25 décembre 2022 – 995

DIMANCHE.

Vie technologique.

Au temps glorieux du magnétoscope et des VHS, j’ai enregistré à peu près tous les films diffusés à la télévision que je pouvais atteindre. J’ai accumulé des centaines de cassettes sans pouvoir les regarder toutes, bien entendu, c’était en prévision de mes vieux jours. On pensait alors que ce support était le point ultime de la technologie, on n’imaginait pas encore le DVD, le téléchargement, le streaming… Quand toutes ces nouveautés ont débarqué, je n’ai pas voulu me séparer de mes cassettes et les ai stockées dans des cartons, à la cave. J’en remontais une par semaine environ, certaines étaient devenues illisibles, et puis le magnétoscope a rendu l’âme, il a fallu en dénicher un autre, mais j’arrivais à voir la plupart des films et, vaille que vaille, les cartons se sont vidés. Ce soir, je regarde la dernière VHS tirée du dernier carton, un vieux Fernandel que je n’aurais jamais retrouvé ailleurs, avec la satisfaction du devoir accompli et du programme respecté. Il est temps de prendre pied dans le XXIe siècle.

LUNDI.          

Lecture.

La Demoiselle aux yeux verts (Maurice Leblanc, Éditions Pierre Lafitte, 1927, rééd. in « Les Aventures extraordinaires d’Arsène Lupin » vol. 3, Omnibus 2005, 1024 p., 23 €).                        

“Seulement… seulement, il se produisait une chose inouïe, incroyable, inimaginable, fantastique, qui lui coupa les jambes et l’immobilisa dans l’encadrement de la porte.” Vous aimez les adjectifs ? Lisez Arsène Lupin.

MARDI.           

Vie littéraire.

Je pars pour Paris par le 6 heures 45. Le temps n’incite pas à la promenade, je me réfugie dans un cinéma de la rue Champollion et déguste un vieux Cary Grant absolument délicieux, cuvée 1947. Direction l’Arsenal ensuite pour assister aux festivités organisées pour les quarante ans de l’Association Georges Perec (une petite trentaine pour moi). Je m’attendais à une réunion intimiste mais il y a foule, ce qui fait que je n’aurai pu saluer toutes les personnes que j’étais heureux de retrouver après, pour moi, deux années blanches peuplées de fades réunions Zoom et de rendez-vous manqués. Le programme est copieux, trop même puisqu’il fait quitter les lieux au bout de trois heures, et en vitesse pour éviter de déclencher les systèmes d’alarme. La partie musicale, du genre expérimental, me heurte un brin les oneilles mais les lectures données révèlent des choses quasiment inaccessibles au perecquien le plus chevronné : “Les Barques”, une nouvelle de jeunesse, et surtout “Je m’appelle Gaspard Winckler…”, probable incipit de Gaspard, roman inachevé qui allait devenir Le Condottière et qui recèle, en quelques pages, de nombreux thèmes présents dans l’œuvre à venir.

MERCREDI.

Vie parisienne.

Je visite les librairies anglo-saxonnes de la rue de Rivoli pour remplacer mon vieil exemplaire de Ulysses qui tombe en javelle. Je visais la réédition du bicentenaire mais celle-ci reprend la typographie de l’époque, par trop inconfortable pour mes pauvres yeux. Je me contenterai du Penguin de base que je ne relirai jamais sans doute en entier mais que je picore avec gourmandise dans le dur que je m’empresse de prendre avant d’être coincé par les grèves annoncées. Auparavant, j’aurai eu le temps, à Beaubourg, de m’immerger dans le monde d’Artaud, Rimbaud et Daumal vu par Patti Smith pour une installation un peu décevante à mon goût.                 

Éphéméride.

“21 décembre [1944]

Pour la première fois, j’ai plaidé devant la cour de justice, le tribunal d’exception créé par ce nouveau régime. Si j’étais ce que devrait être un homme vraiment libre de sa vie, je poserais ma robe et ne la reprendrais que le jour où la justice rentrerait dans le prétoire. C’est une abjection. Comme lever de rideau, j’ai vu entrer vingt jurés hommes et femmes venus on ne sait d’où, porteurs d’insignes divers : croix de Lorraine, petites cocardes tricolores, etc. Les Français aiment les décorations. On a fait l’appel et tiré au sort. Une femme et trois hommes ont été désignés. La femme, mégère à lunettes, paraissait une pétroleuse. Les hommes avaient le visage buté et fermé.

