25 août 2019 – 846

DIMANCHE.

Bestiolaire de Saint-Maurice-sur-Mortagne (Vosges). Identification d’un Criquet ensanglanté.

LUNDI.

Vie médiatique. Long entretien avec une journaliste de Vosges Matin au sujet de la réédition d’Espis. Exercice un peu périlleux dans la mesure où la dame n’a pas lu le livre et ne sait rien de Gengenbach. Mais on est là pour ouvrir des portes et, qui sait, amener des lecteurs à l’Ernest.

MARDI.

Lecture. Tous les Mayas sont bons (High Adventure, Donald Westlake, Mysterious Press, 1985 pour l’édition originale, Payot & Rivages, coll. Rivages/Noir, 2018 pour la traduction française, traduit de l’américain par Nicolas Bondil; 416 p., 22,50 €).

Dans les 500 premiers numéros de la Série noire (j’ai passé près de vingt ans à en établir l’atlas, il faut bien que ça serve de temps en temps), le Bélize apparaît une fois et une seule, sous son ancien nom colonial. C’est au détour d’une phrase, quand un personnage du nom de Mike Belen trouve une lettre provenant d’une “entreprise de travaux publics à Belize, Honduras britannique…” (Charles Williams, Peaux de bananes, n° 294, 1954). Donald Westlake consacre, lui, plus de 400 pages à ce petit état qui sert de cadre à son roman exotique. C’est un Westlake aventurier plus que policier, écrit manifestement pour des raisons alimentaires. On n’y trouve que rarement la patte humoristique de l’auteur mais il a suffisamment de métier pour emballer son récit de façon plaisante. Et puis, pour le Bélize, ce n’est pas rien.

MERCREDI.

Éphéméride. “Samedi 21 août 1982

Réveil à 6 heures 30. Toujours mal à la tête au réveil. J’ignore combien de temps tout cela va durer. Vivement le retour du Dr Valarché.

Hier soir, à la télé, dans une émission consacrée à l’histoire du cinéma, on passait un extrait de La Fête à Henriette, de Duvivier et Henri Jeanson.

Je ne l’ai pas regardé.

La Fête à Henriette évoque pour moi des souvenirs affreux liés à la mort de Paulette. Un jour, je m’expliquerai peut-être plus longuement là-dessus. Je n’ai pas assez de sang-froid pour le faire aujourd’hui.” (Léo Malet, Journal secret)

Lecture. Bénia Krik (Benia Krik, Isaac Babel, Krasnaïa Nov n° 6, 1926 pour l’édition originale, traduit du russe par Sophie Benech, in « Œuvres complètes », Le Bruit du temps, 2011; 1312 p., 39 €).

Scénario d’un film écrit pour Sergueï Eisenstein, projet inabouti.

JEUDI.

Brèves de trottoir.

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VENDREDI.

Théâtre. On donne cet été La Vie est un rêve, de Calderón, au Théâtre du peuple de Bussang. Pour la première fois, je ressens un peu de déception devant le spectacle qui m’a semblé laborieux. Le texte est difficile, même dans la nouvelle traduction de Denise Laroutis, et la mise en scène, peu inventive, ne parvient pas à l’éclairer. L’interprétation est moyenne, à l’exception de deux acteurs qui sortent du lot, la diction souvent approximative. Heureusement l’ouverture du fond de scène est toujours un moment magique et le plaisir de retrouver les N. pour le partager toujours vif.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Garages bucoliques en Creuse, photos de l’auteur.

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Ajain, 27 juillet 2018 / Guéret, 28 juillet 2018

SAMEDI.

Films vus. The Rider (Chloé Zhao, É.-U., 2017)

Hitcher (The Hitcher, Dave Meyers, É.-U., 2007)

Parfum fraise (court métrage, Alix Arrault, Samuel Klughertz, Martin Hurmane, Jules Rigolle, France 2017)

Perdrix (Erwan Le Duc, France, 2019)

Paris vu par… (Claude Chabrol, Jean Douchet, Jean-Luc Godard, Jean-Daniel Pollet, Éric Rohmer, Jean Rouch, France, 1965)

L’Amour est une fête (Cédric Anger, France – Belgique, 2018)

La Brindille (Emmanuelle Millet, France, 2011).

L’Invent’Hair perd ses poils.

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Paris (Seine), avenue Daumesnil, photo de Philippe de Jonckheere, 30 avril 2011 / Lussac-les-Châteaux (Vienne), photo de Jean-Christophe Soum-Fontez, 27 juillet 2015

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 21 mai 2018. 97 km. (34 500 km).

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708 habitants

   Le monument de granit gris se dresse sur une esplanade qui domine le village. Pointés en direction de la vallée, deux crapouillots, séparés par quatre douilles d’obus. Le parterre est circulaire, couvert de sable grossier. La flèche est au centre d’un carré gravillonné, encadré d’une chaîne métallique. Sur trois côtés, des trépieds métalliques appelés à recevoir des couronnes. Deux compositions florales défraîchies sont restées au pied du monument, l’une de la Commune de Rochesson, l’autre de la Légion Vosgienne, devant une plaque portant les noms des victimes de 1939-1945. Un drapeau tricolore au sommet d’un mât, des bancs et des buis en boule complètent le tableau.

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Pro Patria

Rochesson

À ses enfants

Morts pour la France

   Droite : 1914 : 11 noms de LAURENT Nicolas à VAXELAIRE Eugène

1915 : 10 noms de THOMAS Ernest à PIERRON Nicolas

Gauche : 1916 : 13 noms de TISSERANT Louis à CLAUDEL Joseph

1917 : 4 noms de MOUGIN Désiré à SIMONETTA Antoine

Dos : 1918 : 10 noms de MARCHAL Julien à LAURENT Joseph

1919 : 2 noms : THOMAS Eugène et PARISOT Louis

Poil et plume. “Je ne cherche pas à trop me mélanger avec l’indigène. Je fais ce qu’il faut, mais je n’en remets pas. Par exemple, je fréquente le coiffeur pour de petites tailles de gentleman, quoique personnellement je préfère et de beaucoup garder mes poils à la Tolstoï. Enfin je nage. Et pas mal.” (Jean Giono, Les Grands Chemins)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

 

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