Avril 2013

7 avril 2013 – 574

DIMANCHE.

Presse. « Hier matin, les chasseurs vosgiens se sont mobilisés en masse afin de dénoncer un arrêté préfectoral qui rétablit en partie le droit d’’affût des agriculteurs » (Vosges Matin). Je les ai vus, ils sont passés sous nos fenêtres. Constat : alors que le moindre groupuscule veille de nos jours à soigner son image et sa communication, les chasseurs semblent toujours sortir du crayon de Cabu.

LUNDI.

Lecture. Les Fiancés (I Promessi Sposi, Alessandro Manzoni, 1842, Gallimard, 1995, coll. Folio classique n° 2527, traduit de l’italien par Yves Branca; 864 p., s.p.m.).

C’est un gros morceau, que j’ai eu à maintes reprises l’envie d’abandonner mais j’ai toujours autant de mal à quitter un livre en cours de route. Cela dit, je ne regrette pas d’être allé jusqu’au bout, d’abord parce que les dernières pages ont sur réveiller un intérêt souvent mis à mal, et ensuite parce que ce livre est un jalon important de l’histoire du roman. Si la version définitive date de 1842, Manzoni a entamé la rédaction des Fiancés en 1821. C’est donc une oeuvre qui est davantage de l’époque de Goethe et de Chateaubriand que de celle de Victor Hugo, celle où le roman cherche ses marques. Jusque là, Manzoni s’est consacré à la poésie et au théâtre. Le théâtre qu’on retrouve au début de l’histoire, située dans le Milanais et dans la république de Venise des années 1620 : on  y retrouve un écho des comédies italiennes de Shakespeare, sur la base d’intrigues politiques et amoureuses. Mais l’auteur a décidé d’écrire un roman populaire : ses héros, deux jeunes amoureux dont le mariage est empêché par un hobereau local, sont issus du peuple et il utilise des ficelles qui feront plus tard le bonheur des feuilletonistes français : histoires à tiroir, enlèvements, amours contrariées, conversions forcées, etc. Le tout dans un cadre historique précisément reconstruit : l’Italie du XVIIe siècle et sa mosaïque de royaumes, principautés et autres, la Lombardie sous domination espagnole traversée par les reîtres allemands, une société dominée par un clergé aux ordres, une « anarchie féodale » pour utiliser les termes de Manzoni. Les personnages réels se mêlent aux créations du romancier dans un tableau précis, mais éprouvant pour le non connaisseur de l’époque, même si la dernière partie, consacrée à la peste de Milan de 1630, contient des pages saisissantes. Dans ce milieu dominé par la corruption et la violence, les deux fiancés représentent l’innocence, la pureté, la vraie foi qui finiront par triompher de l’injustice. Avec cette oeuvre, Manzoni ouvre au roman les portes de la modernité et transmet un message moral, on l’a vu, mais aussi plus vaste en annonçant l’unité politique et linguistique de son pays. Cela valait bien quelques efforts de lecture.

MARDI.

Football. SA Spinalien – US Orléans 0 – 0.

JEUDI.

Des nouvelles de nos coiffeurs. Tiré de L’Echo des Vosges du jour :

   « Depuis le 1er avril dernier, les clients peuvent bénéficier d’un tarif coiffure au juste prix.

   Le coiffeur N. E. du salon de coiffure masculine Sympa’tifs de Golbey [membre de l’Invent’Hair depuis le 20 août 2005, n.d.n.] propose à ses clients de payer la coupe de cheveux au poids. Pour déterminer le prix de la coupe, il suffit de passer sur la balance avant et après la coupe. Rien de plus simple. Cela permet de payer le service en fonction du poids perdu. »

Bien entendu, la date de cette annonce en autorise une lecture particulière.

VENDREDI.

 Vie technologique. Arrivée au foyer d’une tablette informatique. Il était temps, il paraît qu’à Noël dernier on offrait ça aux bambins encore au maillot. C’est un bel objet, je ne sais si je vais oser poser mes gros doigts dessus. Pour l’instant, l’ordinateur portable asthmatique qui me sert à notuler – tellement portable qu’il a dû sortir de la baraque une seule fois pour aller chez le réparateur – suffit amplement à mes maigres besoins en matière d’high-tech.