On jugeait un pauvre cabotin : Duard fils. Enfant de la balle, né de Dux de la Comédie-Française et de Duard de l’Odéon. Un pauvre raté malade et crevant de faim qui, pour MANGER, a récité des monologues et chanté des chansonnettes à Radio-Paris. On n’avait même pas le texte de ses émissions. On le jugeait comme l’âne de la fable. C’était une pitié.

J’ai essayé de les remuer, ces hommes impitoyables. Tandis que j’étais moi-même prêt à pleurer, ils avaient la tête dure et implacable. Justice atroce rendue non par des juges mais par des méchants qui se vengent. On a choisi comme jurés des gens qui ont des parents déportés ou fusillés. C’est le contraire de l’impartialité. […]” (Maurice Garçon, Journal 1939-1945)

Lecture.

Les Animaux dénaturés (Vercors, Albin Michel, 1952, rééd. Librairie Générale Française, coll. “Le Livre de poche” n° 210-211, 1969; 448 p., s.p.m.).

VENDREDI.                 

Le cabinet de curiosités du notulographe.

Le cabinet de curiosités du cabinet de curiosités.

Senones (Vosges), photo de l’auteur, 20 mars 2021

SAMEDI.

Films vus.

  • L’Assassin est dans l’annuaire (Léo Joannon, France, 1962)
  • Arthur Rambo (Laurent Cantet, France, 2021)
  • Honni soit qui mal y pense (The Bishop’s Wife, Henry Koster, É.-U, 1947)                              
  • Mauvaise graine (Alexandre Esway, Billy Wilder, France, 1934)                              
  • Judy (Rupert Goold, R.-U. – France – É.-U, 2019)             

L’Invent’Hair perd ses poils.

Quimper (Finistère), photo de Bernard Bretonnière, 22 juillet 2012

Poil et plume.

“Des années plus tard, arrivant à New York (Severo était encore de ce monde), je cherchais un coiffeur et m’arrêtai dans une petite échoppe de Broadway, vers la 106e rue. Le coiffeur, qui était cubain, me demanda d’où je venais; je lui répondis que j’arrivais de Paris : “Connaissez-vous Severo Sarduy ?” repartit-il comme si cela allait de soi. Quelques répliques avaient peut-être été échangées entre-temps, mais je n’en suis pas sûr. Comme justement je connaissais Severo, “Vous lui direz bonjour en rentrant”, poursuivit-il.Remontant Broadway, j’ai cherché la boutique du coiffeur qui avait eu Severo pour ami de jeunesse à Cuba (ou pour amant, avais-je pensé, à la façon dont il m’avait parlé de lui), mais je ne l’ai plus trouvée. Son magasin avait fermé depuis longtemps.” (Antoine Compagnon, L’Âge des lettres)

Bon dimanche, et surtout

Vosges Matin, 7 juin 2022

Philippe DIDION

18 décembre 2022 – 994

MARDI.

Lecture.

Peau (Olivier Salon, Gérard Puisset, Poïein volume 95, 2011; 35 p., 10 €).

Texte d’Olivier Salon sur quinze dessins de Gérard Puisset.

Vie locale.

Après avoir passé une soirée particulièrement barbante au théâtre d’Épinal, un couple regagne son chalet sur les hauteurs de Gérardmer (Vosges). Une dispute éclate, la femme s’enfuit, tombe dans un ravin, son corps est emporté par le torrent en crue. C’est l’argument du film d’Anne Le Ny, un polar d’honnête facture, mais on ne prête pas une grande attention à l’histoire. C’est que la chose a été tournée dans la région et nous passons notre temps à essayer de reconnaître les lieux, à scruter les visages des figurants pour repérer ici une cliente, là une collègue, ailleurs les tauliers d’une gargote locale. On leur souhaite à tous une longue carrière.

MERCREDI.                 

Éphéméride.

“14 décembre [1946]

César est-il pompé ? (Jeanson).

Première de César de Pagnol. Charlotte étant souffrante, j’emmène la belle Pauline de Lajarrige.

Raimu laisse un vide terrible; sa doublure marseillaise manque de poids. Lucien Carol qui est demi-juif, mais catholique très pratiquant, joue le rôle du curé avec une onction parfaite.” (Jean Galtier-Boissière, Mon journal dans la Grande Pagaïe)

JEUDI.         

