12 août 2018 – 802

LUNDI.
           Lecture. Temps Noir n° 18 (Joseph K., 2015; 352 p., 19,50 €).
                         « La Revue des Littératures Policières »
                         Le Premier qui dort réveille l’autre (Jean-Edern Hallier, Le Sagittaire, 1977; 168 p., s.p.m.).
                         Dans la biographie qu’il consacre à Jean-Edern Hallier, Jean-Claude Lamy ne mentionne qu’en passant ce roman. Il date pourtant d’une époque à laquelle Hallier était encore considéré comme un auteur prometteur, au talent certain, avant de devenir le polémiste que l’on a retenu. Le fait est qu’on ne le reconnaît pas dans ces pages, qui constituent le long cri de douleur poussé par un enfant dont le frère est victime d’une maladie incurable et promis à une fin prochaine. Le but est de retarder l’instant fatal par des jeux, des scènes qui s’adaptent à l’état de plus en plus critique du malade, de ne jamais parler de la mort à venir pour tenter de conjurer le sort. L’écriture parfois ampoulée et la curieuse obsession pour la Seconde Guerre mondiale dans les jeux des enfants n’empêchent pas l’émotion d’être présente ni de se dire, et on n’est pas le premier, que Jean-Edern Hallier aurait mieux fait de se concentrer sur son travail littéraire.
MERCREDI.
                  Éphéméride. “Berlin, 8 août 1963
Goma : j’ai récemment écrit à Quiloflor, qu’il vous montre la lettre, les deux dernières plus exactement, car elles abondent en nouvelles. Vraiment, Goma, ce que vous êtes intelligent ! Je vous avais pourtant bien dit de ne m’adresser vos courriers SANS ACCUSÉ DE RÉCEPTION NI RECOMMANDÉ, ce à quoi vous me répondez en ne m’envoyant certes pas de recommandé mais en m’envoyant quand même un accusé de réception. Et on me réveille à 8 h du matin pour me faire signer le reçu. Ce qui est plaisant lorsqu’on a affaire à un intellect véritablement supérieur c’est qu’il s’avère imprévisible.” (Witold Gombrowicz, “Lettres inédites”, in Nouvelle Revue française n° 620, septembre 2016)
                  Lecture. Alibi noir (Black Alibi, William Irish, , 1942 pour l’édition originale, Presses de la Cité, coll. Un mystère n° 278, 1956 pour la première traduction française, rééd. Presses de la Cité, coll. Omnibus, vol. « Nuit noire », 1994, d’après la traduction de M. Michel-Tyl et Bruno Albert-Guillaume; 948 p., 135 F).
                                Familier des grandes villes américaines anonymes, William Irish donne ici une touche d’exotisme à son oeuvre avec une histoire située en Amérique du Sud, où un jaguar défraie la chronique avec des meurtres à répétition. Mais s’agit-il bien d’un animal ? Le problème avec les meurtres à répétition, qu’ils soient perpétrés par un animal ou par un homme, c’est qu’ils sont répétitifs et William Irish, malgré tout le talent qu’on lui accorde, n’évite pas ce travers. Le roman devient vite lassant et son dénouement, qui se tourne de façon inattendue vers l’horreur gothique, n’arrange pas vraiment les choses.
VENDREDI.
                  Le cabinet de curiosités du notulographe. Rues curieuses.

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Charmes (Vosges), photo de l’auteur, 4 juillet 2017 / Château-Chalon (Jura), photo de Sylvie Mura, 24 août 2017
SAMEDI.
              Courriel. Une demande d’abonnement aux notules.
              Football. SA Spinalien – Saint-Maur Lusitanos 2 – 1. Après les dentelles de la Coupe du monde, retour au football de caniveau avec combat de phacochères dans la surface et ballet de crampons en zone maxillo-faciale. Je préfère.
              Film vus. L’Amant double (François Ozon, France – Belgique, 2017)
                             Nocturne indien (Alain Corneau, France, 1989)
                             HHhH (Cédric Jimenez, É.-U. – France – R.-U. – Belgique, 2017)
                             L’Âge des possibles (Pascale Ferran, France, 1995)
                             De plus belle (Anne-Gaëlle Daval, France – Belgique, 2017)
                             L’Âge d’homme… maintenant ou jamais ! (Raphaël Fejtö, France, 2007).
              L’Invent’Hair perd ses poils.
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Montreuil (Seine-Saint-Denis), photo de Jean-Christophe Soum-Fontez, 23 mars 2011
              IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 30 octobre 2016. 30 km. (31567 km).
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100 habitants

   De loin, j’ai cru que j’avais trouvé le monument : un socle avec un homme en buste, pas vraiment l’air du Poilu mais portant moustache, une palme sur la face avant, mais la date du 30 septembre 1899 montre vite que l’on a fait fausse route. Nous sommes devant la Mairie, la rue est celle du Docteur Villemin. Logiquement c’est de lui qu’il s’agit. Effectivement, une plaque peu lisible signale, un peu plus loin, que nous sommes en présence de la maison natale du Docteur Jean-Antoine Villemin “auteur de la découverte de la contagiosité de la tuberculose”. C’est donc le Villemin de l’ancien hôpital Villemin de Paris qui était situé à l’emplacement de l’actuel Jardin Villemin devant lequel je passe lors de chacun de mes séjours parisiens, entre la gare de l’Est et le canal Saint-Martin.

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   Mais n’oublions pas le but de notre voyage. Sur le mur arrière de la Mairie est fixée une plaque.

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Hommage

De la commune et des habitants de Prey

A leurs morts glorieux

De la Grande Guerre 1914-1918

CUNIN Louis tué le 11 juin 1918 en Albanie

DURUPT Alphonse décédé à Toul le 3 septembre 1918

KIENZEL Albert tué le 22 juillet 1916 à Assevillers (Somme)

WOLFF Charles disparu le 3 mars 1915 à Lorette

             Poil à l’affiche.

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Bon dimanche,

Philippe DIDION

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