Le cabinet de curiosités du notulographe. Après manque de place à Malakoff (voir le numéro de la semaine dernière), manque de lumière à Bezons (Val-d’Oise), photo de Bernard Bretonnière, 23 mars 2013.

bezons, bretonnière, 574

SAMEDI.

Lecture. Temps Noir n° 14 (Éditions Joseph K., janvier 2011; 352 p., 18 €€).

C’est au polar français que ce numéro est entièrement consacré. Francophone plutôt parce qu’il contient aussi un article sur les films criminels du cinéaste belge Lucas Belvaux. Côté cinéma, on trouve un entretien avec Claude Chabrol, qui venait alors de disparaître, et des propos de Serge Bromberg sur un film de Clouzot jamais achevé, L’Enfer. Côté littérature, la deuxième partie sur « Les premiers français de la Série Noire » (Le Breton, Simonin, Georges Bayle, Ange Bastiani, A.-L. Dominique et son envahissant Gorille) occupe la majeure partie du numéro avec une étude extrêmement précise de Frank Lhomeau sur les auteurs (et leur vie judiciaire pas toujours très nette), les oeuvres et leurs adaptations cinématographiques. Enfin, le polar français des années 80 donne lieu à une douzaine d’entretiens (Michel Lebrun, François Guérif, Manchette, Daeninckx, Jonquet et le reste du gratin de l’époque) réalisés en 1990-1991 par Eric Bentolila, alors jeune étudiant. Les « Notes noires » qui closent le volume sont moins nombreuses que d’habitude mais donnent toujours autant envie de lire les ouvrages chroniqués et de regretter la mesquinerie des journées qui ne font toujours que vingt-quatre heures. L’adaptation théâtrale du Cave se rebiffe, due à Albert Simonin et Frédéric Dard, offerte en bonus, est illisible.

La Peinture des écoles du Nord au Louvre : une visite guidée (Isabelle Vazelle, Réunion des Musées nationaux/Musée du Louvre, coll. Chercheurs d’art, 2002; 40 p., 9 €€).

 Vie lexicale. « Vaguant à Deauville, devant les communs du palais Morny, je vois dans la cour des écuries un monsieur bellâtre, fumant un cinqsoutados […] » Cet extrait du Journal des Goncourt (24 août 1868) se termine sur un mot bien étrange. Il s’agit en fait d’une variation plaisante sur un mot d’argot existant, le soutados que le lexicographe Lorédan Larchey définissait comme « un cigare d’un sou ». Le Trésor de la langue française donne aussi le « cinq centimados », le « crapulados », le « fraternellados », le « voyoutados » et le certainement capiteux « infectados ».

   IPAD. 4 mars 2012. 135 km. (18718 km).

grandrupt, 574

90 habitants

   C’’est ici, m’ont dit mes parents, que j’ai passé mes premières vacances, il y a cinquante et un ans. Je ‘y étais jamais revenu. J’ai failli repartir sans voir la petite plaque fixée sous une fenêtre, sur le mur de la Mairie. Elle concerne également les victimes de Saint-Stail, commune limitrophe où il faudra revenir pour la pancarte, à moins que par chance l’’église soit ouverte.

grandrupt monument, 574

Grandrupt St Stail

A nos morts

Pour la France

             L’Invent’Hair perd ses poils.

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

instinc'tif, olonzac, 574

Frotey-lès-Vesoul (Haute-Saône), photo de Damien Didier-Laurent, 4 mai 2006 / Olonzac (Hérault), photo de Marc-Gabriel Malfant, 12 juillet 2011

 Poil et plume. « Je me souviens qu’’il pouvait réciter par cœoeur douze pages du De Viris Illustribus Urbis Romae. Il est coiffeur à présent. » (Sacha Guitry, Si j’ai bonne mémoire et autre souvenirs)

Bon dimanche,

Philippe DIDION

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28 avril 2013 – 575

DIMANCHE.

Courriel. Une demande d’abonnement aux notules.

LUNDI.