Lecture.

Schnock n° 39 (La Tengo, juin 2021; 176 p., 15,50 €).

Jean Rochefort.

VENDREDI.

Lecture.

Les Aventures de Tom Sawyer (The Adventures of Tom Sawyer, Mark Twain, American Publishing Company, 1876 pour l’édition originale, in “Œuvres”, Gallimard, “Bibliothèque de la Pléiade” n° 604, 2015 pour la traduction française, traduit de l’américain par Thomas Constantinesco; 1586 p., 65 €).

On connaît assez bien, par toutes les adaptations qui en ont été données, les aventures du héros de Mark Twain. On connaît moins les illustrations de l’édition originale, dues à True W. Williams, qui sont reproduites ici et qui sont un véritable régal. Notamment les têtes de chapitre, avec le numéro de celui-ci en chiffres romains dan une typographie correspondant à la nature de l’épisode qui va suivre. On apprend, dans la présentation du roman, que Norman Rockwell a également, dans les années 1930, illustré Tom Sawyer pour une édition de luxe. Les toiles que l’on peut voir sur Internet valent également le détour.

Le cabinet de curiosités du notulographe.

Météo de bistrot, photos de Bernard Bretonnière.

Savenay (Loire-Inférieure), 16 novembre 2018

Orcet (Puy-de-Dôme), 18 septembre 2019

SAMEDI.

Films vus.

  • Convoi de femmes (Westward the Women, William A Wellman, É.-U., 1951)                              
  • Manon 70 (Jean Aurel, France – Italie – R.F.A., 1968)                              
  • Le Torrent (Anne Le Ny, France, 2022)                              
  • Split (M. Night Shyamalan, É.-U. – Japon, 2016)                              
  • Barbaque (Fabrice Éboué, France, 2021).              

L’Invent’Hair perd ses poils.

Nantes (Loire-Inférieure), photo de Bernard Bretonnière, 22 juillet 2012

Avallon (Yonne), photo de Bernard Cattin, 12 août 2018

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental).

24 mars 2022. 131 km. (41 768 km).

Commune de Bussang

   Pas de monument aux morts visible.             

Poil et pellicule.

Les Choses de la vie (Claude Sautet, Suisse – France – Italie, 1970)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

11 décembre 2022 – 993

MARDI.           

Lecture.

Mon ami Rimbaud (Ernest Delahaye, Jean-Michel Vecchiet, Naïve, 2010; 48 p., 8 €).

MERCREDI.

Éphéméride.

“7 décembre [1956]

Jours heureux et sans histoire, comme je les avais imaginés.” (Mathieu Galey, Journal intégral 1953-1986)

Lecture.

Le Carré des indigents (Hugues Pagan, Payot & Rivages, 2022, coll. “Rivages/Noir, 2022; 448 p., 20,50 €).

Le modèle est clair : en relatant le quotidien d’un commissariat de province, en multipliant les portraits de policiers et les intrigues, Hugues Pagan paie son tribut à Ed McBain. Mais là où l’auteur américain fait dans l’économie et la sobriété, Pagan choisit de développer, de gonfler son texte jusqu’à l’excès : plus de 400 pages, qui conduisent à une certaine confusion, puis à la lassitude. Comme beaucoup de flics convertis au récit, de Borniche à Olivier Marchal, Hugues Pagan met en avant un héros impavide, dur au mal, efficace et peu soucieux des convenances hiérarchiques. Un chevalier blanc, en somme, dans un milieu peu reluisant. Avec l’inspecteur Schneider, qui apparaît dans d’autres de ses romans, il y va fort et son héros plane nettement au-dessus du lot : enquêteur hors pair, pianiste émérite, expert en karaté, “amant impétueux”, il est le meilleur dans tous les domaines. Il est bien sûr cabossé par la vie, solitaire, compassionnel envers les victimes, impitoyable avec les méchants. Tout cela est un brin caricatural et, encore une fois, lassant. D’après un critique du Figaro littéraire cité en quatrième de couverture, “Pagan, c’est d’abord un styliste, un homme dont certaines phrases vous chavirent”. Personnellement, c’est plutôt le fait qu’on puisse écrire une telle phrase avec sérieux qui me chavire, mais c’est vrai que Pagan n’est pas un tâcheron, qu’il sait trouver des tournures et des images percutantes. Parfois, la boursouflure n’est pas loin, comme lors de cette scène d’enterrement peuplée d’hommes “à la nuque cuite par le soleil et au crâne blanc qui avaient retiré leur casquette tout de suite, la pétrissant en silence entre leurs gros doigt noueux d’arthrose.” Cela dit, le récit est solide et la peinture de la société pompidolienne (l’action se passe en 1973, ce qui rend peut-être prématuré l’emploi du terme SDF qui apparaît fréquemment) intéressante.

