840 (10)-min

Lyon (Rhône)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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