Vie professionnelle. Vernissage de l’exposition Rimbaud au collège de Châtel-sur-Moselle. La presse est venue, les personnalités politiques locales aussi, certains collègue ont eu la gentillesse de rester pour assister à la chose, toutes les conditions étaient favorables pour accueillir un boulot que j’avais à coeur et dans lequel les élèves ont mis le leur. J’ai profité cette année de l’emploi du temps très favorable qui m’a été alloué – et qui me fait parfois penser à un mi-temps thérapeutique – pour charger ma barque de façon un peu inconsidérée. Ce soir, je ne suis pas fâché de la soulager de ce qui aura été ma principale préoccupation professionnelle au cours de ces quatre derniers mois.

MARDI.

En feuilletant Livres Hebdo. Michaël Aguilar, Mettez de l’humour dans vos discours : 200 histoires drôles pour dynamiser vos conférences, exposés et réunions, Eyrolles, 2013. Forcément, si j’avais eu connaissance de cet ouvrage plus tôt, mon discours d’hier aurait été moins plat.

Lecture. Et vous trouvez ça drôle ? (What’s so Funny ?, Donald Westlake, 2007 pour l’édition originale, 2012 pour l’édition française, traduit de l’américain par Pierre Bondil; 368 p., 21,50 €€).

MERCREDI.

Lecture. Un libraire en colère (Emmanuel Delhomme, l’Editeur, 2011; 96 p., 11 €€).

  Vie technologique. L’ordinateur montre des signes de faiblesse. Ses circuits sont en voie de thatcherisation imminente. Il m’accorde généreusement une fenêtre de tir d’une dizaine de minutes dont plus de la moitié est consacrée à atteindre cette page. Autant dire que les notules vont se transformer en notulettes et que la livraison en est compromise.

VENDREDI.

Vie technologique. Mise en clinique de l’ordinateur.

SAMEDI.

Vie agitée. La semaine aura été bien remplie avec l’exposition Rimbaud, un concours de guitare pour Alice et la présence at home d’une jeune Danoise. Celle-ci, correspondante de Lucie, fait partie d’un groupe de lycéens qui sont ici jusqu’à dimanche. Les jours précédents ont été occupés par des visites et excursions diverses organisées par le lycée. Aujourd’hui, c’est quartier libre. La position de notre logis, à proximité de la gare et du lycée, en a fait le point de ralliement de toute cette jeunesse franco-scandinave. La cabane sert de point de chute, de vestiaire, de consigne, de salon de thé et de toilettes publiques. Toute la journée, c’est un ballet continu, un tourbillon qui mêle les éléments locaux dont certains ont été mes élèves et qui sont un rien interloqués de me voir en chaussons dans mon intérieur, et les éléments étrangers en provenance d’Aarhus qui parlent, à seize ans, un anglais comme on aimerait le maîtriser à cinquante. Tout cela est diablement rafraîchissant.

DIMANCHE.

Vie sans notules. Le courrier postal est parti hier, comme d’habitude. Le courrier électronique, lui, devra attendre un prochain dimanche, notules comprises. Cela libère un peu de temps pour saluer le printemps qui semble enfin s’installer. Il faut ranger les affaires d’hiver, nettoyer la cheminée, faire honneur à la terrasse que le bistrot d’en face a enfin pu sortir, exposer la chair blême aux premiers rayons du soleil, oublier même, pour l’occasion, les monuments aux morts.

Lecture. Etranges rivages (Furdurstrandir, Arnaldur Indridason, Forlagid, 2010 pour l’édition originale, Métailié, coll. Noir/Bibliothèque nordique, 2013 pour l’édition française, traduit de l’islandais par Eric Boury; 304 p., 19,50 €€).

MARDI.

  Football. SA Spinalien – US Boulogne CO 1 – 1.

MERCREDI.

Vie technologique. La bête est de retour, plus poussive que jamais mais peut-être encore capable de rendre quelques services notuliennement parlant.

Lecture. Cher Monsieur Queneau : dans l’antichambre des recalés de la littérature (Dominique Charnay, Denoël, 2011; 304 p., 25 €€).

