4 avril 2021 – 923

MARDI.          

Lecture. Histoires fascinantes (A Choice of Evils,Collectif, Davis Publications, 1983 pour l’édition originale, Pocket n° 4396, 1995 pour la traduction française, rééd. in « Alfred Hitchcock présente : Encore 109 histoires extraordinaires », Presses de la Cité, 1994; 1230 p., 145 F).                         

Nouvelles.                        

La meilleure nouvelle de ce recueil est signée William Link et Richard Levinson, et Jacques Baudou nous apprend ce qu’il appelle “sa singulière destinée” : Elle donnera naissance en trois étapes (une dramatique TV, une pièce de théâtre, un pilote de série TV) à l’un des plus célèbres personnages de la télévision américaine : le lieutenant Columbo.” Le côté étrange de la chose tient au fait qu’on ne trouve aucun personnage d’enquêteur dans cette histoire…    

MERCREDI.                  

Éphéméride. “Mardi 31 mars [1942]  

Réveil extrêmement maussade. Pas un mot de Mariette. Je m’irrite. Coup de téléphone de G[eneviève] C*. rendez-vous à 12h30 à l’Orangerie (Porte de Versailles). Travaillé. Fait les comptes rendus de Le Chapurakan, À l’ombre de l’usine, La personne France, Le boiteux de la rue St-Marc. Allé à Comœdia. Vu Masclary, Arland et Lemoine. Je réclame, à leur surprise, le bouquin de Jean d’Agraives. Masc[lary] : [“] À une condition, c’est que vous ne l’éreinterez pas. – Mais pas du tout. Je veux en dire beaucoup de bien.” Arland : “Ça n’est pas une blague ?” (Jacques Lemarchand, Journal 1942-1944)

Lecture. Xavier Dupont de Ligonnès (Pierre Boisson, Maxime Chamoux, Sylvain Gouverneur, Thibault Raisse, so lonely., 2020; 190 p., 15,90 €).                                

Ce fut le grand succès de l’été : deux numéros du magazine Society consacrés aux meurtres et à la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès, 400 000 exemplaires vendus, dit-on, tirage épuisé bien sûr. Coupant l’herbe sous le pied des petits malins qui comptaient vendre leurs exemplaires à prix d’or sur Amazon ou ailleurs, les responsables du magazine en ont fait rapidement un volume présentant l’enquête dans son intégralité. C’est du beau boulot, un travail complet et sérieux – pas de spéculations, rien que les faits – qui montre ce dont sont capables les journalistes quand on leur donne du temps (quatre ans d’enquête tout de même) et de l’espace. On se prend à regretter, en lisant cela, les articles fleuves que publiait jadis Rolling Stone et à se dire qu’il n’y a plus guère de place dans la presse d’aujourd’hui pour des travaux de cette ampleur. Plus guère mais il en reste, on peut encore en lire dans Le Monde diplomatique et dans certaines enquêtes du Monde en plusieurs volets. Il faut dire qu’avec une affaire aussi énigmatique que celle de Ligonnès, les auteurs jouent sur du velours et le public ne peut que suivre. Encore faut-il avoir du talent, ce qui est le cas ici.    

JEUDI.          

Vie inclusive. Premier jour du mois d’avril·elle.            

Brèves de vitrine.  

VENDREDI.                  

En feuilletant Livres Hebdo. Michel Giard, Bréviaire de la brouette, Éditions de Borée, 2021; 118 p., 7,90 €. “Le parcours de la brouette au fil des siècles. Son origine et son évolution sont racontées au travers d’anecdotes, de documents anciens, de photographies, de cartes postales et de dessins.” La brouette. Je dois avoir quelque chose sur le sujet en rayon. Effectivement, au bout de quelques recherches, je retrouve, rangés dans la section “Fous littéraires”, les Actes du Colloque brouettiste qui s’est tenu à Limoges le 1er avril 2010, et au sommaire duquel j’ai le plaisir de trouver les noms de deux notuliens. La brouette est en effet liée à la littérature depuis les Causeries brouettiques du marquis de Camarasa, livre total sur le sujet paru en 1925, recensé dans le Blavier et étudié dans le n° 3 des défunts Cahiers du défunt Institut International de Recherches et d’Explorations sur les Fous Littéraires. Voir ce glorieux véhicule revenir, au son de sa roue grinçante, dans l’actualité éditoriale est plutôt réjouissant.                    

Lecture. La Police des fleurs, des arbres et des forêts (Romain Puértolas, Albin Michel, 2019, rééd. Librairie Générale française, coll. Le Livre de poche n° 35846, 2020; 320  p., 7,70 €).                    

Le cabinet de curiosités du notulographe. Orthographe et confinement.  

  Épinal (Vosges), 6 avril & 9 juin 2020, photos de l’auteur    

SAMEDI.              

Films vus.

  • Khroustaliov, ma voiture ! (Khrustalyov, mashinu !, Aleksei Guerman, Russie – France, 1998)                               
  • I Care a Lot (J Blakeson, R.-U. – É.-U., 2020)                               
  • Holmes & Watson (Ethan Cohen, É.-U. – Canada, 2018)                               
  • La 317ème Section (Pierre Schoendoerffer, France – Espagne, 1965)                               
  • Le Défi du champion (Il campione, Leonardo D’Agostini, Italie, 2019)                               
  • La Ronde (Roger Vadim, France – Italie, 1964).                

L’Invent’Hair perd ses poils.  

Toulouse (Haute-Garonne), photo de Clotilde Eav, 29 novembre 2011                

Poil et pellicule.  

Planétarium (Planetarium, Rebecca Zlotowski, France – Belgique, 2016)    

Bon dimanche,  

Philippe DIDION    

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