7 mars 2021 – 919

MARDI.            

Devoirs de vacances.

Je boucle et envoie une préface destinée à un recueil de nouvelles policières pour lequel j’ai été sollicité.

MERCREDI.                  

Éphéméride.3 mars [1912] – Ensuite promenade avec Ottla, Mlle Taussig, les époux Baum et Pick, pont Élisabeth, le quai, la Kleinseite, café Radetzky, Pont de pierre, Karlgasse. Il me restait tout juste une chance de bonne humeur, de sorte qu’il n’y eut pas grand-chose à relever contre moi.” (Franz Kafka, Journaux)

Lecture. Revue des Deux Mondes, juillet-août 2019 (192 p., 18 €).                                

Rire, politique et populisme.                                 

Le Jardin des supplices (Octave Mirbeau, Fasquelle, 1899, rééd. in “Le Jardin des supplices et autres romans”, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2020; 1408 p., 32 €).                               

Ce quatrième roman de Mirbeau arrive au bout d’une longue période au cours de laquelle l’auteur s’est consacré au journalisme. C’est d’ailleurs à partir de divers textes parus dans la presse qu’il bâtit son récit, sans parvenir à en faire oublier le côté disparate. Les parties successives, une discussion de salon, un voyage en mer et une visite aux geôles chinoises, ne sont reliées que par l’identité du personnage principal et ne donnent pas lieu à une progression de l’une à l’autre. Les deux premières sont les plus intéressantes car on y trouve le Mirbeau polémiste, anarchiste, qui pourfend avec une ironie féroce l’arrivisme politique et le colonialisme. Le troisième volet, qui donne son titre au roman, est nettement moins digeste. C’est une longue description d’une prison et des tortures qu’on y inflige, qui fait la part belle à l’horreur et au sadisme. L’écriture fin-de-siècle avec ses afféteries lexicales et stylistiques s’y déploie dans tous ses excès, lasse rapidement et ne donne à ce livre qu’une valeur de curiosité un peu pesante.     

JEUDI.          

Brèves de trottoir. Le café d’en face à qui je livrais ces brèves hebdomadaires est fermé, on sait pourquoi. Les brèves de trottoir sont donc devenues, sur un rythme moins soutenu, des brèves de vitrine, mais le but est resté le même : consterner le passant.  

VENDREDI.                  

Le cabinet de curiosités du notulographe. Lunettes urbaines, modèle octogonal.  

  Dijon (Côte-d’Or), 27 août 2019, photo de l’auteur

Troyes (Aube), 26 octobre 2019, photo du même    

SAMEDI.              

Lecture. L’Assassinat du Père Noël (Pierre Véry, Gallimard, 1934, rééd. in « Les Intégrales du Masque », tome 2, Librairie des Champs-Élysées, 1994; 980 p., s.p.m.).                

Films vus.

  • La Mission (News of the World, Paul Greengrass, É.-U. – Chine, 2020)                               
  • Selfie (Tristan Aurouet, Thomas Bidegain, Marc Fitoussi, Cyril Gelblat, Vianney Lebesque, France, 2019)  
  • Cruising – La Chasse (Cruising, William Friedkin, É.-U. – R.F.A., 1980)                               
  • 10 jours sans maman (Ludovic Bernard, France, 2020)                               
  • Arsène Lupin (Jean-Paul Salomé, France – Italie – Espagne – R.-U., 2004)                               
  • Bienvenue chez les Malawas (James Huth, France – Belgique, 2019)                               
  • L’Inconnue de Hong Kong (Jacques Poitrenaud, France, 1963).                

L’Invent’Hair perd ses poils.  

  Charleville-Mézières (Ardennes), photo de Joachim Séné, 11 août 2011

idem, photo de Francis Pierre, 8 juillet 2019                

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 8 décembre 2019. 75 km. (38 057 km).  

162 habitants   

Le monument se dresse au carrefour qui fait face à l’église, au milieu d’un carré délimité par une grille métallique à portillon. La gerbe du 11 novembre est toujours là, dans sa cellophane, maintenue au sol par un gros moellon. Deux drapeaux français et un drapeau européen sont fichés dans un support au sommet de l’obélisque. Les inscriptions figurent sur des médaillons de marbre de forme ovale.  

  La commune

de ST. Pierremont

À ses enfants

Morts pour la France     

Gauche :  

1914-1918  

JACQUOT Adrien

LARGENTIER Christophe

MICHAUX Jules

DUPAYS Charles

CHERRIER Jules

MARCOT Ferdinand

DUBAS Joseph

JACQUOT Jules     

Droite :  

1914-1918  

Victimes civiles  

ALLAIN Émile

VILLAUME Marie Femme Allain

LEVASSEUR Pierre-Étienne

PETITJEAN Sébastien

LARGENTIER Jean-Baptiste  

Poil et plume. “Vous voulez une coupe, quoi ?   

– Vous me rasez, je vous dis, mais toute la tête. Je veux pas me faire couper les cheveux, je veux avoir le caillou lisse comme le bout de mon nez.   

Il regardait le bout de mon nez avec des yeux ronds, come si ça allait lui faire mieux comprendre.   

– Mais si vous voulez que je vous rase la tête, il va d’abord falloir que je vous coupe les cheveux bien court, et après seulement je pourrai vous raser.” (John Irving, Liberté pour les ours)    

Bon dimanche,  

Philippe DIDION    

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