Dominique Charnay a rassemblé, extraites des archives de Raymond Queneau, un certain nombre de lettres à celui-ci adressées en tant que responsable du comité de lecture des éditions Gallimard. Des propositions de manuscrits, pour la plupart, qui n’ont pas franchi le cap de l’édition, émanant d’apprentis écrivains. On saura gré au compilateur d’avoir évité de faire un recueil de perles : même si certains correspondants font sourire par leur naïveté ou leur foi en leur talent – mais qui d’autre aurait pu en avoir à leur place – la plupart sont remarquables de politesse, de respect et d’humilité. Ils ont choisi un interlocuteur qui leur semble à la fois proche par le contenu et le ton de ses oeuvres (beaucoup se réfèrent à Zazie ou à Pierrot mon ami) et lointain par le poste qu’il occupe au coeur de la citadelle des lettres. Un début de lettre fait référence à un auteur bien connu de la notulie :

Académie de Reims

Lycée nationalisé mixte Diderot

Le 8 février 1967

Monsieur,

   je me permets de vous écrire cette lettre qui certainement vous surprendra. Voici de quoi il s’agit. J’ai profité des loisirs que me laisse mon métier – je suis documentaliste comme vous pouvez le constater, je vous écris à dessein sur ce papier à en-tête afin de vous montrer que je ne suis pas un plaisantin – j’ai mis à profit mes loisirs donc pour écrire un roman. Ceci n’a rien d’extraordinaire et mon collègue du CNRS s’est taillé un beau succès avec le sien en 1965 puisqu’il a obtenu le Renaudot.

   Le collègue de ce monsieur, documentaliste au CNRS, n’est autre que Georges Perec, Prix Renaudot 1965 pour son premier roman, Les Choses.

VENDREDI.

Vie azuréenne. Départ de la Didionnée, augmentée pour l’occasion d’une unité issue du cercle amical de son plus jeune élément, pour son habituelle villégiature à Mandelieu-La Napoule.

SAMEDI.

Lecture. Beau parleur (The Executor, Jesse Kellerman, G.P. Putnam’s Sons, New York, 2010 pour l’édition originale, Editions des Deux Terres, 2012 pour l’édition française, traduit de l’américain par Julie Sibony; 352 p., 21 €€).

Jamais je n’aurais eu l’idée d’acheter ce livre : les lettres dorées en relief de la couverture, l’accroche racoleuse extraite du Daily Mail (« Une menace latente à chaque page, comme dans les meilleurs Hitchcock »), tout cela sentait le polar insipide fabriqué en série dont le seul atout, pour une fois, semblait être le titre français moins mauvais que l’original. Il s’agit donc d’un livre prêté, ce qui n’ôtait rien à mes réticences : on me prête et on m’envoie beaucoup de livres, je ne peux les lire tous et celui-ci ne figurait pas dans mes priorités. Seulement, au moment de partir en vacances, j’ai eu la faiblesse de parcourir les premières pages et je n’ai pu m’en détacher. Il faut de suite oublier la grossière référence à Hitchcock : il n’y a pas de suspense dans ce récit, qui, d’ailleurs, ne devient policier qu’au bout de deux cent cinquante pages. En fait, si référence il doit y avoir, c’est plutôt du côté de Paul Auster qu’il faut aller chercher pour la fluidité du récit et la psychologie fouillée du personnage narrateur. Nous ne sommes pas à New York, mais à Boston, dans un milieu universitaire. Un thésard en détresse est embauché par une vieille dame pour lui tenir des conversations philosophiques. L’homme finit par s’installer chez sa bienfaitrice et commence à jouir d’une vie aisée qui, bien entendu, va devoir s’interrompre. Roman philosophique, roman de campus, roman policier, Jesse Kellermann mêle les genres avec une grande maîtrise et son Beau parleur donne envie d’aller voir si ses deux romans précédents étaient de même valeur.

 L’Invent’Hair perd ses poils.

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

victoria coif-hair, lyon, 575-1 (2)Paris, avenue de la porte de Montreuil, photo de Damien Didier-Laurent, 26 août 2007 / Lyon (Rhône), photo de Marc-Gabriel Malfant, 13 mars 2011

DIMANCHE.

Lecture. J’attaque La Guerre et la Paix de Tolstoï – les vacances ont toujours, chez moi, prétexte à des ambitions débordantes. Les cinquante premières pages coulent très facilement. Reste à savoir s’il en sera de même pour les 1550 autres.

