6 septembre 2020 – 896

DIMANCHE.                   

Lecture. Les Impudents (Marguerite Duras, Plon, 1943 pour l’édition originale, rééd. Gallimard, “Œuvres complètes I”, Bibliothèque de la Pléiade n° 573, 2011; 1634 p., 66 €).                                 

On comprend pourquoi Marguerite Duras a renié ce premier roman – avant toutefois d’en autoriser la réédition en Folio : pas très bien écrit, mal relu (la sœur d’un personnage devient sa mère à la page suivante), construit à la diable, le moins qu’on puisse dire est qu’il a mal vieilli. Ce n’est pas pour autant qu’il est dénué d’intérêt : fortement teinté d’autobiographie, il donne un précieux éclairage sur la position de Marguerite Duras au sein de sa famille, ses rapports avec sa mère en particulier qui nourriront l’œuvre à venir. Le cadre géographique, un sud-ouest très mauriacien, provient également de l’enfance de l’auteure, avec cette propriété familiale proche de Duras (Lot-et-Garonne) d’où Marguerite Donnadieu tirera son nom de plume.    

MARDI.            

Courriel. Une demande d’abonnement aux notules.    

MERCREDI.                   

Lecture. La Deuxième Femme (Louise Mey, Le Masque, 2020; 340 p., 20 €).

Sandrine emménage chez un homme qui vient de perdre sa femme, mystérieusement disparue. Un beau jour, à la télévision, on apprend que celle-ci a été retrouvée, qu’elle est amnésique. Le début, ainsi résumé, fait peur : on dirait une intrigue de Marc Levy… Mais la suite va vite quitter ce sujet bateau. Car Sandrine va découvrir les raisons de la disparition de la première femme : elle a affaire à un homme dominateur, violent, sous l’emprise duquel elle sombre petit à petit : déplacements limités, autonomie financière supprimée, vie sociale réduite, soupçons continuels, soumission sexuelle, vexations, humiliations, coups. On connaît l’engrenage, il donne lieu à des faits divers pour lesquels on a créé le terme “féminicide”. La Deuxième Femme est un livre engagé, un livre de militante qui dénonce le silence qui entoure trop souvent le scandale des violences conjugales. Mais c’est plus que cela : par un récit mené de bout en bout par la victime, par une écriture haletante qui devient de plus en plus fiévreuse à l’approche du danger, Louise Mey lui donne une force littéraire peu commune. Nul doute que ce livre aurait rencontré un plus large écho s’il avait été publié ailleurs que dans une collection policière. Comme souvent, c’est ici le polar qui se montre le plus concerné, le plus fidèle quand il s’agit de dépeindre une réalité sociale effrayante.    

VENDREDI.                  

Le cabinet de curiosités du notulographe. Aperçu d’une collection de cocottes (et dérivés).  

Paris (Seine), boulevard de Clichy, photo de l’auteur, 19 août, 2015
rue d’Hauteville, photo de Pierre Cohen-Hadria, 26 avril 2017

SAMEDI.              

Football. SA Spinalien – US Saint-Maur Lusitanos 0 – 2.                

Films vus. La Route des Indes (A Passage to India, David Lean, R.-U. – É.-U., 1984)                               

Chambre 212 (Christophe Honoré, France – Belgique – Luxembourg, 2019)                            

Autant en emporte le vent (Gone With the Wind, Victor Fleming, É.-U., 1939)

Ma finale 66 (Sixty Six, Paul Weiland, France – R.-U., 2006)

La Cité des dangers (Hustle, Robert Aldrich, É.-U., 1975)                                Mon inconnue (Hugo Gélin, France – Belgique – Corée du Sud, 2019).  

L’Invent’Hair perd ses poils.  

Glasgow (Écosse, R.-U.), photo de Benoît Howson, 29 juillet 2011
Le Tampon (La Réunion), photo de Laurent Fetet, 25 avril 2013)    

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 2 juin 2019. 46 km. (37 115 km).  

Commune de La Neuveville-devant-Lépanges     

Pas de monument extérieur mais une plaque, à l’intérieur de l’église rarement ouverte, photographiée précédemment par Daniel Cuenin.  

                Poil et pellicule.  

Le Feu aux poudres (Henri Decoin, France – Italie, 1957)  

  Bon dimanche,   Philippe DIDION    

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