21 mars 2021 – 921

DIMANCHE.                    

Lecture. Watership Down (Richard Adams, Rex Collins Ltd, 1972 pour l’édition originale, Flammarion, 1976 pour la traduction française, traduit de l‘anglais par Pierre Clinquart, rééd. Monsieur Toussaint Louverture, coll. Les grands animaux, 2020; 544 p., 12,50 €).                                  

Une colonie de lapins est chassée de sa garenne par ce qu’on appellerait aujourd’hui l’artificialisation des sols et s’installe, au bout d’un périple mouvementé, à Watership Down. En adoptant le point de vue des lapins et en s’effaçant derrière eux, Richard Adams crée un monde fascinant qui a valu à son récit un succès retentissant. Le travail est considérable : il faut inventer des personnages crédibles possédant diverses mentalités et personnalités, inventer un langage, une mythologie, une société. Et imaginer une aventure qui prend la forme d’une odyssée permettant au groupe central de visiter d’autres colonies régies par d’autres lois sociales, un peu comme dans un conte philosophique du XVIIIe siècle. L’épopée est riche en figures de héros, en combats, en conquêtes, en rebondissements – ce qui est bien le moins pour une histoire de lapins – et le lecteur est de suite happé par cet univers déroutant. Le problème est que les péripéties deviennent au bout d’un moment lassantes par leur côté répétitif et par l’absence d’un style personnel. L’écriture de Richard Adams est plate, sans véritable saveur, sauf pour certains passages descriptifs consacrés à la nature et pour un bel épilogue. N’empêche que le livre vaut le détour, surtout dans la belle présentation de Monsieur Toussaint Louverture, qui est l’éditeur le plus poli de la place.

MERCREDI.                  

Éphéméride. Dimanche 17 mars. – À me rappeler aussi son invitation à déjeuner, quand elle est venue me la faire au Mercure : “Vous ne le regretterez pas.” Je le lui ai rappelé, samedi soir. Elle n’a rien répondu.” (Paul Léautaud, Journal particulier 1935)

JEUDI.          

En feuilletant Livres Hebdo. Michel de La Teigne, Banquette de veaux : journal de bord d’un taxi parisien, Les éditions Rouquemoute, 2021; 196 p., 20 €. Ce que c’est que l’amour du client.    

VENDREDI.                  

Lecture. Incendie nocturne (The Night Fire, Michael Connelly, Little, Brown & Company, New York, 2019 pour l’édition originale; Calmann-Lévy, coll. Robert Pépin présente…, 2020 pour la traduction française, traduit de l’américain par Robert Pépin; 486 p., 21,90 €).                                

On parlait l’autre soir au Masque et la Plume, à propos du dernier livre de Delphine de Vigan, de l’émergence d’un nouveau genre littéraire, le “roman Netflix”. Le roman Netflix, d’après Frédéric Beigbeder, s’empare d’un sujet de société (la mise en scène des enfants sur les réseaux sociaux pour Delphine de Vigan) et propose une intrigue mouvementée sur ledit sujet sans aucune préoccupation de forme ou de style. À ce compte-là, ça fait vingt-cinq ans que Michael Connelly fait des romans Netflix sans le savoir, tous sur le même sujet de société, à savoir la violence urbaine. On souhaite à Delphine de Vigan de lui arriver ne serait-ce qu’à la cheville.                    

Le cabinet de curiosités du notulographe. Raccourcis vers la tombe.  

  Sainte-Gauburge (Orne), photo de Christophe Hubert, 25 mars 2017

Argonay (Haute-Savoie), photo de Laurent Lagarde, 18 avril 2014    

SAMEDI.             

Films vus.

  • Le Journal d’une femme de chambre (Luis Buñuel, France – Italie, 1964)                              
  • Les Combattants (Thomas Cailley, France, 2014)                              
  • Palm Springs (Max Barbakow, É.-U. – Hong Kong, 2020)                              
  • Cherchez l’idole (Michel Boisrond, France – Italie, 1964)                              
  • L’Esprit s’amuse (Blithe Spirit, David Lean, R.-U., 1945)                              
  • Contrebande (Contraband, Baltasar Kormákur, É.-U. – R.-U. – France, 2012).                              
  • Scandale (Bombshell, Jay Roach, Canada – É.-U., 2019).               

L’Invent’Hair perd ses poils.  

   Paris (Seine), rue de la Butte-aux-Cailles, photo de Pierre Cohen-Hadria, 22 novembre 2011

Reus (Espagne), photo de Bernard Cattin, 31 août 2018       

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 5 janvier 2020. 104 km. (38 261 km).  

235 habitants   

L’obélisque de pierre grise se tient sur le parvis de l’église. Il est orné sur ses quatre faces de bas-reliefs représentant des canons entrecroisés, un casque surmonté d’un lion, une fleur, une paire d’ailes. Au sol, du gravier, des plots reliés par une chaîne et une composition de branches de sapin.  

  Aux enfants de

St Remimont

Morts pour la France

1914-1918

La commune reconnaissante     

Droite :  

Aimé THIRION septembre 1915

Émile ZIMMERMANN AIL 1916

Jules GRANDMER décembre 1916

Émile DORGET décembre 1918     

Dos :  

Nestor RICHARDOT août 1914

Fernand VOILQUÉ septembre 1914

Abel MOUGEL janvier 1915

Charles TÊTELARD février 1915     

Gauche :  

Barthélémy FAUTAIRE août 1914

Jules MOUGEL novembre 1914

Aimé VERGNAT août 1914               

Poil et pellicule.  

Le Fanfaron (Il sorpasso, Dino Risi, Italie, 1962)    

Bon dimanche,  

Philippe DIDION    

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