9 mai 2021 – 928

N.B. Le prochain numéro des notules sera servi le dimanche 23 mai 2021.    

LUNDI.           

Lecture. L’Énigme du pont couvert (The Problem of the Covered Bridge, Edward D. Hoch, Ellery Queen’s Mystery Magazine, 1974 pour l’édition originale, in Vingt mystères de chambre close, Terrain Vague Losfeld, 1988 pour la première traduction française, traduit  de l’américain par Danièle Grivel, rééd. in in « Mystères à huis clos », Omnibus, 2007; 1148 p., 27 €).                         

Nouvelle.    

MERCREDI.                  

Éphéméride.

[cachet de la poste du 5 mai 1937]                                        

« À : 21, Osnabrücker Str., b/ Prof Geballe, Berlin-Wilmersdorf c/o Fondaminski, 130, av. de Versailles [Paris]  

My love, mon cher amour, je note que dans ta dernière lettre (otherwise delightful), il n’y a pas un mot sur ton départ. Au sujet du passeport : bien entendu, je prends un permis pour toi et pour moi (à propos, Rodzianko se souvient bien d’Evseï Laz. C’est un homme massif, aux larges épaules, avec une barbe et des lunettes noires – il est le neveu de Mar. Pavlovna). Je suis très inquiet de n’avoir toujours pas reçu cette autorisation (qui donne droit à un passeport “français”), car j’ai fait la demande en février et ai appris en mars que l’affaire suivait son cours et se présentait bien.” (Vladimir Nabokov, Lettres à Véra)    

JEUDI.          

Lecture. Le Voyage du canapé-lit (Pierre Jourde, Gallimard, coll. Blanche, 2019; 272 p., 20 €).                        

Le point de départ en vaut un autre : amené à convoyer un canapé-lit de Créteil jusqu’à la maison de campagne familiale en Auvergne, l’auteur profite du voyage pour raconter les souvenirs ressuscités par cet objet et ces lieux. Vie de famille, vie littéraire et vie intérieure sont ainsi livrées au lecteur… qui cherche en vain à s’y intéresser. Les anecdotes sont plates et interminables, le ton faussement détaché sonne faux, l’humour tombe à plat, rien n’accroche, rien ne mord. La multiplication des clins d’œil lourdingues sous forme d’adresses au lecteur (“Voyez mon beau subjonctif imparfait”, ce genre) est digne d’un mauvais San-Antonio, les coups de griffe aux confrères (Chevillard, Haenel) sont sans effet et sans valeur, bref, le voyage est morne et on s’endort dans ce fameux canapé-lit. Pierre Jourde prend la pose, se présente en observateur ironique d’un milieu littéraire qu’il fait semblant de détester alors qu’il y est parfaitement intégré.    

VENDREDI.                 

Le cabinet de curiosités du notulographe. Images pieuses.  

  Langres (Haute-Marne), photo de Jean-François Fournié, 8 avril 2018

Paris (Seine), rue des Volontaires, photo d’Alain Hardebolle, 7 décembre 2019  

SAMEDI.              

Bestiolaire local. Identification d’un Carabe doré.                

Films vus.

  • Les Souvenirs (Jean-Paul Rouve, France, 2014)                               
  • Seules les bêtes (Dominik Moll, France – Allemagne, 2019)                               
  • Massacres dans le train fantôme (The Funhouse, Tobe Hooper, É.-U., 1981)                               
  • L’Esprit de famille (Éric Besnard, France, 2019)                               
  • Thelma & Louise (Ridley Scott, É.-U., 1991)                               
  • The Offence (Sidney Lumet, R.-U. – É.-U., 1973)                               
  • La Fièvre du samedi soir (Saturday Night Fever, John Badham, É.-U., 1977).              

L’Invent’Hair perd ses poils.  

  Rennes (Ille-et-Vilaine), photo de Bernard Bretonnière, 9 novembre 2011

Chénérailles (Creuse), photo de l’auteur, 1er août 2014  

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 28 février 2020. 151 km. (38 499 km).

71 habitants

   Le monument a déjà été photographié le 4 mars 2012, lors de la visite de Grandrupt, commune limitrophe sur laquelle il est installé.

Poil et plume. “Et tu peux être certain qu’une fois que j’aurai réglé ce problème, une autre merde me tombera sur le coin de la gueule et achèvera de me rendre fou à lier. Une merde genre la COUPE DE CHEVEUX dont j’ai besoin ! Or, si je ne connais pas la peur du dentiste, je TREMBLE à l’idée d’aller chez un coiffeur ! Lui et tous ceux de sa race, Frank, sont de tels CONNARDS. Et je vais t’expliquer pourquoi. Tu connais leur truc le plus tueur ? Non ? Eh bien, quand ils en ont fini avec toi, il faut qu’ils fassent tourner ton fauteuil pour que, BANG, tu te retrouves en face de leur MIROIR, et que tu sois obligé de contempler ta TRONCHE sous le prétexte qu’il te faut admirer leur COUPE et vérifier, tu parles d’une faute, qu’il n’y a pas de cheveux qui traînent sur toi.” (Charles Bukowski, Le Retour du vieux dégueulasse)

Bon dimanche,  

Philippe DIDION    

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