15 novembre 2020 – 904

LUNDI.           

Lecture. Perlefter, histoire d’un bourgeois (Perlefter : die Geschichte eines Bürgers, Joseph Roth, Kiepenheuer & Witsch, 1978 pour l’édition originale, Robert Laffont, 2020 pour la traduction française, traduit de l’allemand par Pierre Deshusses; 252 p., 20 €).                         

C’est l’histoire classique de la malle dans le grenier. Celle-ci fut découverte en 1978 et contenait un roman inachevé et huit nouvelles de Joseph Roth. La valeur de ce qu’on trouve dans ce genre de bagage est variable, on aurait parfois préféré que le contenu ait été livré aux flammes par l’auteur. C’est loin d’être le cas ici : Perlefter est un récit abouti, quoique tronqué, sur une figure de la petite bourgeoisie viennoise, pleine d’humour féroce à l’endroit du conformisme et de l’arrivisme de cette classe. Les nouvelles ne sont pas toutes achevées mais montrent comment, en quelques paragraphes, Roth sait camper un personnage, un cadre, une époque, et happer son lecteur.

MARDI.            

Lecture. Branle-bas au 87e(Hail to the Chief, Ed McBain, 1973 pour l’édition originale, Gallimard, coll. Super Noire n° 6, 1974 pour la traduction française, rééd. in “87e District 4”, Omnibus, 1999, traduction de l’américain par Janine Hérisson, revue et augmentée par Anne-Judith Descombey; 1042 p., 145 F).                          

Pour cette trentième enquête des gars du 87e District, Ed McBain s’intéresse à la guerre des gangs qui fait des ravages dans la ville d’Isola. Le roman vaut surtout par sa construction, qui mêle la confession du chef de gang auteur d’une série de meurtres à l’enquête qui a mené à son arrestation. Les habitués de la série qui s’intéressent à la vie de ses personnages noteront que dans cet épisode Steve Carella est à deux doigts de tromper sa femme et que l’inspecteur Kling demande la main de la belle Augusta Blair.

MERCREDI.                  

Éphéméride. “Publication de L’Abyssinien, premier de mes contes militaires. Essai concluant. Je lâcherai donc mes contemporains littéraires – provisoirement – pour manger un peu de Prussien. Ça me changera et je deviendrai peut-être durable au Gil. Une écurie où on aurait des repas réguliers. Paradis d’une rosse par l’équarrisseur. Tel est mon partage.” (Léon Bloy, Le Mendiant ingrat, 11 novembre 1892)    

VENDREDI.                  

Lecture. L’Éducation de Nick Adams (Ernest Hemingway, traduit de l’américain par Marcel Duhamel, Henri Robillot et Ott de Weymer, in Œuvres romanesques I”, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade n° 186, 1966; 1882 p., 66 €).                                

Nouvelles.                    

Le cabinet de curiosités du notulographe. Présence du notulographe – par homonymie – sur divers supports.  

Bouclard n° 2 (Bouclard éditions, 2019) / Fahrenheit 451 (Ramin Bahrani, É.-U., 2018)    

SAMEDI.              

Films vus.

  • L’Armée des 12 singes (Twelve Monkeys, Terry Gilliam, É.-U., 1995)                               
  • Victor & Célia (Pierre Jolivet, France, 2019)                               
  • On purge bébé (Jean Renoir, France, 1931)                               
  • La Petite Voleuse (Claude Miller, France, 1988)                               
  • Le Bateau d’Émile (Denys de La Patellière, France – Italie, 1962)                               
  • Dédales (René Manzor, France – Belgique, 2003)                               
  • L’Âge d’or (Luis Buñuel, France, 1930).                

L’Invent’Hair perd ses poils.  

  Paris (Seine), rue Damrémont, photo de Pierre Cohen-Hadria, 30 septembre 2011 / idem, rue Danielle-Casanova, photo de Jean-Christophe Soum-Fontez, 4 décembre 2013                

IPAD (Itinéraire Patriotique Alphabétique Départemental). 23 août 2019. 117 km. (37 509 km).  

1 390 habitants   

On s’était dit qu’on prendrait la photo de la pancarte au retour. Au retour, il faisait nuit, il n’y a avait pas de place pour s’arrêter, tant pis. Nous sommes à Saint-Maurice-sur-Moselle. Flanqué de deux mâts tricolores portant écussons tricolores et drapeaux tricolores, le monument ventru est surmonté d’un coq. Une guirlande végétale souligne le profil d’un Poilu représenté en médaillon. Les angles du parterre, richement fleuri, sont marqués par des buissons de buis.  

  À nos morts

La commune

De Saint-Maurice-sur-Moselle

Reconnaissante     

Face : 32 noms sur 4 colonnes d’ALBERT Gustave à CREUSE Paul; une vaste plaque 1939 Morts pour la France 1945; une petite plaque Indochine 1946-1954 (4 noms); une petite plaque A.F.N. 1952-1962 (2 noms)     

Droite : 24 noms sur 3 colonnes de CREUZOT Henri à GRISVARD Louis

   Gauche : 24 noms sur 3 colonnes de GROSJEAN Auguste à LEVESQUE Alexandre     

Dos : 31 noms sur 4 colonnes de LÉVÈQUE Jean à VAXELAIRE Auguste.              

Poil et plume. “Elle se gara entre une supérette et un salon de coiffure appelé Pam Coup’Tif. Elle s’attendait à trouver un immeuble de bureaux comme la tour Lock-Horne à l’échelle d’une petite ville, or ceci ressemblait plus à une antique pension victorienne, avec la porte rose saumon et du lierre grimpant sur un treillage blanc.” (Harlan Coben, Tu me manques)

Bon dimanche,  

Philippe DIDION    

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