9 février 2020 – 868

UNDI.

           Lecture. Les Roses de la nuit (Daudarósir, Arnaldur Indridason, Forlagid, 1998 pour l’édition originale, Métailié, coll. Bibliothèque nordique/Noir, 2019 pour la traduction française, traduit de l’islandais par Éric Boury; 254 p., 21 €).
                         C’est la quatorzième aventure du commissaire Erlendur traduite en français mais la deuxième dans l’ordre chronologique. Erlendur y est déjà présenté comme un quinquagénaire et a déjà ses traits physiques et moraux, qui ne bougeront plus. Son enquête criminelle, c’est aussi une constante, est ancrée dans l’histoire de son pays et liée à l’évolution de celui-ci : l’américanisation de l’Islande est en marche, elle se marque par des changements qui affectent aussi bien le langage que la démographie, sans oublier les mœurs avec l’apparition d’une criminalité à laquelle la police n’est pas habituée. Dans ce contexte Erlendur apparaît comme un bloc de résistance, un témoignage du passé, des traditions, comme tout bon héros il gagne toujours à la fin mais ses jours sont comptés.
                         Vie et mort d’Émile Ajar (Romain Gary, Gallimard, 1981, rééd. in « Romain Gary – Émile Ajar, Légendes du je », Gallimard, coll. Quarto, édition établie et présentée par Mireille Sacotte; 1428 p., 29,90 €).
MERCREDI.
                  Éphéméride. “Jeudi 5 [février 1948] IL Y A UN AN………………….
j’étais plus heureux qu’aujourd’hui. J’y repense tout tristement. Un an… 5 février 47… Depuis, quels échelons… La demi-gloire, une demi-aisance paresseuse, des petites joies, des misères et des misères d’elle, un grand plat. Combien j’étais heureux voici un an et quel minable anniversaire, sans amour pour nulle, même pour elle. Et je me fais du lard en m’en allant du coeur comme d’autres s’en vont de la caisse.” (René Fallet, Carnets de jeunesse 2, 9 août 1947 – 2 août 1948)
JEUDI.
          Lecture. Les Yeux de la nuit (Night Has a Thousand Eyes, William Irish, 1945 pour l’édition originale, Denoël, coll. Oscar n° 11, 1952 pour la première traduction française, rééd. Presses de la Cité, coll. Omnibus, vol. « Nuit noire », 1994, d’après la traduction de François de Mecquenem; 948 p., 135 F).
                        William Irish est toujours un peu grandiloquent dans sa façon de raconter, n’hésitant pas à verser dans le misérabilisme quand il choisit de mettre en scène des humbles ballottés par des événements qui les dépassent. Ce goût pour l’outrance passe plutôt bien dans ce roman qui présente l’angoisse d’un homme à qui l’on a donné l’heure exacte et les circonstances de sa mort. Les moyens policiers mis en place pour éviter cette issue donnent lieu à un mélange de suspense et de terreur bien dosé, à la limite du fantastique.
          Obituaire. Mort de Kirk Douglas, qui figurait à mon Couic Parade 2020. Mais comme mes concurrents l’avaient également inscrit, tout le monde marque un point. C’est ce qui s’appelle mourir pour rien.
VENDREDI.
                  Le cabinet de curiosités du notulographe. Incertitude orthographique de la signalisation routière en Creuse.

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photos de l’auteur, 26 juillet 2016
SAMEDI.
              Lecture. Schnock n° 27 (La Tengo, juin 2018; 176 p., 15,50 €).
                            Guy Marchand
              Football. SA Spinalien – Stade de Reims B 1 – 1.
              Films vus. L’Affaire Pélican (The Pelican Brief, Alan J. Pakula, É.-U., 1993)
                               Bonhomme (Marion Vernoux, France, 2018)
                               La Blonde explosive (Will Success Spoil Rock Hunter ?, Frank Tashlin, É.-U., 1957)
                               J’ai perdu Albert (Didier Van Cauwelaert, France – Belgique, 2018)
                               Swagger (Olivier Babinet, France, 2016)
                               Girl in the Hallway (court métrage, Valerie Barnhart, É.-U., 2019)
                               Les Siffleurs (La Gomera, Corneliu Porumboiu, Roumanie – France – Allemagne – Suède, 2019)
                               Cookie (Léa Fazer, France, 2013).
              L’Invent’Hair perd ses poils.
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Madagascar, photo de Monique Guneau, 14 mai 2011 / Le Havre (Seine-Inférieure), photo de Jean-Damien Poncet, 19 mai 2018
              Poil et pellicule.

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Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause ! (Michel Audiard, France, 1970)

Bon dimanche,
Philippe DIDION

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