LUNDI.

Vie touristique. Nous nous cassons les dents devant la porte du musée Bonnard, au Cannet. Fermé le lundi. Dommage, j’aurais bien épinglé cet endroit à mon palmarès des musées locaux, des lieux que j’ai pas mal fréquentés, de Biot à Saint-Tropez en passant par Antibes, Vence et Nice. Il n’y a qu’à se baisser ici pour récolter la fine fleur de la peinture du vingtième siècle, le coin ayant vu un paquet de palettes majeures séjourner ou s’installer. Ces artistes, qui connaissaient leur Van Gogh sur le bout des pinceaux, prétendaient tous qu’ils étaient particulièrement sensibles à la lumière de l’endroit. Je te crois. J’imagine plus volontiers qu’ils étaient comme tout le monde et, qu’une fois qu’ils en avaient les moyens, ils préféraient travailler ici en short et chemisette plutôt qu’en pardessus et en mitaines dans les ateliers glaciaux de Montparnasse où ils avaient crevé misère.

MARDI.

Lecture. Les Immortelles (Makenzy Orcel, Mémoire d’encrier, 2012, rééd. Zulma, 2012; 144 p., 16,50 €€).

Lecture commandée par la sélection de ce titre pour le Prix René-Fallet 2013.

MERCREDI.

En feuilletant Livres Hebdo. Michel Messu, Un ethnologue chez le coiffeur, Fayard, 2013; 250 p., 18 €€. Note de présentation : « Enquête du sociologue sur les motivations des clients des salons de coiffure, leur rapport au corps, la dimension symbolique d’un passage chez le coiffeur, mais aussi les stratégies déployées par l’industrie cosmétique à leur intention. »

JEUDI.

Lecture. Le Messie du peuple chauve (Augustin Guilbert-Billetdoux, Gallimard, coll. NRf, 2012; 256 p., 18 €€).

Lecture commandée par la sélection de ce titre pour le Prix-René Fallet 2013.

VENDREDI.

Le cabinet de curiosités du notulographe. La brosse au poing, Vosges Matin, 27 décembre 2012.

coiffeuse en colère, 575 (2)

SAMEDI.

  Vie touristique (fin). Nous rentrons au bercail. Où ça caille. Partis en culottes courtes par une température frisant les 20°, il n’en fait plus que 3 lorsque nous touchons au port, les cuisses bleues. Va-t-il falloir de nouveau faire du feu et chambouler l’armoire à frusques ? On verra demain.

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 11 mars 2012. 66 km. (18784 km).

grandrupt-de-bains, 575

77 habitants

    Sur le côté de l’’église (ouverte, mais sans signe commémoratif), adossé à une haie de sapins taillés bas, un enclos recouvert de graviers, matérialisé par des plots reliés à une chaîne. Posée sur trois marches, une stèle courtaude, coupée en deux par un entablement.

grandrupt-de-bains monument, 575

Aux enfants de la commune

Morts pour la France

1914-1918

DIDIER Pol

14 7BRE 1914

MUNIER Gustave

8 X BRE 1914

DEMARQUE Céleste

4 mars 1915

FRANQUIN Arthur

17 mars 1915

THOMAS Paul

5 mai 1915

DUHOUX Arsène

4 mars 1916

MUNIER Alphonse

15 février 1920

    Sur la base :

La voix d’’un peuple entier

Les berce en leurs tombeaux

    Gauche :

1870-1871

DEMARQUE Saturnin

THOUVENOT Joseph

MUNIER Justin

    Droite :

Guerre

1939-1945

BITCH Raymond

THIETRY Martial

THOMAS Georges

   Les 120 victimes du maquis de Grandrupt, démantelé en septembre 1944, figurent sur un monument nettement plus imposant, à l’’extérieur du village.

grandrupt-de-bains maquis, 575

             L’Invent’Hair perd ses poils.

l'hair du temple, paris, 575-2

Paris, rue du Temple, photo de Xavier X, 14 février 2009

             Poil et plume. Carte postale du Daily-Bul (in Les cahiers de la Désopilance, première série, non daté).

duhamel, 575

Bon dimanche,

Philippe DIDION

 

 

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