20 septembre 2020 – 898

DIMANCHE.                   

Vie rurale. Dernière partie de campagne à Saint-Jean-du-Marché. La chaleur est toujours là mais ça sent la fin de saison : les insectes se raréfient, les fruits tombent, les feuilles flétrissent. Dans quelques jours, la famille sera dispersée, alors on fête l’anniversaire de Lucie avec un peu d’avance. La promenade kantienne jusqu’à l’étang me rend un rien mélancolique. Rien de tel qu’un peu de Bergounioux pour se remonter le moral : “Nous entrons désormais dans les heures sombres…”                     

Lecture. Au diable son dû (The Devil His Due, William O’Farrell, 1955 pour l’édition originale, Presses de la Cité, coll. Un Mystère n° 244, 1956 pour la traduction française, traduit de l’américain par M. Michel-Tyl, rééd. in « Polars années 50 », vol. 2, Omnibus, 1996; 1078 p., 145 F).    

MARDI.            

Lecture. La Machine à explorer le temps (The Time Machine : An Invention, H.G. Wells, Heinemann, 1895 pour l’édition originale, Le Mercure de France, 1895 pour la traduction française, traduit de l’anglais par Henry D. Davray, rééd. in “Les chefs-d’œuvre de H.G. Wells”, Omnibus, 2007; 1186 p., 26 €).  

La renommée du roman de Wells est presque inversement proportionnelle à sa taille : 80 pages à peine dans cette édition. Rien de spectaculaire non plus dans la technique narrative, un récit encadré fait par l’explorateur au moment de son retour. La machine elle-même ne donne lieu à aucun développement technique : un siège, quelques manettes, on n’en saura pas plus. De son voyage qui l’a mené dans le monde de l’an 802 701, l’homme rapporte bien sûr des péripéties, des aventures mais celles-ci sont presque accessoires. Ce qui intéresse, ce qui intrigue, ce qui glace, c’est le mode de civilisation qu’il rencontre. La paisible Arcadie dans laquelle il semble avoir débarqué se transforme vite en cauchemar, une société divisée en deux groupes dans l’un est le prédateur de l’autre. L’habileté de Wells tient au fait qu’il présente cet état de fait comme la conséquence logique des errements de l’homme. Comme l’indique Francis Lacassin dans sa présentation, “l’explorateur ne trouve, au terme de millions d’années dans le futur, que la vision prophétique de la faillite de l’espèce humaine. Sombre perspective que ne dément pas – à la température près – le destin assigné par les savants du XXIe siècle à l’espèce humaine si elle ne se réforme pas.” Une lecture d’actualité.    

MERCREDI.                  

Éphéméride. “Quand le promeneur a dépassé la cime des derniers sapins, il arrive sur un plateau couvert d’une herbe serrée, puis entre un ravin noir et une pente rocheuse assez abrupte. Saisi par le son des clochettes, vif et léger comme l’air, il s’arrête; il aperçoit deux bergers qui dorment, un bon gros chien jaune, et des vaches paresseuses qui tournent la tête. Il se retourne. Il aperçoit, au fond de la vallée, un petit village couleur de plomb, et des torrents blancs comme la neige. Quelques nuages s’accrochent aux pentes. Le promeneur ouvre ses yeux et sa poitrine, et se sent léger comme l’oiseau.” (Alain, Propos d’un Normand, 16 septembre 1908)    

JEUDI.          

Lecture. Le Jardin du bossu (Franz Bartelt, Gallimard, coll. Série Noire n° 2717, 2004; 190 p., 8 €).    

VENDREDI.     

Lecture. Schnock n° 2 (La Tengo, janvier 2012; 176 p., 14,50 €).

Amanda Lear.                    

Le cabinet de curiosités du notulographe. Aubaines commerciales.

Paris (Seine), la Goutte-d’or, photo d’Alain Hardebolle, 23 juin 2018
? (Togo), photo du même, 2 avril 2019

SAMEDI.              

Football. SA Spinalien – Saint-Quentin 2 – 1.                

Films vus. Féroce (Gilles de Maistre, France, 2002)                               

Beaux-parents (Héctor Cabello Reyes, France, 2019)                               

Comme la lune (Joël Séria, France, 1977)                               

La Lutte des classes (Michel Leclerc, France, 2019)                               

Une place au soleil (A Place in the Sun, George Stevens, É.-U., 1951)   

Eva en août (La virgen de agosto, Jonás Trueba, Espagne, 2019)

Les Héritiers (Marie-Castille Mention-Schaar, France, 2014).  

L’Invent’Hair perd ses poils.  

Lavaveix-les-Mines (Creuse), photo de Caroline Didion, 7 août 2011
Béziers (Hérault), photo de Victorio Palmas, 5 février 2019

Poil et pellicule.  

Daisy Clover (Inside Daisy Clover, Robert Mulligan, É.-U., 1965)

Bon dimanche,  

Philippe DIDION    

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