VENDREDI.

Le cabinet de curiosités du notulographe.

Boulangeries amicales.

Chichilianne (Isère), photo de François Golfier, 28 juillet 2020

Dijon (Côte-d’Or), photo de l’auteur, 26 août 2019

SAMEDI.

Football.

France – Angleterre 2 – 1. Le plaisir de battre l’Anglais est encore plus vif quand la victoire n’est pas tout à fait méritée.

Films vus.

  • Pour une femme (Diane Kurys, France, 2013)
  • La Victime (Victim, Basil Dearden, R.-U., 1961)
  • Moby: Why Does MY Heart Feel So Bad? (c.m., Steve Cutts, É.-U., 2021)                              
  • Fumer fait tousser (Quentin Dupieux, France, 2022)                              
  • Combien tu m’aimes ? (Bertrand Blier, Italie – France, 2005)                              
  • Saint Omer (Alice Diop, France, 2022)                              
  • Le Bel Antonio (Il bell’Antonio, Mauro Bolognini, Italie – France, 1960).             

L’Invent’Hair perd ses poils.

Paris (Seine), rue Custine, photo de l’auteur, 29 juillet 2012

Reims (Marne), photo de Francis Henné, 10 avril 2016

Poil et pellicule.

Mystery Train (Jim Jarmusch, É.-U. – Japon, 1989)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

4 décembre 2022 – 992

DIMANCHE.

Lecture.

L’Ennemi des lois (Maurice Barrès, Perrin, 1893, rééd. in « Romans et voyages », Robert Laffont, coll. “Bouquins”, édition établie par Vital Rambaud, 1994; 1508 p., 179 F).

Comme dans Le Culte du moi, la forme romanesque n’est pour Barrès qu’un prétexte pour habiller la description de ses préoccupations idéologiques et philosophiques. Celles qui sont abordées ici peuvent surprendre quand on connaît l’évolution politique de l’auteur puisqu’il n’y cache pas un certain attrait pour Fourier et Marx et va même jusqu’à s’écrier “Les morts ! Ils nous empoisonnent”, lui qui deviendra le chantre de la terre et des morts. Mais c’est bien là le seul intérêt de ce texte, devenu aujourd’hui, par la minceur de son fil romanesque et la lourdeur ampoulée de son style, terriblement poussiéreux.

MARDI.           

Lecture.

Balle perdue (Journey into Terror, Peter Rabe, Fawcett, 1957 pour l’édition originale, Presses de la Cité, coll. “Un mystère” n° 394, 1958 pour la traduction française, traduit de l’américain par Gilles Morris-Dumoulin, rééd. in « Polars années 50 », vol. 3, Omnibus, 1997; 1096 p., 145 F).

La balle perdue, c’est celle qui tue la fiancée de John Buntling à la veille de leur mariage, au cours d’un règlement de comptes entre truands. Buntling intègre la bande de malfrats qui abrite l’assassin dans l’intention de se venger. Malgré la ressemblance qu’on peut trouver avec La Mariée était en noir, on est loin de William Irish, le suspense ne fonctionne pas. On l’a déjà constaté, la collection “Un mystère” accueillait tout, le bon et le moins bon. L’anthologie d’Omnibus aurait pu faire l’économie de ce titre.

MERCREDI.

Éphéméride.

À Théodore de Banville

“[Paris], mardi matin [30 novembre 1869].

Mon très cher de Banville,

Je cherche comment vous remercier ? et je ne trouve pas de termes. Voilà le vrai…

Je vous assure que les suffrages de l’Académie ne me feraient pas autant de plaisir que me fait le vôtre. Comme vous êtes bon ! aimable et généreux !

Mille poignées de main, encore une fois, et tout à vous.” (Gustave Flaubert, Correspondance)  

Vie littéraire.

Je boucle le Bulletin de l’Association Georges Perec n° 81 et l’envoie à la mise en page.

