12 décembre 2021 – 951

MERCREDI.                  

Éphéméride.  

À Sainte-Beuve  

[Paris, 8 décembre 1862.]  

“Je vous remercie, cher Maître. Vous m’avez traité aussi aimablement que possible. – Le préambule m’a d’ailleurs touché. Je n’avais pas besoin de cela pour savoir que vous m’aimez. Mais de pareilles preuves d’estime sont toujours très flatteuses – même pour les anthropophages.

Avez-vous jeté les yeux sur l’article du Siècle, par hasard ? C’est un contrepoids, mais qui m’a fait moins peine que le vôtre m’a fait de plaisir.

J’irais vous voir si je ne vous savais trop occupé – et occupé de moi.

Merci donc encore une fois. Je vous serre les mains très tendrement.

Tout à vous.” (Gustave Flaubert, Correspondance)                    

Lecture.

Ça fait une paye (Long Time no See, Ed McBain, 1977 pour l’édition originale, Gallimard, coll. Super Noire n° 112, 1977 pour la traduction française, rééd. in “87e District 5”, Omnibus, 2000, traduction de l’américain par Michel Deutsch, revue et augmentée par Anne-Judith Descombey; 1374 p., 145 F). 

On loue souvent Ed McBain pour sa virtuosité à mêler plusieurs intrigues dans ses romans de la série du 87° District, intrigues majeures et secondaires qui sollicitent plusieurs membres du célèbre commissariat d’Isola. Ici, changement de pied : l’inspecteur Steve Carella est à peu près seul pour élucider un seul mystère, celui de l’assassinat de trois personnes aveugles dans sa ville. Autre originalité : l’appel à la psychanalyse, car c’est en recherchant la signification d’un rêve récurrent que Carella trouvera le coupable. Ed McBain semble ici au sommet de son art. L’aisance avec laquelle il s’amuse à retarder la révélation finale l’autorise à intervenir directement dans l’histoire par des commentaires ironiques et des adresses au lecteur qui, là aussi, apparaissent comme des nouveautés et la marque d’un désir de se renouveler tout à fait convaincant.    

JEUDI.          

Lecture.

Tati filme (sous la direction d’Alison Castle, in “L’Intégrale Jacques Tati”, Taschen, 2019; 1136 p., 185 €).

Photogrammes.    

VENDREDI.                  

Le cabinet de curiosités du notulographe.

Belles devises.  

  Aubusson (Creuse), photo de l’auteur, 12 août 2020

Paris (Seine), photo de Christophe Hubert, 16 mars 2019

SAMEDI.              

Vie littéraire.

Je reçois une requête émanant d’un chercheur qui travaille sur La Messe d’Or, un inédit d’Ernest Gengenbach au sujet duquel il me demande si je suis prêt à lui fournir informations et documentation en ma ma possession. Je vais fouiller, et bien volontiers : voilà trop longtemps que j’ai l’impression d’être le seul à m’intéresser au surréaliste de Gruey-lès-Surance.                

Films vus.

  • The Good Criminal (Honest Thief, Mark Williams, É.-U., 2020)
  • La Vie des morts (Arnaud Desplechin, France, 1991)
  • Black Beach (Esteban Crespo, Espagne – Belgique – É.-U., 2020)
  • Le Syndrome chinois (The China Syndrom, James Bridges, É.-U., 1979)
  • Cross the Line (David Victori, Espagne, 2020).                

L’Invent’Hair perd ses poils.  

  Caen (Calvados), photo de Pierre Cohen-Hadria, 15 mars 2012

Paris (Seine), rue Godot-de-Mauroy, photo de Francis Henné, 16 février 2016

Poil et pellicule.  

L’Événement le plus important depuis que l’homme a marché sur la Lune (Jacques Demy, France – Italie, 1973)    

Bon dimanche,    

Philippe DIDION

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s