JEUDI.

Lecture.

Les Folies bourgeoises (Paul Gilson, Éditions du Rocher, 1957; 130 p., s.p.m.).                       

En septembre 2021, le numéro de Spéculations, revue du Collège de ‘Pataphysique, était consacré aux mobilités douces. C’est là que j’ai découvert ce livre, dont j’ai fini par dénicher un exemplaire qui sent bon ses années de cave, dans lequel Paul Gilson présente et commente un nombre incalculable de machines et de dispositifs issus de l’imagination on ne peut plus fertile des inventeurs de la seconde moitié de XIXe siècle. Ces trouvailles, toutes brevetées et expérimentées, ont trait aux transports donc (différentes formes de bicyclettes, de trains, de navires…) mais aussi à l’ameublement, à l’habillement, à l’armement, à la musique. La plupart, totalement farfelues, n’ont pas été plus loin que le prototype, certaines se sont affinées et ont survécu : on trouve dans ces pages les ancêtres du pédalo, du gyropode, du distributeur de journaux, de la radio. Le texte enthousiaste de Paul Gilson est un brin ampoulé mais les nombreuses illustrations qu’il propose sont un régal.

 Tricycle aquatique de M. Terry (http://www.lesmotosaustral.fr/

Machine à nager de M. Richardson (New York Public Library / Science Photo Library)

VENDREDI.

Lecture.

Tintin au pays des Soviets (Hergé, Casterman, 1930, rééd. Casterman/Moulinsart pour l’édition colorisée, 2017: 140 p., 14,95 €). 

Le cabinet de curiosités du notulographe.

La revanche du turfiste. Aperçu d’une collection de boucheries chevalines, fiction et réalité.

Poly (Nicolas Vanier, France – Belgique, 2020)

Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), photo de Lucie Didion, 10 août 2021

SAMEDI.             

Films vus.

  • Egō (Pahanhautoja, Hanna Bergholm, Finlande – Suède, 2022)                              
  • Green Zone (Paul Greengrass, R.-U. – France – Espagne – É.-U., 2010)                              
  • Les Miens (Roschdy Zem, France, 2022)                              
  • La Joyeuse Suicidée (Nothing Sacred, William A. Wellman, É.-U., 1937)                             
  • Supernova (Harry Macqueen, R.-U., 2020)                             
  • Chicago (Rob Marshall, É.-U. – Allemagne – Canada – R.-U., 2002).             

Lecture.

Histoires littéraires n° 85 (Du Lérot éditeur, janvier-février-mars 2021; 184 p., 25 €).

Albert Glatigny – Jules Verne – “Manon Fin-de-siècle” – Dumas dans Nous Deux – Jérôme Lindon – Jean-Claude Yon.             

L’Invent’Hair perd ses poils.

Bretteville-sur-Odon (Calvados), photo de Pierre Cohen-Hadria, 29 juillet 2012

Brive-la-Gaillarde (Corrèze), photo de Bernard Cattin, 23 décembre 2019

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental).

30 janvier 2022. 92 km. (41 637 km).

1 543 habitants

Le premier monument rencontré est celui de la Seconde Guerre mondiale, proche de la Mairie où une plaque est aussi accrochée. Pour 14-18, il faut monter jusqu’à l’église à côté de laquelle le monument, signé A. Zimmermann, se dresse au milieu d’un parterre d’herbes folles entouré d’une grille basse avec ogives d’obus aux quatre coins. Le Poilu, fauché en pleine course, n’a pas lâché son drapeau.

Pro Patria

1914-1918

Ce

Monument a été érigé

Par la commune de

Taintrux en souvenir

De ses héroïques enfants

Morts pour la France

Gauche : 36 noms sur 2 colonnes, d’ANDRÉ Mie Jn Brd à JACQUEL Eugéne, dont 6 GROSGEORGE.

Droite : 34 noms sur 2 colonnes, de LESAING Filn Clt à VILLAUME Aimé, dont un prénommé Sérazin.

Dos :

Civils fusillés par les

Allemands

TRABACH Constant Jn Bte

MOREL Théophile

Civils tués par le

Bombardement

ANDRÉ Auguste

FERRY Jean

GAUDEL Marthe

VOIGNIER René Ferdinand

Poil et pellicule.

La Nuit américaine (François Truffaut, France – Italie, 1973)

Bon dimanche,

Philippe DIDION